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27/05/2015

Israël veut s'attaquer à la liberté d'expression en France

La  nomination de Erdan concerne les Français Gilad Erdan a été nommé lundi ministre de la Sécurité publique, de la Diplomatie publique, et des Affaires stratégiques, dans le gouvernement du Premier ministre israélien. Gilad Erdan va "gérer la Diplomatie publique". Après avoir prêté serment lundi, "Erdan dirigera une équipe visant à lutter contre la délégitimation d'Israël, y compris la campagne BDS de Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BDS)".

Lire la suite ici 

24/05/2015

Ces complices de l'islamisme qui pactisent avec le diable

Marianne,islamismeExcellent article sur les bouc émissaires des médias : Mes félicitations à Marianne pour son dossier "Les complices de l'islamisme. 

Si vous n'avez pas le temps de le lire, les photos des couvertures ci-dessous résument à elles seules le problème français qui fabrique des boucs émissaires..

http://resisteralairdutemps.blogspot.fr/2015/05/mes-felic...

 

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22/05/2015

Folie fondamentaliste en Israël

Tzipi Hotovely,IsraëeVoici ce que la vice-ministre aux Affaires extérieures israélienne, Tzipi  Hotovely, vient de déclarer :

«...pour que si les peuples du monde viennent vous dire que vous êtes des voleurs et que vous occupez la terre des autres, vous leur disiez que toute cette terre appartient au créateur de ce monde et que, quand il l'a décidé, il l'a leur a prise et nous l'a donnée».

Elle citait Rashi, un rabbin du Moyen-âge. Elle parlait de tous les territoires situés à l'ouest de la Jordanie. Ce serait la première fois que des haut-responsables israéliens s’appuient en public sur des textes religieux pour justifier la politique extérieure de leur pays.

D’autres leaders  aussi invoquent dieu pour justifier leurs actions politiques. Ce sont les dirigeants du califat, les dirigeants de l’Iran ou d’Arabie saoudite. Notez la différence entre demander l’aide de dieu, ce que font couramment les dirigeants de plusieurs pays occidentaux, en particulier ceux des États-Unis, et invoquer la volonté divine pour justifier des actions politiques.

Une pensée irrationnelle

Ce mode de pensée est particulièrement archaïque. Il a été rejeté en Occident à la Renaissance, après quelques siècles de débats.

Il n’y a rien de rationnel  à répondre à quelqu’un qui prétend connaître les volontés divines. Le fondamentalisme religieux, plutôt que d’expliquer les forces politiques, ramène tout à un vaste plan divin. Il devient inutile de comprendre les circonstances particulières qui ont abouti à création de l’État d’Israël, inutile de mentionner qu’à la fin du 19ième siècle le territoire occupé par les Israéliens avait une population à 90% palestinienne, que le régime démocratique israélien a été un facteur important de l’appui américain à ce pays. Il n’est plus nécessaire de connaître rien de tout cela. Il suffit d’admettre qu’Israël est le fruit d’une volonté divine.

Une pensée dangereuse

Le fondamentalisme religieux est une politique abrutissante. Il est le plus souvent sciemment utilisé par des leaders politiques pour manipuler les foules. En cela, il appartient à la même catégorie que le nationalisme extrémiste, tel qu’on le trouvait dans les régimes fascistes. Cependant, quand les leaders croient eux-mêmes les âneries du fondamentalisme religieux, la situation devient terrifiante. C’est le genre de pensée qui mène inéluctablement à la guerre totale.

Un signe avant-coureur ?

Nul doute que bien des Israéliens sont horrifiés que des fondamentalistes religieux soient parvenus aux plus hautes sphères du pouvoir en Israël et que ces fondamentalistes se sentent à présent assez forts pour exprimer en public leurs croyances extravagantes. C’est possiblement le signe avant-coureur d’une nouvelle  radicalisation de la politique israélienne.

Espérons que madame Hotovely sera rabrouée et qu’elle sera démise de ses fonctions. Hélas, cela semble peu probable. 

LOÏC TASSÉ 

Vendredi, 22 mai 2015 10:22

Le Journal de Montréal

Motions Les socialistes soutiennent la politique du gouvernement

10420212_10153345003838594_6858124699802656376_n.jpgLe vote des motions au Parti Socialiste avait lieu hier soir. Le résultat donne une large victoire de la motion A soutenue par ses caciques de Cambadelis chef du parti, à Valls chef du gouvernement en passant par Martine Aubry chef de file un temps supposé des frondeurs.

Cela pourrait paraître curieux quelques semaines après la débâcles des élections départementales.

Il se peut que le parti soit à ce point déconnecté de la vie du pays. En réalité, les motions n'ont pas d'autre objet que de se placer pour des postes après le congrès qui aura lieu en juin et chaque signataire essaie de tirer à lui un maximum d'adhérents et le contenu n'a pas d'importance.

A Mulhouse par exemple, la motion B, appelée aussi celle des frondeurs, est arrivée en tête. Qui peut croire pour autant que la fronde est la tendance de la section? Pour l'un des porteurs de la motion, la fronde est le doux souvenir d'un jeune et beau garçon dont les épaules musclées laissent supposer des trésors cachés sous des vêtements en peau de bête, un poignard porté fièrement à la taille.

Nous partageons son bon goût. Mais la politique c'est autre chose n'est-ce pas? 

A très bientôt avec le Parti Socialiste zombie.

Ecologie Salgado La technologie ne sauvera pas l'homme

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Le Brésil, terre natale de Sabastiao Salgado, connaissait une sécheresse sans précédant. Le photographe brésilien très impliqué dans la défense de la planète et contre la faim dans le monde nous alerte :

"Il faut arrêter de penser que la technologie peut sauver l’homme, car seule la nature peut sauver l’homme ou le détruire. Nous devons revenir vers la nature et recouvrer notre propre instinct."

L'APPEL DE LA TERRE

SALGADO: "LES ARBRES SONT LA CLÉ DE NOTRE SURVIE"

texte + photos

 

21/05/2015

Prise de Palmyre par l'État islamique : pourquoi une telle inaction de la coalition?

Syrie,palmier,bachar al assad,coalition,fabius,hollandeFIGAROVOX/TRIBUNE - L'État islamique s'est entièrement emparé de Palmyre ce jeudi. Hadrien Desuin, dénonce l'inaction de la coalition qui préfère sacrifier la cité antique plutôt que d'apporter son concours à Bachar al-Assad.

Lire ici la responsabilité de la France :

Prise de Palmyre par l'État islamique : pourquoi une telle inaction de la coalition?

