31.05.2008
CGT et CFDT tombés dans le piège du gouvernement
Les deux syndicats signataires de la "position commune" avec le medef et la CGPME constatent un peu tard la "malhonnêteté" du gouvernement qui a "trahi" sa promesse de transposer fidèlement la "position commune" et appellent à un mouvement de grève le 17 juin. En effet, le gouvernement s'attaque aux 35 heures en allant au delà de la position commune et en proposant une négociation entreprise par entreprise, ou branche par branche.
Les syndicats non-signataires accusent les deux syndicats majoritaires d'avoir "mis le ver dans le fruit" et n'ont pas encore rallié le mouvement du 17. Fo et la CFTC demandent à la CGT et à la CFDT de retirer leur signature de la "position commune". Quelle naïveté en effet de croire que la "France qui se lèvent tôt" peut obtenir quelque chose de bon de ce gouvernement, sinon des promesses et des caresses dans le sens du poil, techniques de manipulation. Il n'y a pas de négociation possible car la posture gouvernementale face aux syndicats c'est : vous signez ou on passe en force. Si la CGT et la CFDT sont entrées dans la processus d'accord avec le Medef c'est parce qu'elles pensaient tirer un profit syndical de la représentativité majoritaire contre les syndicats minoritaires. Le gouvernement et l'UMP viennent remettre tout le monde au même niveau, mais les travailleurs paient la facture.
Bernard Thibault de la CGT : "On affirme aujourd'hui que ceux des salariés qui voudront garder les 35 heures pourront les garder et que ceux des salariés qui voudront travailler plus le pourront. C'est faux. Ce que prévoit le projet de loi est une modification qui ne garantit pas cette approche des choses. Le temps de travail n'est pas défini à l'aspiration des salariés", a affirmé le leader syndical sur RTL.
"Les deux garde-fous principaux sont les semaines de 48 heures maximum, ce qui ne veut pas dire 35 heures hebdomadaires, et le repos de 11 heures. A l'intérieur de ça, les entreprises pourront faire ce qu'elles veulent", a prévenu Bernard Thibault. Le secrétaire général de la CGT dénonce une réforme "idéologique", qui "s'apprête à détruire des pans entiers du code du travail".
Il faut un front syndical et politique uni face au front optu du gouvernement et du patronnat.
20:52 Publié dans ECONOMIE/SOCIAL/ENVIRONNEMENT | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : cgt, cfdt, cherèque, thibault, grève, 17 juin, 35 jeures
Kouchner, Delanoé, Israël, Gaza
Bernard Kouchner, ministre des Affaires Etrangères, déclarait que la création d'un état palestinien était la seule solution. Eh oui, mais tout le monde sait depuis des années, que cette solution n'est plus possible du fait de la colonisation qui a fait des territoires palestiniens occupés une véritable peau de léopard. Le territoire n'est plus continu sans le départ des colons. On sait aussi qu'Israël ne voudra pas céder les territoires colonisés. On sait qu'Israël, un état juif ethniciste, prépare un projet de transfert de territoires sur la base de l'appartenance ethnico-religieuse de leurs habitants. Kouchner croit au Père Noël ! Lire sur Rue89 la fin du mythe de l'etat palestinien independant.
Ce projet israélien est repris dans les propositions de Bertrand Delanoé (L'audace) : "Ce qui est sûr c'est que les deux Etats doivent être viables et sécurisés. Cela passera par des échanges de territoires". C'est la première fois qu'un dirigeant socialiste d'un pays démocratique se prononce publiquement pour un Etat-nation créé sur une base ethnique. Au proche-Orient il y aura donc un etat juif pour les Juifs, un etat palestinien pour les Palestiniens. Par exemple, Nazareth, une ville arabe d'Israël serait donc rattachée à la Palestine parce que ses habitants ne sont pas juifs. En échange Israël prendrait la Vallée du Jourdain, très riche, où elle a installé des colons juifs, de même les colonies autour de Jérusalem qui coupent désormais la Cisjordanie en deux parties. Ce projet révèle un nationalisme ethniciste radical. C'est contraire aux valeurs du socialisme démocratique et universaliste.
Cette vision ethniciste de l'Etat-nation est dangereuse. Si les nationalistes ont leur raison de la porter, en quoi cette vision concerne-t-elle le socialisme? Si cette vision réussit à devenir concrète, elle fera des émules nationalistes qui se baseront sur cette jurisprudence. Le Vlaams belong par exemple, dont le nationalisme s'appuie sur les mêmes bases que le sionisme, demandera que leurs "territoires historiques" soient rendus aux Flamands. Déjà, en contravention au droit dans l'Union européenne, certains maires flamands refusent de vendre des terrains ou des maisons à des Wallons "s'ils ne parlent pas flamands".
