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21.04.2009

Discrimination raciale à Mulhouse, suite de l'article de TONIC

Dans l'excellent numéro de TONIC surpertonic d'avril, mensuel satirique d'Alsace, un article sur la plainte d'un fonctionnaire territorial pour discrimination raciale, et une interview du président de SOS racisme, Thomas Buys.

SOS racisme vient de recevoir une lettre anonyme datée du 14 avril, dont les propos sont racistes : "Pourquoi ne rentre-il pas au Maroc  et vous au Zaire. C'est votre DROIT . Une carte "Action contre la faim" vierge accompagnait le message.

(Voir photo ci-dessous)

Prévention des préjugés, du harcèlement et de la discrimination

Les chefs de service de la mairie de Mulhouse et de la Camsa doivent prendre des mesures urgentes de sensibilisation du personnel au harcèlement et aux différentes formes de discrimination, dont la discrimination raciale particulièrement développée dans notre région où l'extrême droite est plus forte qu'ailleurs, et définir un programme de formation de l'encadrement à ce qui est inscrit dans loi de la République française comme un délit.

Quand les chefs de service font respecter l'interdiction de fumer dans les bureaux et les ateliers, ils doivent aussi tout mettre en oeuvre pour que les fonctionnaires respectent les lois de la République en matière de prévention du harcèlement et de la discrimination et des préjugés racistes.

Nous interpellons les élus, et en premier lieu Jean-Marie Bockel le maire de Mulhouse et Jo Spiegel le président de la Camsa pour qu'ils mettent de l'ordre dans les pratiques des services, et que le respect mutuel entre collègues soit rétabli.

Il y a quelques jours des salariés de Sémaphore dont le président est aussi un élu Gauche Moderne à la municipalité de Mulhouse, avaient débrayé pour protester contre un "dérapage verbale" (selon les termes de l'Alsace), d'un manager de l'association.

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Message envoyé au Président de SOS racisme 68 concernant la plainte en discrimination raciale d'un fonctionnaire territorial originaire du Maroc

11.04.2009

Discrimination raciale à Mulhouse, à lire dans Tonic d'avril

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TONIC d'avril est en kiosque. Courrez l'acheter, il est très TONIC.

Au sommaire pour Mulhouse :

discrimination raciale contre un agent territorial, notre cher très cher Crédit mutuel, carnaval imposture, la cuisine à l'art de l'adjoint, la baronne à l'UMP, les nouvelles du front (national) Bockel-Binder, et les chuchotements : Bockel, la baronne Chritelle, et autres sous adjoints du sous-ministre, DMC, Modem, ...

une interview croustillante de Jean-François Khan et plein de bonnes choses.

Tonic : Tout ce que vous ne devez pas savoir sur votre région.

21.08.2008

La HALDE Haut-Rhin a-t-elle pris un bon départ ?

1411888605.jpgLa HALDE a ouvert cet été une correspondance locale à Mulhouse. Aujourd'hui, le quotidien l'Alsace de ce jour nous livre une interview de ce correspondant fraîchement nommé, que beaucoup connaissent : Daniel Kelai. Cet ancien syndicaliste de la CFDT, ancien président du CEPI, et désormais retraité a été proposé par le sous-préfet à la Halde qui l'a sélectionné et missionné par une lettre signé de l'ancien PDG de Renault Louis Schweitzer. Voila pour les présentations.

Les déclarations de notre correspondant Halde local, reprises dans l'Alsace nous laissent penser que le costume de la lutte contre la discrimination n'est pas encore tout à fait endossé et il y a un risque d'un démarrage sur un consensus mou pour une mission qui demande de l'engagement pour cette cause et du courage. Les attentes sont fortes.