 

En catimini le parlement vote une loi anti-Greenpeace

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Le saviez-vous?  Intrusions dans des sites nucléaires : le Parlement a alourdi les peines. L'UMP avait déposé le projet de loi et le gouvernement l'a soutenu. Après une intrusion sur le site nucléaire de Fessenheim, les militants avaient été condamnés en septembre 2014 des peines de prison avec sursis. Ils pourront désormais aller encombrer les prisons surpeuplées. 

Un alourdissement des sanctions pénales pour les intrusions dans les centrales nucléaires a été définitivement adopté par le Parlement a dans la nuit du mercredi 20 au jeudi 21 mai 2015, avec le vote conforme au Sénat d'un texte déjà validé à l'Assemblée nationale.

Qu’est-ce qui change au niveau des sanctions ?

Ces derniers mois, plusieurs tentatives d'intrusion ont été recensées un peu partout en France. 
Une proposition de loi, soutenue par le gouvernement, a été déposée par des députés UMP. Les écologistes s'y sont opposés en dénonçant une "législation anti-Greenpeace".
Le texte rend l'intrusion dans des installations civiles "abritant des matières nucléaires" passible d'un an d'emprisonnement et de 15 000 euros d'amende.

Ces peines pourront être portées à trois ans de prison et 45 000 euros d'amende quand l'infraction est commise en réunion ou "lorsqu'elle est précédée, accompagnée ou suivie d'un acte de dégradation".

Elles sont portées à sept ans de prison et 100 000 euros d'amende quand l'infraction est commise avec l'usage ou la menace d'une arme.

Quels sont les moyens mis en œuvre pour empêcher les intrusions ?

Le texte classifie également les INB (installations nucléaires de base) parmi les "zones de défense hautement sensibles". Cette classification dégage les militaires (Pelotons Spécialisés de Protection de la Gendarmerie) de toute responsabilité pénale et les autorise à faire usage de la force armée, si nécessaire, et après avoir suivi un protocole bien établi, pour empêcher toute intrusion ou toute menace sur une INB.

Ce texte "ne dissuaderait pas les terroristes, ne renforce pas la sécurité des installations mais vise les manifestants, et les activistes et les lanceurs d'alerte, alors même que le rapporteur lui-même convient que ces actions militantes ne sont pas dangereuses", a critiqué Leila Aïchi (écologiste). "C'est un texte anti-militant, anti-Greenpeace".

Pourquoi le gouvernement a-t-il décidé d’alourdir les sanctions ?

Plusieurs actions d'intrusions illégales ont été menées dans des complexes civils pour exprimer un désaccord avec les choix énergétiques de la France",a reconnu Alain Vidalies, secrétaire d'État aux Transports. "La liberté de manifester et de s'exprimer doit être préservée, et peut s'exercer à l'extérieur, mais ces actions laissent croire que nos installations sont mal protégées", a-t-il ajouté. "C'est pourquoi le gouvernement soutient ces mesures de protection adoptées à l'Assemblée nationale", "afin qu'elles soient mises en oeuvre rapidement".

Source France3 Région Bourgogne

20/05/2015

Congrès du PS : rien sur les droits des Palestiniens

Jeudi soir, les adhérents du parti socialiste vont voter pour l'une des quatre motions en vue de préparer le congrès de Poitiers. La Palestine est le centre du monde. La manière dont la question palestinienne est traitée révèle le niveau éthique.

Aucune des quatre motions ne parle des droits des Palestiniens avec cependant quelques nuances.

Motion A

Une seule ligne qui ne permet pas de comprendre le conflit colonial et d'apartheid, ni ce que devrait être une politique de gouvernement fidèle aux valeurs de notre patrie et du socialisme universel et égalitaire : "Le conflit israélo-palestinien, sans cesse recommencé, nourrit dans le drame un terreau permanent d’affrontements". Inutile et très catho-zombi (seuls les lecteurs d'Emmanuel Todd peuvent comprendre et l'un des signataires de cette motion n'en recommande pas la lecture).

Motion B

"Réjouissons-nous aussi de la reconnaissance de l’État palestinien par l’Assemblée nationale puis par le Sénat à l’initiative des socialistes, soutenus par toute la gauche". La version des ravis de la crêche qui pensent que ça peut changer quelque chose.

Motion C :

Rien.

Motion D :

Même si la motion ne dit pas quel principe il faut défendre, ni quels actes il faut mettre en oeuvre, par exemple des sanctions contre la colonisation qui est un crime de guerre, elle a le mérite de mettre en évidence le danger que représente le conflit colonial pour nos démocratie : "L’absence de coopération de la Russie, l’absence de solution juste et pérenne au conflit israélo-palestinien et l’émergence de Daesh nous interpellent. (...) La France a également un rôle à jouer dans une juste résolution du conflit israélo-palestinien. (...) La France doit être en première ligne pour reconstruire une souveraineté et une capacité démocratique à agir dans ce nouveau monde. A défaut, nos démocraties pourraient être submergées par des vagues populistes sans précédent. Nous devons combattre le sentiment d’impuissance."

En conclusion

Rien sur les droits des Palestiniens ni sur le droit international qu'il serait urgent à  promouvoir.

Rappelons que les Palestiniens sont privés de leurs droits depuis la création d'Israël en 1948, spoliés et massacrés, qu'ils soient réfugiés dans les pays voisins où ils sont en danger comme en Syrie, occupés militairement dans les territoires palestiniens depuis 1967 et discriminés en Israël pour ceux qui n'ont pas été expulsés.

Normaliser cette politique d'apartheid en l'appelant "démocratie" c'est autoriser le Front National à l'imiter. Faudra pas venir chialer !

Nous, militaires israéliens, appelons Israël à stopper sa stratégie d’occupation

4635744_3_64cb_yehuda-shaul-ancien-membre-de-tsahal-explique_585dd374101877cd5461b5c96edc9960.jpgDes militaires israéliens considèrent que la stratégie de colonisation est une stratégie mortelle. Dès lors, il est incompréhensible que les Pays Européens, des partis politiques, en particulier le parti socialiste français qu'on aurait pu espérer universaliste et égalitaire, soutiennent à n'en plus finir un Etat dont la politique est raciste et inégalitaire par son apartheid ethnico-religieux et sa colonisation de remplacement, criminelle par ses massacres répétés qui heurte la conscience des citoyens, avec une pointe de tentation génocidaire si l'on prend en compte que les cible privilégiées sont les enfants, tués par centaines et les propos de certains ministres. Rappelons également que plus de 200 enfants sont enfermés dans les geôles israéliennes. On les attendait dans la défense d'une solution juste et honnête, aux cotés de ces soldats par exemple. On attendra longtemps.