Reprenons le souhait de Delanoé: "Ce qui est sûr c'est que les deux Etats doivent être viables et sécurisés" et rappelons, que l'Etat palestinien n'existe pas et n'existera que par un subterfuge dangereux, que les Palestiniens ne sont pas en sécurité du fait de l'action quotidienne de l'armée d'occupation et par le blocus de gaza qui porte des coups sévères à la population palestinienne de Gaza, met en danger sa sécurité alimentaire et sanitaire.
Des milliers de Palestiniens manifestaient à Gaza le 30 mai pour demander la fin du blocus israélien de la petite bande asphyxiée volontairement avec l'accord de l'occident démocratique ... et bon chrétien. Destruction des infrastructures d'équipement, destruction de l'économie, blocus concernant la livraison de produits alimentaires et médicaux, de combustible pour alimenter la centrale électrique qui sert aussi à pomper une eau de moins en moins potable, autant de mesures qui ternissent l'image d'Israël. Aller plus loin serait une erreur de plus.
Comprenez dans leur détermination, que les Palestiniens, même affamés, ne lâcheront jamais la lutte pour leur liberté, contre l'occupation et la colonisation. Une lutte qui concerne les socialistes, pour l'égalité des peuples et leur liberté (déclaration de principe du PS français). La liberté ne peut pas être soldée avec de l'argent comme tente de le faire Bernard Kouchner (conférence des donateurs et la conférence d'investissement en Palestine). La liberté ça n'a pas de prix.
11:47 Publié dans EUROPE INTERNATIONAL | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : kouchner, delanoé, israël, état palestinien, gaza
30.05.2008
Les grands patrons s'augmentent de 58%
Toutes les caisses ne sont pas vides pour tout le monde. Les grands patrons ont vu leur revenu 2007 augmenter de 58% avec un gain moyen de 4 millions d'euros et un total de 161 millions d'euros pour les 40 grands patrons. Le mieux payé s'appelle Pierre Verluca. Il est patron de Vallourec et a touché 18,12 millions d'euros, dont 17,22 par la levée de stock-options.
La ministre de l'Economie Christine Lagarde trouve cela "parfaitement scandaleux", mais les stock-options sont légaux non? Comment peut-elle penser que le libéralisme se régule de lui-même.
"Les organisations patronales entre elles doivent remettre un petit peu le nez dans la façon dont tout ça est organisé", a dit la ministre. Elle parle du Medef !!!! Comme si le gouvernement ne se mettait pas à son service dans tous les dossiers qui frappent les salariés, leur pouvoir d'achat et leurs conditions de vie et de travail.
23:43 Publié dans ECONOMIE/SOCIAL/ENVIRONNEMENT | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : patrons, medef, cac40, stock-options
28.05.2008
Sarkozy est-il un flambeur ?
"Nicolas Sarkozy a tiré un trait définitif mercredi sur la phobie française du "plombier polonais" en annonçant l'ouverture début juillet du marché du travail français aux citoyens de Pologne et de sept autres pays ex-communistes entrés dans l'UE en 2004." AFP
Sur quoi s'appuie l'AFP pour une telle affirmation ? Les Français étaient-ils en liesse à cette annonce ? Et qui a dit qu'ils avaient des phobies? D'ailleurs, Sarkozy s'adressait-il aux Français depuis Varsovie?
La préoccupation des Français c'est le pouvoir d'achat. L'annonce fracassante de Sarkozy depuis Varsovie ne répond pas à la préoccupation des Français. Mais Sarkozy, grisé par sa suffisance et l'illusion de son pouvoir, est parti dans une course folle au changement. N'a-t-il pas le comportement du flambeur, sans jeu de mot pour le feu qu'il avait déjà allumé dans les banlieues par ses provocations.
Sarkozy semble attiré par les jeux dangereux. C'est un provocateur et un casseur, qui ne sait pas gérer les conséquences de ses prises de positions qu'il ne peut pas remettre en question : Nick Sarko ne peut pas se tromper !
Il n'arrive même pas à remettre de l'ordre dans un tout petit problème qu'il a créé en annonçant la suppression de la publicité à la télévision publique, comment pourrait-il mettre de l'ordre dans les problèmes autrement plus graves qu'il génère sur des problèmes qui touchent intimement les Français : l'identité nationale qui consiste en un certain nombre de valeurs de solidarité issues du Conseil National de la Résistance, qui ont fait jusqu'à aujourd'hui la cohésion du pays? "Ca finira mal" tel est le titre du livre écrit par François Léotard.