Procédure de recrutement par cooptation

Soulignons d'abord le mode de désignation du correspondant de la Halde, par cooptation, c'est à dire par la méthode qui par essence génère des discriminations (cooptation familiale, de réseau, d'école, de corps, ... et finalement d'origine régionale ou nationale!). Et nous en voyons d'ailleurs le résultat : à Mulhouse comme à Strasbourg aucun(e)des correspondant(e)s (respectivement Daniel kelai et Daniel Fierobe) n'est issu des catégories discriminées. Pourquoi laisser au préfet ou sous-préfet cette désignation quand la Halde se dit indépendante? Quels sont les critères de choix ? Le maire de Mulhouse , employeur de 2000 salariés, a-t-il fait été sollicité par le sous-préfet pour faire une proposition de candidat? sur quel critère? Pourquoi deux retraités ? Discrimination sur le statut ou sur l'âge ou simple hasard ? Pour résumer :  Quelle indépendance pour le correspondant de la Halde ?

Hiérarchie des discriminations non respectée

Dans les critères de discrimination cités par le correspondant Halde de Mulhouse, celui lié à l'origine est minimisé, alors qu'il est le plus répandu tous domaines confondus : emploi, logement services (tourisme, loisirs, ...) etc ... tandis que le handicap est mis en avant comme un domaine ou il y a beaucoup de "travail à faire". Les entreprises, les municipalités, la Camsa peuvent entreprendre des actions selon leurs priorités (politiques ou autres), pas la Halde. Les femmes il n'en parle pas du tout, or, outre qu'elles représentent la moitié de la population, elles subissent une discrimination sur les salaires (20%), sur les retraites (38%). La différence entre les écart entre salaire et retraites traduit aussi un écrat sur le parcours professionnel (promotions).

Le préjugé à l'origine des discriminations

Le correspondant va même jusqu'à dire "Il faut éviter les dérives de la victimisation", un terme idéologique. En fait, le terme employé est un préjugé, celui que des "jeunes" "issus de l'immigration" pourraient se plaindre dans le but de se faire passer pour des victimes. Or, pour la Halde il ne doit y avoir que des plaignants (c'est le mot, hé!). Soit ces plaigants ont des pièces à mettre dans leur dossier, des éléments de preuve, soit ils n'en ont pas. Il est indispensable de rester factuel, d'identifier ses propres préjugés (on en a tous), et de les maîtriser.

Ne nous leurrons pas, la discrimination sur "l'origine" (souvent par le patronyme), arrive en tête du palmarès des discriminations, c'est à dire des dossiers qui ont abouti à être qualifiés de discrimination. Ce n'est pas parce qu'on ne peut pas prouver une discrimination, qu'elle n'existe pas et qu'on est dans "une dérire de la victimisation". Le dirait-on de handicapés qui se plaindraient globalement de discrimination, ce qu'on peut supposer probable. Ces "jeunes" ne cherchent pas à embêter les entreprises, services de la ville ou boîtes de nuit, en portant plainte. On peut imaginer qu'ils ont vraiment envie d'avoir un boulot, un logement et d'aller danser. Ils ne se sentent pas victimes parce qu'ils sont d'une "origine", mais parce que du fait de cette origine, une grande partie d'entre eux ne trouve pas de boulot, se voit refuser un logement ou une entrée en boîte de nuit.

Ceux qui discriminent

Le délégué de la Halde n'a pas mentionné ceux qui, par leur fonction, peuvent être amenés à prendre des décisions dicriminatoires dans les entreprises (recruteurs manageurs), les services publics, les associations, les entreprises commerciales. C'est vers eux qu'il devra porter les efforts de formation et d'information.

Les poursuites en cas de discrimination

La mission de la Halde ne s'arrête pas, une fois le dossier constitué, à envoyer les personnes régler leur affaire à l'amiable. Avant tout il s'agit de reconnaître la discrimination et de trouver une solution ou une indemnisation du préjudice. Et si ce n'est pas le cas, l'affaire peut aller devant les tribunaux au pénal. La "négociation" n'est pas toujours l'issue. La fin d'une discrimination n'est de toute façon pas négociable. Il ne faut surtout pas avoir peur de faire des vagues.