A l'inverse, il est tout à fait compréhensible que les Etats-Unis d'Amérique soutiennent Israël comme l'Etat vassal bras armé de sa politique militaire au Moyen-Orient, le seul à pouvoir commettre des crimes en toute impunité, donc le seul capable de servir les Etats-Unis de manière totale. Les Etats-Unis défendent leurs intérêts géostratégiques contre les intérêts des Israéliens. Par suivisme, l'Europe aussi. Seule Félicie peut dire merci.

« Nous, militaires israéliens, appelons Israël à stopper sa stratégie d’occupation »

Mon service militaire en tant que combattant au sein de la brigade Nahal a pris fin il y a onze ans. Au terme de celui-ci, j’ai fondé avec quelques amis l’association Breaking the Silence. J’ai discuté depuis avec des centaines de soldats, qui m’ont raconté leur service militaire dans les territoires. Jamais auparavant des règles d’engagement aussi permissives que celles que décrivent des dizaines de soldats et d’officiers ayant pris part à l’opération « Bordure protectrice » n’avaient été portées à ma connaissance. Leurs témoignages révèlent comment l’armée israélienne (Tsahal) a agi et permettent d’expliquer dans une large mesure pourquoi les combats ont été aussi meurtriers.

Mais les témoignages sur l’opération « Bordure protectrice » ne racontent qu’une partie de l’histoire. Ils ne disent pas que l’opération de l’été dernier était la dernière d’une série d’opérations périodiquement lancées par Tsahal dans la bande de Gaza ces dernières années (« Hiver chaud » en 2008, « Plomb durci » début 2009, « Pilier de défense » en 2012 et « Bordure protectrice » en 2014). Ils n’expliquent pas non plus pourquoi il est évident pour tout le monde que le déclenchement de la prochaine opération n’est qu’une question de temps.

« Tondre le gazon »

Cette succession d’opérations à Gaza est le reflet d’une stratégie que des officiers supérieurs de Tsahal ont baptisée « tondre le gazon ». Les partisans de cette stratégie la décrivent comme une réponse inévitable à la menace terroriste pesant sur l’Etat d’Israël. Elle est présentée par ces officiers comme un outil défensif destiné à ébranler la puissance des organisations terroristes qui menacent la sécurité des citoyens d’Israël. Selon eux, la menace à laquelle Israël fait face est constante et ne peut être complètement éradiquée. Israël doit donc périodiquement « tondre » les moyens mis en place par les organisations terroristes et altérer leur aptitude au combat. Le lancement d’une nouvelle opération à Gaza tous les deux ou trois ans n’est pas un caprice mais le reflet d’une logique froide et calculée.

Mais la dernière opération, comme les précédentes, n’a pas seulement porté atteinte aux infrastructures de combat du Hamas et des autres groupes armés. Les principales victimes de cette politique de « tonte du gazon » sont les civils palestiniens, qui sont anéantis par ces combats perpétuels. Que peut-il advenir d’une société qui en l’espace de deux mois perd plusieurs centaines de ses enfants et voit 18 000 de ses foyers détruits ? Impossible de ne pas réaliser, lorsqu’on observe les méthodes de combat de Tsahal et les résultats atteints, que ce n’est pas le potentiel des organisations terroristes qui se trouve « rasé » tous les deux ou trois ans mais l’aptitude d’une société tout entière à se développer, à vivre et tout simplement à relever la tête.

Créer un sentiment de persécution

En effet, la « tonte du gazon » n’est qu’une autre composante du mécanisme à travers lequel Israël contrôle la population palestinienne, à Gaza comme en Cisjordanie. Afin de préserver ce contrôle, Israël agit en permanence de façon à garantir que la société palestinienne demeure fragile et soumise. En tant que soldat, j’ai participé à un nombre incalculable d’opérations destinées à « faire baisser la tête » aux civils palestiniens de Cisjordanie. Beaucoup d’autres l’ont fait et continuent à le faire.

Des patrouilles à toute heure du jour et de la nuit dans les rues des villes palestiniennes, des descentes dans des maisons de civils arbitrairement choisies, des points de contrôle surprises au cœur de quartiers palestiniens densément peuplés, tout cela afin de montrer à la population palestinienne que nous, soldats israéliens, sommes là partout et en permanence et afin de « créer un sentiment de persécution ». D’autres procédés, comme l’imposition d’un couvre-feu dans un village ou l’arrestation de tous les hommes qui s’y trouvent pour une période indéterminée, permettaient d’ancrer la peur au sein de la population et de renforcer le contrôle sur celle-ci.

La différence entre la mission des soldats en Cisjordanie et leur mission dans la bande de Gaza résulte de la différence de nature du contrôle qu’exerce l’Etat d’Israël sur chacun de ces deux territoires. La Cisjordanie est soumise depuis quarante-huit ans à un contrôle militaire total, direct et quotidien et à un contrôle administratif partiel. Dans la bande de Gaza, bien qu’Israël n’ait pas mis en œuvre de contrôle militaire direct depuis 2005, il conserve la mainmise sur un certain nombre des aspects les plus basiques de la vie quotidienne des habitants de Gaza.

L’attente perpétuelle d’une prochaine guerre

Nous contrôlons l’espace aérien et les eaux territoriales de la bande de Gaza, ainsi que son registre d’état civil et les entrées et sorties de marchandises et de personnes. Les offensives périodiques à Gaza sont en fait un autre rouage du mécanisme de contrôle indirect des habitants de l’enclave par Israël et un autre moyen de contribuer au démembrement de la société palestinienne.

Nous devrions nous souvenir que lorsque nous amputons les Palestiniens de la liberté de choisir où vivre leur vie et du droit de vivre en sécurité avec un toit au-dessus de leur tête, c’est nous-mêmes que nous amputons. Nous nous amputons de nos valeurs et de notre humanité mais aussi de notre sécurité et de l’espoir de pouvoir vivre autrement que dans l’attente perpétuelle de la prochaine guerre.

Si nous n’agissons pas pour mettre fin à cette « tonte perpétuelle du gazon », en Cisjordanie et à Gaza, il ne pourra y avoir que davantage de morts et de destructions des deux côtés. Seul un combat politique déterminé à faire cesser ce contrôle est susceptible d’empêcher la prochaine guerre et d’apporter tranquillité et bien-être aux peuples de la région. Seule la liberté des Palestiniens peut garantir la liberté et la sécurité des Israéliens.