Le gouvernement annonce la fin des 35h, juste après que Sarkozy ait dit qu'il ne fallait pas y toucher. Le président et le gouvernement se foutent de nous et on n'aime pas ça. Tombées dans ce contexte de crise sociale et d'attaques "multirécidivistes" (sic) du gouvernement contre "les Français qui se lèvent tôt", les déclarations polonaises de Sarkozy tombent dans une besace qui est déjà bien pleine...
Sarkozy croit qu'avec ses discours moralistes, ses promesses et parce qu'il veut que ça se passe comme il le décide, les éléments vont lui obéir. Nous sommes, comme Emmanuel Todd le rappelle, imprégnés très profondément par une culture de liberté de plusieurs siècles. Le gouvernement ne pourra pas très longtemps nous imposer sa dictature du capital. Si l'homme n'est plus au centre de la politique il n'a plus besoin des hommes politiques.
Sarkozy est en train de tout rater et il est bien incapable de s'en rendre compte.
23:55 Publié dans ECONOMIE/SOCIAL/ENVIRONNEMENT | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : sarkozy, immigration, pouvoir d'achat
Le moral des ménages en berne, Sarkozy en baisse de popularité, Delanoé fait un flop
Le moral des ménage est en berne et ça se traduit principalement sur la consommation avec un menace en chaîne de déséquilibres et de faillites.
Le gouvernement et l'UMP pensent que ce qu'il manque c'est de la pédagogie des "réformes". mais non, ce qui manque c'ets du pouvoir d'achat et on consomme donc moins, d'autant moins que certains postes augmentent : alimentation, essence, chauffage, il faut bien délester certains achats, et donc réfléchir à notre mode de consommation.
le "Travailler plus" de Sarkozy se traduit aussi par moins de temps pour acheter aller en week-end etc... des pans entiers de l'économie des loisirs vont être touchés.
Dans les période de crise ou d'incertitude, les Français freinent leur consommation pour épargner pour demain. Certes, le gouvernement peut aussi taxer davantage l'épargne, mais il ne faudrait tout de même pas qu'il chatouille trop l'éléphant. Il a bon dos, mais quand il n'énerve ça fait mal.
Corrélés à ce constat, la popularité de Sarkozy baisse de 1% par mois. 67% des Français ne sont pas d'accord avec la politique du président.
Dans l'opposition, une minorité, 39% des français interrogés, dont la moitié sont à Droite, sont d'accord avec Delanoé sur le "libéralisme et socialisme". C'est donc un échec de cette hypothèse. Si la tactique médiatique de Delanoe avait au moins l'intérêt de boucher définitivement la voie du libéralisme ou de son accompagnement par la Gauche, ce serait une bonne chose
13:15 Publié dans ECONOMIE/SOCIAL/ENVIRONNEMENT | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sarkozy, popularité, delanoé
26.05.2008
Il était une fois où Michel Barnier était crédible ...
Quand il était ministre des Affaires Etrangères sous le gouvernement de Villepin, Michel Barnier était crédible. Ce n'est plus le cas aujourd'hui. Pourquoi?
Après la grève des marins pêcheurs s'il y a quelques mois sur le même sujet du prix du gazole, les altercations à Guilvinec entre des marins et le président, et les promesses de Sarkozy qui avait suivi ne sont pas , et le déblocage de quelques fonds, les problèmes demeurent. cette fois le président a envoyé le ministre de l'agriculture et de la pêche traiter la question.
Les marins ont repris la grève et le blocage des ports de plaisance. Le gouvernement a fait un geste, mais la grève ne s'arrête pas, elle cherche même à s'étendre à d'autres pays européens. Déjà dans 4 pays les marins appellent à une grève illimitée.
On se dit alors que Michel Barnier, qui autrefois avec un certain crédit, n'en a plus. La faute à sarko, qui dit tout et son contraire, fait des promesses qu'il ne tient pas, tient des discours moralistes de pacotille, prend des airs d'instit pour nous démontrer qu'il a raison. Bref, plus personne ne croit Sarko, et quand on nous annonce que son apparition ce soir sur RTL est le retour de l'hyperprésident, on se dit que sa cote va baisser plus rapidement.
Car non seulement on ne croit plus Sarkozy, mais en plus on ne le supporte plus. Et ça, ça ne se commande pas avec un point de croissance. Le divorce est consommé entre le chef de l'Etat et les Français. En attendant la rupture :
Pour travailler moins et vivre mieux, consommons moins. Il n'y a pas de service minimum de la consommation !