Le principal intérêt de la Halde réside dans son droit d'intervenir dans une entreprise ou un service public pour demander ses documents propres afin de constituer des preuves, ce que n'ont pas les autres associations (ALDA par exemple).

Spécificités Alsaciennes et Mulhousiennes

Comment se fait-il que le CFAI (Centre de Formation d'Apprentis de l'Industrie) du quartier Drouot ne compte aucun apprenti issu du quartier alors que les jeunes de ces quartiers s'orientent plus souvent que dans les autres quartiers vers les métiers de l'industrie ? Combien de personnes issues de l'immigration dans les CFAI Alsaciens ?

Mulhouse emploie environ 2000 agents municipaux. Le parcours professionnels des agents sont-ils les mêmes entre les hommes et les femmes? Le parcours des agents issus de l'immigration est-il similaire aux autres? Une étude a-t-elle était faite? La Halde avait mené une action de sensibilisation à la lutte contre la discrimination auprès des maires dont à l'époque Jean-Marie Bockel était le président de leur association.

L'Alsace est une région où le racisme est marqué et représenté par une extrême droite forte. Quels sont les rapports entre ce racisme et les discriminations que subissent les générations de jeunes qui se succèdent? Une étude a-t-elle été menée ?

Voici quelques pistes d'études à envisager dans notre région.  Les publics prioritaire à former ou informer sur la lutte contre les discrimnations sont les administrations des services publiques dont celles des mairies, les enseignants, les commerçants notamment dans les loisirs et le tourisme...

adresses utiles :

HALDE Mulhouse Daniel Kelai, 8 rue Franklin, tél 06 42 05 84 08 http://www.halde.fr

ALDA, 23 rue Lambert 68200 Muhouse, tél 03 89 59 50 99 http://www.aldalsace.org

SOS racisme, 62 rue de Soultz 68200 Mulhouse, tél : 06 64 33 04 09 et 06 68 69 24 42   http://www.sosracisme68.com

 

29.07.2008

Lutte contre les discriminations en Alsace

On me dit que ma rubrique "Discriminations" n'est pas assez étoffée, voire ne correspond pas à ce qu'on entend habituellement par "Discriminations". Possible.

L'actualité sur la casse sarkoz ienne étant particulièrement fournie il est difficile de parler de tout sur un seul blog.

J'ai déjà parlé de certains blogs mulhousiens le-tour-des-blogs-en-alsace , je complète la liste en faisant la promo du "seul site régional de lutte contre les discriminations"  m'a-t-on dit.

Des informations, des ressources, des témoignages et un magazine "Porte voix".

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avec les coordonnées si besoin, même pendant les vacances
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20.07.2008

Les Malgré Elles inégales malgré nous

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Le dossier des Malgré Elles est clos.

Jean-Marie Bockel a définitivement fermé le dossier des Malgré Elles, des femmes qui se sont battues pour la reconnaissance de leur souffrance sous la période nazie, de leur travail forcé dans les usines allemandes et pour leur indemnisation.

800 € c'est ce que toucheront celles qui vivent encore. C'est la moitié de ce qu'ont touché les Malgré nous, incorporés de force.

Là encore, l'inégalité entre hommes et femmes. Etre embrigadé de force pour aller travailler à Nuremberg fabriquer des obus, c'est moins déchirant que de tirer sur Oradour sur Glane ou ailleurs. 800 € pour les unes, 1600 € (en valeur réactualisée) pour les uns. C'est vrai que les femmes souffrent moins de la guerre que les hommes ? alors pourquoi la font-ils ?

50% de moins, c'est exactement l'écart qui existe entre le montant moyen des pensions des femmes et celles des hommes.

Ca n'aurait pas coûter beaucoup de sous de prôner l'égalité des Malgré Elles et des Malgré Nous. Mais pour Jean Marie Bockel, il fallait en finir avec ce dossier.  "Un tiens vaut mieux que deux tu l'auras pas" a-t-il dit en substance. C'est vrai que les Malgré Elles commencent à avoir de l'age.