Yehuda Shaul est cofondateur et membre de Breaking the Silence, une association de plus de 1 000 vétérans israéliens qui œuvrent afin de mettre un terme à l’occupation israélienne

http://www.lemonde.fr/idees/article/2015/05/18/nous-militaires-israeliens-appelons-israel-a-stopper-sa-strategie-d-occupation_4635746_3232.html#Yh7VTWxC4ve0ztwJ.99

13/05/2015

Anne Hidalgo en Israël /Parti Socialiste contre l'égalité et la justice

Anne Hidalgo,université,Tel Aviv, Dans un livre qui a attiré non sans raison les foudres du pouvoir, Emmanuel Todd a démontré que le Parti Socialiste n'était plus un parti pour l'égalité. Il est facile de le déduire du voyage que la socialiste et maire de Paris Anne Hidalgo effectue en Israël.

Ce voyage intervient alors que dans le gouvernement composé ces jours-ci par Netanyahou, figurent des ministres réputés pour un racisme puant, qui va bien au-delà des propos de Jean-Marie Le Pen que l'on trouve normal de condamner, dont la ministre de la Justice qui fait l'apologie du génocide des Palestiniens. Par ailleurs un député comparait les Palestiniens à des animaux. 

Voilà donc notre socialiste au pays de l'apartheid : logement séparés (les colonies sont interdites aux Palestiniens sur leur propre terre), routes séparées, bus séparés, etc...

Anne Hidalgo est subjuguée et annonce déjà le déplacement d'une nouvelle délégation plus importante composée de conseillers de la majorité et de l'opposition (tous unis pour Israël il n'y a que lors des élections qu'ils nous font croire qu'ils ne sont pas ensemble).

Bien sûr, Anne Hidalgo va aussi rencontrer l'Autorité palestinienne au nom de cet équilibre imbécile dont on nous bassine et qui est lui aussi inégal. Et c'est bien ce qui choque : qu'elle rencontre les Palestiniens sans remettre en cause leur statut d'êtres inférieurs en droits, sans demander l'égalité, sans la reconnaître comme un objectif, bref, de s'accommoder avec l'apartheid summum répugnant de l'inégalité, avec le fascisme. 

C'est ce qui fait flipper dans le PS, cette accointances avec une idéologie raciste, accompagnée de la peur de la voir s'importer en France. C'est pour cela que les électeurs du PS fuient. Comment pourrions-nous nous abaisser en votant pour les amis des ségrégationnistes, de ceux qui font affaires avec eux.

Comme il est étonnant de voir le PS critiquer le FN mais pas les fascistes israéliens! Comme il est déplorable de l'entendre parler d'égalité et dans les faits soutenir l'apartheid israélien.

Pour les Palestiniens nous devons nous inquiéter de voir tant de génocideurs en puissance arriver au pouvoir en Israel, nous inquiéter de l'absence de réaction à ces horreurs proférées, nous inquiéter que l'UE annonce vouloir travailler avec plaisir avec pareils criminels de guerre.

Mais sur les projets économiques entre "la France et Israël" nous faisons remarquer que plus Israël reçoit d'argent et d'armes et plus il décline moralement. Cependant c'est l'argent de notre travail qui part dans un bien triste bénéfice et il est aussi plus éthique de mener la Campagne BDS (boycott, désinvestissement,sanctions) pour que les Palestiniens recouvrent leurs droits perdus en 1948.

Un boycott que Anne Hidalgo condamne, avec bon nombre de socialistes, avec autant de ferveur qu'elle en met dans l'expression de sa solidarité pour les criminels de guerre.

En attendant, posons-nous la question suivante : peut-on être de gauche et voter pour un parti qui a intégré une vision inégalitaire? Peut-on être de gauche et voter pour un parti qui soutien l'idéologie d'apartheid.

Il convient de conclure que la politique israélienne nuit aux Palestiniens, mais aussi aux Israéliens et maintenant au Parti Socialiste complice de l'Etat colonial incompatible avec nos valeurs.

Un Etat juif et colonial ne peut se construire sans crimes de masse. Il n'y a pas que les massacres dont ceux de Gaza qui ont révulsés le monde durablement, il y a aussi tout le reste, comme dans ce rapport sur la destruction de 30 000 installations palestiniennes.

Pour la justice et l'égalité :

- continuons à boycotter l'apartheid Israel qui prend de plus en plus d'ampleur dans le monde

- lors des élections ne votons pas pour les complices de l'Etat d'apartheid israélien; ceux qui sont injuste et inégalitaire avec les Palestiniens le sont avec nous. c'est pour cela que "Nous sommes tous des Palestiniens".

12/05/2015

Le Canard de Mulhouse change de plume

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La Canard de Mulhouse opère une mutation

Il continue de vivre à Mulhouse

mais se nationalise 

voire s'internationalise

Bienvenue sur Canard 68

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15/03/2014

Le gouvernement socialiste anti-palestinien

Le PS est-il rattrapé par les vieux démons colonialistes, le gouvernement est aussi anti-palestinienne que la SFIO était anti-algérienne. Avant que Mitterrand crée le Parti Socialiste, le gouvernement dans lequel  il était ministre de l'Intérieur était pour l'Algérie française.

Depuis que les socialistes sont au gouvernement et que Fabius est au ministère des Affaires Etrangères, la France a totalement changé sa diplomatie qu'elle a aligné sur celle d'Israël. Jamais la France de la Vè république n'a eu de politique aussi partiale et aussi guerrière.

Sur Gaza, le Quai d'Orsay a émis 2 communiqués concernant :

Le 21 mars 2013 "La France condamne les tirs de roquettes le 21 mars contre Israël depuis Gaza. Elle rappelle son attachement au respect du cessez-le-feu conclu fin novembre.".

Le 13 mars 2014 : "La France condamne les attaques visant des populations civiles israéliennes conduites hier par le mouvement du Jihad islamique depuis Gaza. Elle rappelle son rejet du terrorisme sous toutes ses formes et son attachement indéfectible à la sécurité d’Israël."

Or, entre ces deux dates, en pleines discussions de paix soit disant, Israël a assassiné plusieurs dizaines de Palestiniens, rompant avec la trêve conclue. Soulignons qu'il n'y a eu aucune condamnation du quai d'Orsay pour tous ces assassinats.

Amnesty International a condamné ces assassinats : "Les forces de sécurité israéliennes ont fait preuve d’un mépris criant pour la vie humaine en tuant de nombreux civils palestiniens, dont des enfants, en Cisjordanie occupée au cours des trois dernières années, et ce dans une impunité quasi-totale. C’est ce que démontre un rapport d’Amnesty International publié le 27 février 2014."

Amnesty demande également à la communauté internationale de "suspendre tous les transferts de munitions et d'armes vers Israël."

La France s'est placé depuis deux ans de mandat de Hollande du coté d'Israël un Etat qui n'a pas l'intention de cesser la colonisation, un crime de guerre, ni ses assassinats puisqu'il bénéficie de l'impunité. 

Le quai d'Orsay affirme un "attachement indéfectible à la sécurité d'Israël" mais pas à la sécurité des Palestiniens. 

Le PS subira le même isolement qu'Israël.

La campagne BDS (Boycott Désinvestissement Sanctions) aura raison d'un politique qui déni aux Palestiniens les droits fondamentaux.

Aux élections, s'abstenir de voter pour des partis qui défendent la politique criminelle d'Israël est un accélération du mouvement vers le respect du droit.

Aux municipales, aux européennes, aux présidentielles, PENSEZ-Y.

15/02/2014

Finkielkraut à l'accent raciste humoriste malgré lui

L'accent des cités est-il un accent français. C'est la question que pose notre philosophe aux accents racistes Alain Finkielkraut à la télé où il a droit de cité lui.

Il nous bassine depuis des années à critiquer la France "multi-raciale" ou "multi-cilturelle" selon les jours et l'humeur. Une médiatisation qui fait beaucoup à le rendre impopulaire.

Voilà que les citoyens de cette France multi-culturelle répondent avec beaucoup d'esprit à cet idiot de la pensée, idiot étant un mot qu'il affectionne particulièrement.

 

12/02/2014

Le CRIF est incohérent

Le ministre délégué chargé de la ville, vous ne le connaissez peut-être pas, il est en effet très discret. Il s'agit de François Lamy. Il recevait le président du CRIF, Conseil Représentatif des Institutions Juives de France, Roger Cukierman qui lui a exposé ses préoccupations communautaires.

Le problème c'est que le CRIF est incohérent. Par exemple, il a dit craindre pour sa communauté les amalgames autour du conflit  du Moyen Orient tout en s'attaquant au boycott d'Israël, donnant ainsi du crédit aux amalgames entre Juifs et Israël et entre CRIF et ambassade d'Israël :

"Il a également évoqué les craintes liées au boycott et à la délégitimisation d’Israël et aux amalgames faits autour du conflit au Moyen-Orient".

Autre point délicat, l'assimilation des quartiers dits "sensibles" à l'antisémitisme:

"Roger Cukierman a exprimé au Ministre ses préoccupations sur le développement de l’antisémitisme dans les quartiers « dits » sensibles." 

Une obsession puisque qu'après le premier tour de l'élection de 2002 il avait confié à un journal israélien que "la victoire de le Pen servirait à réduire l'antisémitisme musulman et le comportement anti-israélien, parce que son score est un message aux musulmans leur indiquant de se tenir tranquilles."

Le CRIF a demandé la "migration" des Juifs entre quartiers. Une résurgence en France de la politique de ghetto à l'israélienne ? 

"En conclusion, la situation des Juifs dans les quartiers difficiles a été évoquée ; leur impossibilité de vivre normalement, et leurs migrations vers d’autres lieux où ils peuvent demeurer sereinement.'

Il vaudrait mieux résoudre le conflit colonial entre Israël et la Palestine ou tout au moins que le CRIF prenne ses distances avec une politique qui n'a rien de compatible avec la République française dont les valeurs s'écrivent Liberté Egalité Fraternité. 

24/01/2014

BDS à Belfort : Rassemblement dimanche 26 janvier à 11H marché israélien organisé par Women's International Zionist Organization

 BDS à Belfort : Rassemblement le dimanche 26 janvier à 11H 

face au 6 rue de l'As-de-carreau à Belfort

Marché des produits israéliens organisé par l'organisation des femmes sionistes la Wizo.

A propos de l’article paru dans l’Est-républicainsur le marché de la Wizo à Belfort en PJ, nous tenons à préciser certaines choses. 

Le sionisme dont se réclame la Wizo (Women's International Zionist Organization) n’est ni une «interprétation» ni une «déformation». Depuis 1948 et même avant, c’est une réalité politique qui s’est traduite au cours des décennies qui ont suivi par l’expulsion des Palestiniens, la dépossession, la colonisation de remplacement, l’apartheid, les massacres, les attentats ciblés, la démolition de maisons, l’emprisonnement et la torture, le blocus de Gaza, les privations de toutes les formes de liberté y compris celle de résister, et la discrimination des Palestiniens citoyens d’Israël, par la loi. Cela continue toujours aujourd’hui...

L’impunité dont jouit Israël ne peut être une forme de blanchiment. Le sionisme est devenu la forme étatique d’un nationalisme identitaire. Nous ne connaissons pas dans le monde réel une autre forme de sionisme qui empêcherait les crimes décrits ci-dessus.

C’est pourquoi, comme de nombreuses citoyens, associations, partis nous avons adhéré à la Campagne BDS (Boycott Désinvestissement Sanctions) lancée par la société civile palestinienne en 2005.

Le marché des saveurs d’Israël est organisé par la Wizo dans un centre communautaire privé. Cependant, il convient de prendre conscience que certains des produits vendus sont issus des produits des colonies illégales. L’Union Européenne, malgré des pressions, s’évertue à ne plus soutenir économiquement la colonisation, un crime de guerre selon la IVè Convention de Genève. La France a récemment demandé à l’Etat d’Israël de stopper la colonisation. Mais certaines associations politico-communautaires continuent à faire la promotion d’un Etat qui viole systématiquement le droit international et les résolutions de l’ONU.

La position officielle de la France est la reconnaissance du droit international sur les territoires occupés de Palestine : Cisjordanie, Bande de Gaza et Jerusalem Est, capitale d’un futur Etat palestinien qui tarde à être reconnu par Israël. Qu’en est-il de la Wizo? Pourrait-elle dire publiquement qu’elle est sur les positions républicaines et universalistes de la France et reconnaître le droit des Palestiniens à exister et à vivre libres sur leur terre? A lire sa présentation sur son site il ne semble pas. ...

Le risque est bien une fracture entre ceux qui défendent le droit et ceux qui défendent Israël en tant qu’Etat nationaliste raciste et colonialiste.