On n'est jamais surpris par la Bockel attitude : C'est mieux que rien, rien n'est parfait. Ne pas faire de vague, consensus mou, etc ..., etc ...

A noter que l'égalité ne s'acquiert que par la lutte des personnes concernées. Les Malgré Elles n'ont jamais été prises en compte dans le processus d'indemnisation que par leur lutte pour leur reconnaissance. Il en va de même de toutes les formes de discrimination. Seule la lutte des groupes discriminés peut leur apporter l'égalité.

04.07.2008

Mulhouse-Bockel Les Roms expulsés "humainement"

Les roms du campement de la rue de Pfastatt à Mulhouse ont été expulsés par la police lundi.

Les roms, européenns, ont le droit à la libre circulation sur le territoire de l'Union. Une loi spécifique et discriminatoire car batie sur le critère de "l'appartenance à une éthnie, une race ou une religion" autorise néanmoins leur expulsion s'ils ne peuvent justifier de ressources autres que les prestations sociales pour rester sur le territoires. A noter que les roms de la rue de Pfastatt (friche de DMC) ne touchaient pas de prestations sociales.

L'expulsion réalisée, Christelle Ritz-Mangin, adjoint en charge des expulsions de roms a déclaré que la mairie Bockel-UMP avait veillé à ce que tout se passe "humainement".  Adorable !

"Nous en tant que Ville, on tenait absolument, à ce que la loi soit respectée, même si on a fait du cas par cas...". L'Alsace

La cas par cas c'est le critère de pauvreté. Tu est Rom et pauvre : Dehors, Fuera, Raus ! Pour faire le tri la mairie a créé une aire d'accueil payante. Ceux qui ne peuvent ou ne veulent payer sont expulsables.

Plus que jamais depuis la fin de la 2è guerre mondiale on comprend le concept de "la banalité du mal" de Annah Arendt. A Mulhouse, on y est en plein : respect de la loi( discriminatoire), expulser "humainement" et le "cas par cas", si humain également, et qu'on retrouve aussi dans la politique anti-immigrés de Hortefeux.

16.06.2008

Evo Morales se mêle de la directive européenne "Retour" des étrangers

Alors que partout dans l'Europe des militants se dressent contre le projet de directive "Retour", Evo Morales, président de Bolivie en appelle à la conscience des députés européens.

Jusqu’à la fin de la Seconde Guerre mondiale, l’Europe était un continent d’émigrants. Des dizaines de millions d’Européens partirent aux Amériques pour coloniser, échapper aux famines, aux crises financières, aux guerres ou aux totalitarismes.

Aujourd’hui, je suis avec préoccupation le processus de la dite «directive retour». Ce texte, validé le 5 juin par les ministres de l’Intérieur des 27 pays de l’Union européenne, doit être approuvé le 18 juin par le Parlement européen. Je perçois qu’il durcit de manière drastique les conditions de détention et d’expulsion des migrants sans papier, quelque ait été leur temps de séjour dans les pays européens, leur situation de travail, leurs liens familiaux, leur volonté et le succès de leur intégration. [...]

Evo Morales en appelle à la conscience des députés européens

Voilà un bon effet de la mondialisation.

L'Europe, et surtout la France, donnent des leçons de démocratie au monde entier, mais depuis l'arrivée de Sarkozy à la présidence, son ministère de l'immigration et de l'identité nationale et ses relations privilégiées avec Georges Bush, la France n'est plus la référence, le repère, en matière de respect des droits de l'homme et perd pour les autres pays l'attrait qu'elle offrait par sa singularité.

La France est le fer de lance de la politique anti-étrangers de l'Europe dont le projet de directive durcit encore un peu plus la loi Hortefeux.

Nous avons besoin de tous les soutiens, celui d'Evo Morales est le bien venu.