A l’heure où la Palestine est rayée de la carte par la colonisation de remplacement, et de l’apartheid, nous continuons à boycotter Israël dans la cadre de la Campagne BDS
Premiers signataires : Justice Pour La Palestine, Europalestine, ...
 

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11/01/2014

Le criminel de guerre israélien Shaul Mofaz en tournée en France en toute impunité

L'appel Unifié Juif de France (AUJF) organise actuellement une tournée en France du criminel de guerre israélien Shaul Mofaz.

le 15 janvier à Marseille, 16 janvier à Cannes.

Cela pose plusieurs problèmes :

- c'est un criminel de guerre, en tant que ancien ministre de la Défense en Israël en tant de guerre, ancien chef d'Etat major des forces israéliennes d'occupation, et il n'y a toujours pas eu de paix et de réconciliation, il reste donc justifibale devant une cour Internationale pour crimes de guerre,

- il vient pour un appel à la solidarité financière, pour un Etat qui commet le crime de guerre de colonisation avec encore cette semaine la'nnonce d ela construction de 1800 logements,

- il est porteur de haine, comme le montre cette VIDEO : http://youtu.be/eeM2fJRBGD8

- L'Appel Unifié  Juif de France bénéficie d'un droit de délivrer un reçu fiscal pour tout don, ce qui signifie que l'Etat français paiera 66% pour tous les dons versés en chèque, dons qui peuvent servir la colonisation illégale et criminelle.

- L'organisation par l'AUJF de ce meeting tend à faire croire qu'il y a un lien entre la communauté juive et l'Etat d'Israël dans une période où cet Etat poursuit ses crimes de guerre et l'oppression des Palestiniens.

Il y a en France environ 500 000 Juifs selon la République en tant que l'occupation, la colonisation et l'oppression des Palestiniens depuis plus de 60 ans sont incompatibles avec ses valeurs de liberté, d'égalité et de fraternité. Elle constitue à leur faire accroire que la colonisation est un droit (territoire disputé) et non un crime.

Nous attendons que le gouvernement interdise ce meeting d'un porteur de haine représentant d'un Etat qui continue à rayer la Palestine de la carte par la colonisation illégale.

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Le vrai visage de Valls : à combattre !

Valls lutte contre le racisme? rien n'est moins sûr.

10/01/2014

Municipales : le PS ne s'affiche pas mais présente une liste

Pierre Freyburger leader d'une liste aux municipales à Mulhouse vient de poster aux mulhousiens un livret intitulé, la "liste de rassemblement conduite par Pierre Freybuger". Y figure le portrait de chacun et chacune des 55 candidats.

Les seuls candidats à afficher leur appartenance à un parti politique sont ceux du MODEM, de EELV et du PRG.

Aucun ne se recommande du PS. La signature risque-t-elle de porter préjudice à la liste à cause de la politique calamiteuse du gouvernement?

Pierre Freyburger avait pourtant fait venir François Hollande à la fête d ela Concorde en 2011 avant d'appeler à le choisir aux primaires de la présidentielle. Il y a des amis dont il est devenu difficile de se recommander.

Voici comment Pierre Freyburger se présente dans le petit livret rose : "Personnalité politique connue et reconnue dans le Haut-Rhin, Pierre Freyburger est à la tête de la "liste de gauche et de rassemblement...", le rassemblement ne l'étant pas?

municipales,mulhouse,Pierre Freyburger,PS,parti socialiste

01/06/2013

Christophe Oberlin "La libération de la Palestine est inéluctable"

Intervention à l'Institut du Monde Arabe à Paris, le 28 mai dernier, Chritophe Oberlin dessine les contours d'une libération de la Palestine en cours et dont l'issue est unéluctable : l'égalité des droits entre Israéliens et Palestiniens.

La cause palestinienne est une cause universelle, et à ce titre tout citoyen du monde a le droit de faire connaître son avis. Je m’inscris dans cette démarche. Mes voyages réguliers en Palestine, et notamment à Gaza, ont fait l’objet de conférences et de quelques livres, qui ont naturellement la subjectivité et la fragilité du témoignage, j’en suis conscient. Mais ils ont aussi l’avantage de constituer un point de vue « de l’intérieur », de rapporter peut-être ce qui se passe réellement dans l’esprit des Palestiniens du terrain, de ceux qui y vivent et résistent au quotidien.

Mais je voudrais ici évoquer des questions qui, bien que d’ordre général, ne sont que rarement abordées ou approfondies dans nos médias et par nos élus en Occident.

La première question est celle du droit.

Je ne reviendrai pas sur la trentaine de résolutions du Conseil de Sécurité de l’ONU négligées par Israël, où sur le Droit International Humanitaire bafoué. Je voudrais insister sur d’autres aspects juridiques.

Au plan international, le conflit israélien « bénéficie » d’un traitement exorbitant. Alors que depuis la fin de la 2ème guerre mondiale l’Organisation des Nations Unies est censée arbitrer les conflits internationaux, voilà que pour le cas unique du conflit israélo-palestinien on a confié la résolution du problème aux Russes, aux Américains, à l’Europe de l’OTAN…. Et enfin à l’ONU qui n’a plus qu’un strapontin à la table de négociation. On mesure ici le succès de l’entreprise de dé-légitimation de l’ONU effectué par Israël. Certains pseudo professeurs de Droit international s’y emploient à temps plein !

Un deuxième pan du droit qui mériterait sans doute aussi d’être respecté est celui… du Droit palestinien lui-même. Sans cela, son propre gouvernement prêterait le flanc à la même critique que ces nombreux gouvernements arabes issus de la décolonisation, et qui sont ébranlés aujourd’hui par les révolutions.

Il faut le dire et le répéter : les lois fondamentales palestiniennes qui font office de Constitution nous disent que, lorsque le président de l’Autorité Palestinienne a terminé son mandat et que de nouvelles élections ne peuvent être tenues, c’est le président du parlement qui lui succède : Aziz Duweik devrait être aujourd’hui le président de l’Autorité Palestinienne.

Les élections législatives de 2006, et les élections municipales qui les ont précédées, ont désigné un vainqueur qui a souhaité intégrer au gouvernement le parti minoritaire. C’est le parti minoritaire qui a refusé, et qui a essayé de refaire les élections dans la rue, de faire un coup d’État, j’en ai été le témoin. Cette tentative a été un échec : le peuple n’en voulait pas. Il faut le reconnaître !