Mulhouse, contre la directive "Retour"

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Environ 80 personnes étaient réunies Place de la réunion. Gérard Moine de la LDH a présenté cette directive concernant les étrangers en situation irrégulière sur le territoire européen qui prévoit :

  • L'enfermement des étrangers en centre de rétention pour une période pouvant aller jusqu'à 18 mois, sur décision d'un tribunal administratif et non pénal qui permettrait un droit de la défense (voir vidéo d'Henri Cron ci-dessous); Ces centres de rétention sont des prisons. Des personnes y sont parfois enfermées clandestinement.

  • L'enfermement de familles entières pour ne pas séparer le smembres d'une même famille. Les enfants même en très bas âge seront enfermés avec les parents. C'est une criminalisation gloabale à alquelle on assiste.

  • L'enfermement des minieurs iséolés au mépris de la protection de l'enfance en danger.

  • Après l'expulsion, le bannissement des personnes pendant une durée de cinq ans sur tout le territoire européen.

  • Le refus de la foruniture d'une assistance juridique,

Toutes ces mesures sont contraires aux droits fondamentaux des personnes plus hauts dans la hiérarchie du droit que la loi Hortefeux et le projet de directive européenne.

RASSEMBLEMENT EUROPEEN SILENCIEUX

Contre la directive retour
 Mardi 17 juin, de 18h à 19h
 Devant le Parlement Européen
Strasbourg
(Allée du Printemps/ Tram E arrêt Parlement Européen)

Vidéo Henri cron témoigne sur la réalité de la loi Hortefeux en Alsace

Henri Cron membre de RESF 68 et de la Cimade son témoigne sur les pratiques de la Police Aux frontières (la PAF) et les difficultés de défense des étrangers et explique en quoi la juridiction dont dépendent les étrangers en situation irrégulière (quoique pas tous) est un "droit spécial pour le sétrangers".

 

14.06.2008

Mulhouse à 15h place de la réunion contre la directive européenne de la honte

594486614.jpgUne manifestation est prévue contre le directive de la honte sur l'IMMIGRATION 

Samedi 14 juin

à MULHOUSE,

PLACE DE LA REUNION

à 15 h

Jean-Marie Bockel, le maire de Mulhouse, a dit son accord avec la politique anti droits de l'homme d'Hortefeux et ses centres de rétentions (Lire ses déclarations sur Mon Mulhouse).

APPEL CONTRE LA DIRECTIVE DE LA HONTE : LA MOBILISATION DOIT SE POURSUIVRE

Le projet de directive "retour" tel qu'il a été dernièrement modifié et adopté par les représentants des Etats membres le 22 mai est encore plus alarmant que le texte amendé par le Parlement Européen en septembre dernier contre lequel nous nous étions mobilisés.

Alors que les points suscitant notre inquiétude sur le premier projet subsistent, on note un durcissement du texte qui prévoit notamment:

- un enfermement des étrangers pouvant atteindre dix-huit mois, pour le seul fait d'avoir franchi des frontières et de vouloir vivre en Europe ;

- la détention et l'éloignement des personnes vulnérables (femmes enceintes, personnes âgées, victimes de torture,...) et des mineurs qu'ils soient ou non accompagnés, au mépris du respect de l'intérêt supérieur de l'enfant. La dernière version de ce texte permet la détention et l'expulsion forcée des mineurs isolés vers un pays tiers (autre que leur pays d'origine) où ils n'ont ni famille ni tuteur légal ; en outre, il n'est plus imposé aux Etats de fournir un titre de séjour aux personnes souffrant de maladies graves,

- une systématisation de l'interdiction du territoire de l'UE pendant cinq ans pour les personnes expulsées, soit l'exclusion et la criminalisation de ces personnes ;

- le renvoi des étrangers vers les pays par lesquels ils n'ont fait que transiter, sans qu'ils aient un lien avec ces pays.

Ce projet de directive doit maintenant être soumis au vote du Parlement européen le 18 juin prochain. Devant l'imminence de ce vote, il est
important que la mobilisation se poursuive afin que ce projet de directive soit rejeté.

Toutes les notes

 
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