La deuxième notion que je voudrais discuter est la notion d’État. Contrairement à ce que l’on voudrait nous faire croire, il n’y a pas de définition précise, réglementaire, juridique de la notion d’État. En particulier il n’entre pas dans les prérogatives de l’ONU de faire ou de défaire les États. Un État, c’est une population animée par un sentiment d’appartenance, sur un territoire donné, sous une loi commune, une force unique chargée de faire respecter la loi, etc. Un État, nous disent les meilleurs juristes, c’est comme un enfant : il est né, il est sous nos yeux : son existence ne dépend ni de sa reconnaissance par ses parents, ni de son enregistrement à l’État civil : un État, c’est un fait ! La Palestine, Philistia, avec ses cinq villes historiques, Gaza (mentionnée sur les temples égyptiens), Ashquelon, Ashdot, Ekron et Gath, existe depuis trois mille ans ! Et elle figure sur toutes les cartes du Proche-Orient sans interruption depuis la plus ancienne carte du monde gravée sur le temple de Karnak en Égypte ! À l’époque moderne, en 1922, la Société des Nations issue de la première guerre mondiale, a reconnu l’État de Palestine, même si elle en a confié le mandat aux Britanniques. Et jusqu’en 1948 les Palestiniens ont bénéficié d’un passeport portant sur sa couverture la mention : « État de Palestine ». Un État est un fait, même s’il est sous mandat, ou sous occupation. Et il n’est pas nécessaire d’être enregistré à l’ONU pour constituer un État : les îles COOK, État indépendant, ne sont pas membres des Nations Unies. Elles ont préféré confier leur sécurité et leur politique étrangère à la Nouvelle Zélande toute proche. Mais ceci n’empêche pas les îles Cook, le cas échéant, de saisir la Cour Pénale Internationale.

Alors bien entendu on ne peut que se réjouir de l’entrée progressive de la Palestine dans les organisations internationales. Mais ceci appelle aussi des commentaires. Par exemple l’intégration de la Palestine à l’UNESCO est une excellente chose. Elle a eu une conséquence imprévue, je dis bien imprévue : la suspension du versement de la cotisation américaine. Mais il faut savoir que la réglementation de l’UNESCO prévoit qu’un État, s’il souhaite se retirer, dépose un préavis de trois ans. Actuellement les États-Unis devraient continuer à payer, ce qu’ils ne font pas. Et des programmes entiers de l’agence ont dû être amputés. Logiquement une action juridique de l’UNESCO à l’encontre des États-Unis devrait être engagée pour non-paiement illégal de leur contribution ; action juridique que la direction actuelle de l’UNESCO n’a pas souhaitée.

Concernant l’intégration de la Palestine à L’ONU, on nous a fait croire que cette intégration était nécessaire pour pouvoir saisir la juridiction internationale pour les crimes de guerre commis par Israël notamment à Gaza en 2009. C’est faux : les mouvements de libération nationale, comme le Fatah, peuvent parfaitement saisir la Cour Pénale Internationale. L’Autorité Palestinienne a d’ailleurs ébauché une demande en ce sens au printemps 2009, avant de faire marche arrière, alors que cette démarche avait été jugée recevable par la CPI.

En face du désormais État palestinien, quelle est la nature de l’État d’Israël ? Nombreux sont ceux qui parlent d’un « État colonial ». Certes en Cisjordanie il existe des colonies. Mais le terme de « colonies » implique une métropole : est-ce le territoire situé à l’intérieur des frontières de 1967 ? Ce serait rayer d’un trait les millions de Palestiniens qui vivent dans des conditions de discrimination inacceptables notamment au Liban, en Syrie, en Jordanie, en Israël même. Non Israël n’est pas un « État colonial » : Israël se dit un « État juif ». Un État réservé à un groupe constitué à titres divers sur les bases d’une religion, d’une philosophie, d’un sentiment d’appartenance. Je refuse pour ma part la constitution d’un groupe sur une base matri-linéaire, génétique. Les races humaines n’existent pas. La race juive n’existe pas. L’ethnie, version actualisée de la race, n’existe pas non plus. Alors l’État d’Israël est le produit d’un Lobby. Et un lobby, par définition, on ne le convainc pas. La « négociation », ça ne sert à rien. On n’oppose pas une diplomatie honnête au mensonge diplomatique. Israël n’est donc pas, stricto sensu, un État colonial, c’est un État tribal, qui utilise des moyens illégaux, c’est un État maffieux.

Alors dans ce contexte, dans ce conflit dont je viens de rappeler les protagonistes, se pose inévitablement la question de donner la parole au peuple, de rentrer dans le Droit, de reconnaître la victoire du parti qui a gagné les élections. La diplomatie occidentale s’est tiré une balle dans le pied en plaçant un mouvement de libération nationale, le Hamas, sur la liste des organisations terroristes. Dix ans plus tard, la position de notre diplomatie est intenable : le Hamas est le parti majoritaire en Palestine, jusqu’à preuve du contraire, et les pays arabes font massivement leur révolution et désignent démocratiquement des dirigeants politiquement proches du Hamas.

Quelle cohérence y-a-t-il à reconnaître la victoire d’Enahda en Tunisie, du PJD au Maroc, de Morsi en Égypte, sans reconnaitre le Hamas ?

Le crime originel du Hamas est de ne pas avoir accepté les accords d’Oslo. Mais aujourd’hui qui peut contester que le Hamas avait raison ? Même l’Autorité palestinienne le reconnaît ! Leila Chahid le dit : « 20 ans de négociations n’ont servi à rien » ! Alors, bien entendu, l’idéal serait un retour aux urnes. Et le Fatah, s’il était éventuellement battu aux élections, et le reconnaissait, retrouverait incontestablement sa légitimité politique. Mais c’est justement parce que cette défaite est hautement probable qu’Israël ne laissera pas avant longtemps des élections libres se tenir en Cisjordanie.

On parle beaucoup d’une soi-disant réconciliation qui serait nécessaire entre Palestiniens. Mais je peux témoigner qu’il n’y a pas eu divorce entre les Palestiniens de Gaza, de Cisjordanie, sympathisants du Fatah ou du Hamas, des camps de réfugiés, des prisons, des Palestiniens israéliens. Ils souhaitent tous s’exprimer, dans le calme et la fraternité.

Alors si Israël ne veut pas d’élections, peut-on au moins avancer vers la réunion des forces palestiniennes ? Mais qui empêche le Hamas d’intégrer l’OLP ? Combien de représentations diplomatiques à l’étranger ont-elles été confiées au parti qui a gagné les élections ? Quand sera levée cette mesure de Ramallah qui consiste à ne payer les fonctionnaires de Gaza qu’à la condition expresse qu’ils ne travaillent pas ? Quand l’Autorité Palestinienne va-t-elle entreprendre une action devant la juridiction internationale pour les crimes de guerre commis par Israël à Gaza ? « Nous ne le ferons pas, dit-on, ce serait une déclaration de guerre à Israël ». Parce que la Palestine n’est donc pas en guerre ? Les massacres, le siège, la torture, ce n’est pas la guerre ? Si, c’est la guerre, et dans cette logique l’Autorité Palestinienne pourrait aussi démissionner, replaçant alors la Cisjordanie dans sa situation réelle qui est celle de la guerre et de l’occupation, replaçant Gaza dans sa situation réelle qui est celle de la guerre et du siège, replaçant Israël devant ses propres responsabilités.

Alors quelles conclusions peut-on tirer aujourd’hui ?

Il est inutile de se limiter à brandir face à Israël l’argument du droit international. Non seulement c’est inefficace, mais la politique de conquête et d’annexion, alors que le droit est bafoué, contribue peut-être même à renforcer les faits accomplis israéliens. Aux yeux des sionistes se trouve accréditée l’idée de la relativité du droit. Une sorte de jurisprudence du « Non-Droit ». En substance : « Vous vous rendez-compte, si on avait appliqué les résolutions de l’ONU, Israël n’existerait pas, ou si peu ! »

Mais ce n’est pas parce qu’Israël ne respecte pas le droit que les autres parties ne doivent pas le faire : l’ébauche d’un droit de nature démocratique en Palestine, même imparfait, doit être respectée : respect des lois fondamentales palestiniennes, respect du résultat des élections, respect de l’alternance politique, consultation des citoyens sur les questions fondamentales.

Les révolutions arabes ont commencé en Palestine, et la bande de Gaza, même si elle ne s’étend que sur 1% du territoire de la Palestine historique, constitue la tête de pont de la libération de la Palestine : une population, des frontières, une administration, une force de protection unifiée : l’État palestinien est là, en attendant plus.

Alors la seule manière de résoudre équitablement les conflits est de recourir au Droit, à la Justice, en utilisant les outils que les hommes ont construits. L’Organisation des Nations Unies en fait partie. Sa charte en constitue le socle fondamental. Mais certaines règles doivent évoluer, en particulier le fonctionnement du Conseil de Sécurité, ne serait-ce que le droit de véto qui doit être réformé.

Alors, les milliards de la guerre ne pourraient-ils pas être investis dans une paix élaborée par la représentation des nations ? Basée sur une consultation de toutes les populations concernées par le conflit, y compris les réfugiés palestiniens ?

Les peuples, comme les espèces, sont en permanente évolution. L’état de guerre perpétuel n’existe pas. Au bout de la guerre, ou de la négociation pacifique, il y a l’égalité des droits. L’État juif, c’est fini. La libération de la Palestine est inéluctable

01/05/2013

Lettre du syndicat de la magistrature à Mme Taubira

Lettre du syndicat de la magistrature à Mme Taubira, ministre de la justice.

Madame la ministre,

Suite à la diffusion mercredi 24 avril par le site Atlantico d’une vidéo d’images soustraites à l’intérieur de notre local syndical, vous avez cru devoir saisir le Conseil supérieur de la magistrature pour apprécier s’il y a eu « manquement à la déontologie ».

Vous avez déclaré, dans un communiqué de presse et devant le Sénat, « condamner cette pratique », vous avez exprimé « votre consternation face à ce comportement » et considéré qu’il s’agissait « d’un acte insupportable, stupide et malsain ».

Quelle pratique ? Celle d’un journaliste qui filme en cachette l’intérieur d’un local syndical privé à l’insu de ses occupants ?

Quel acte ? Celui d’un site en ligne, proche de la droite la plus dure, qui décide de diffuser ces images qu’il sait soustraites ?

Quel comportement ? Celui d’une certaine droite prompte à instrumentaliser cette « révélation » à des fins bassement politiciennes pour décrédibiliser ceux qui combattent avec force leurs idées depuis des années ?

Et bien non, tout cela ne semble pas vous avoir choquée …

Vous avez au contraire cédé à la pression de ceux-ci et choisi de vous en prendre à l’expression en privé d’une opinion – lapidaire et caricaturale certes mais qui n’a rien à envier aux propos publics outranciers de certains à notre égard – concernant ceux dont nous dénoncions les propos, les actes ou les prises de position.

Souhaitez-vous donc réglementer la liberté d’opinion des syndicalistes, définir les standards de l’affichage autorisé dans les locaux syndicaux, voire même encadrer la liberté des magistrats que nous sommes s’exprimant dans la sphère privée ?

Vous prétendez, dans votre communiqué, que « le devoir de réserve des magistrats suppose la retenue même dans le cadre de l’expression syndicale ».

Quelle expression syndicale, Madame la ministre ? 
Des propos satiriques tenus en privé par des syndicalistes dont personne d’autre qu’eux n’auraient dû avoir connaissance sans cette soustraction d’images ? Cette violation de notre sphère privée syndicale n’est pas « une expression syndicale », laquelle est par nature publique. Faut-il vous rappeler que dans nos prises de position publiques nous nous en sommes toujours tenus au débat d’idées ?

Quel devoir de réserve, Madame la ministre ? 
Celui des magistrats ou celui d’un syndicat ?

Est-il besoin de vous rappeler que « l’obligation de réserve » ne s’applique qu’à l’expression publique des magistrats et qu’en tout état de cause, elle ne constitue ni une obligation au silence, ni une obligation de neutralité ?

Mais, au-delà des circonstances de l’espèce, et en raison de l’amalgame qui est fait entre expression privée et action syndicale, c’est bien l’expression publique syndicale et, par conséquent, le fait syndical dans la magistrature que vous remettez en question par votre saisine consternante du Conseil supérieur de la magistrature. Nous attendions plutôt de vous, Madame la ministre, que vous défendiez vous-même cette liberté syndicale.

En plus de 40 années de combats pour les droits des magistrats et les libertés publiques, le Syndicat de la magistrature a dû faire face à de multiples tentatives visant à l’empêcher de s’exprimer.
Vous venez de vous inscrire dans cette longue tradition, nous le regrettons vivement.

Nous vous prions, Madame la ministre, de croire en l’assurance de notre parfaite considération.

Pour le Syndicat de la magistrature,
Françoise Martres, présidente
 
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