23:08 Publié dans ECONOMIE/SOCIAL/ENVIRONNEMENT | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : marins, pêcheurs, michel, barnier, sarkozy, grève
Interviews de l'UNSA et du SGEN-CFDT lors de la manifestation des enseignants le 22 mai à Mulhouse
Vidéo : Anne Reine, syndicaliste au SE-UNSA, secrétaire départementale de UNSA 68, enseignante en lycée professionnel à Mulhouse
Laurent Gomez secrétaire général adjoint du SGEN-CFDT dans le Haut-Rhin, responsable de la Branche second degré (lycées et collèges)La grève a pour motif la ré instauration d'une politique ambitieuse pour l'éducation nationale : donner à nos enfants, à nos élèves, de vraies conditions pour suivre une scolarité ambitieuse. On n'en a plus les moyens. Les publics acceuillis sont de plus en plus diversifiés, les missions sont de plus en plus nombreuses, les directives du ministères sont aussi de plus en plus nombreuses, et les moyens sont toujours inférieurs.
Pour la rentrée prochaine sur l'académie de Strasbourg, il y aura 216 suppressions de postes, et sur le Haut-Rhin, ce sont les établissements Mulhousiens qui sont les plus touchés : à Bourtzwiller, 5 suppressions de postes alors que c'est l'établissement le plus difficile du département, on peut citer aussi des suppressions de postes au collège Kennedy, au collège Bel Air, on supprime 50h de cours par semaine au collège Saint Exupéry alors qu'il y a des élèves en plus.
Carmen Tolle, professeur aux Acacias à Pfastatt, sécrétaire générale SGEN-CFDT
Dans les écoles mulhousiennes du premier degré, les suppressions de postes vont se faire sentir d'une part dans le fait que les effectifs seront plus élevés dans les classes, d'autre part dans le fait que tous les dispositifs de soutien aux élèves en difficulté ne pourront pas être complètement assurés. Il y aura beaucoup de postes qui seront gelés parce qu'on n'aura pas d'enseignants à y mettre, et le plus terrible est le problème du remplacement. On manque de remplaçants, dans tout le département mais tout particulièrement à Mulhouse. Le dernier exemple, c'est un remplacement qui n'a pas pu être fait au collège Jean Zay où on a demandé au personnel à mi-temps de venir travailler à temps plein. Il y a 2 ou 3 mois, un congé maternité n'a pas pu être remplacé et les élèves ont été répartis dans les classes, alors qu'un départ en congé maternité est connu 3 mois à l'avance.
La suppression des postes et des remplacements a un impact sur les conditions d'éducation des élèves mais aussi sur les formations continues des enseignants régulièrement annulées.
Dans ce contexte, je ne sais pas qui peut encore croire à l'égalité des chances.
A suivre prochainement, l'interview de Sylviane Fabre, vice présidente de la FCPE 68
21:50 Publié dans .MULHOUSE ALSACE, POLITIQUE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : mulhouse, 22mai, manifestation, enseignants, interviews
25.05.2008
Education Une réforme c'est un progrès, pas un recul
Samedi 24 mai manifestion des enseignants et parents d'élèves place de la Réunion à Mulhouse. A suivre, dans une nouvelle note, les interviews.

La "réforme" de Xavier Darcos, sur l'Education Nationale, n'est qu'une réduction budgétaire, la réduction du coût de l'éducation, par la suppression de postes et la suppression du nombre d'heures pour l'aide aux élèves en difficulté.
La "réforme" tend a devenir concrète. Sur les 11 200 postes supprimés dès la rentrée 2008, une centaine concernele département du Haut-Rhin.
Dans le premier degré (maternelles et primaire) 96 fermetures pour 36,5 puvertures.
Dans les collèges : 46 suppressions dont 12 à Mulhouse et 12 dans la circonscription de Guebwiller.
Dans les lycées : 57 postes supprimés dont 16 à Mulhouse et 15 à Guebwiller.
D'ici 2012, 80 000 postes supprimés . La rigueur budgétaire passe avant l'éducation qui n'est pus une priorité pour le gouvernement.

14:20 Publié dans POLITIQUE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : education, suppression de postes, mulhouse, haut-rhin
24.05.2008
Votation citoyenne jusqu'à 18h pour le droit de vote pour tous
Pour un suffrage réellement universel, agir pour que les étrangers non communautaires puissent voter et être éligibles dès 2008.
Aujourd'hui à Mulhouse vous pouvez voter pour le droit de vote et d'éligibilité pour tous les résidents en France quelque soit leur nationalité, et pour l'inscription de ce droit dans la constitution.
Si vous n'étiez pas au marché ce matin, vous pouvez voter jusqu'à 18h place de la Réunion. Le dépouillement et la proclamation des résultats auront lieu sur place.
Ci-après le tract, cliquez sur les feuilles pour agrandir
12:58 Publié dans .MULHOUSE ALSACE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : mulhouse, suffrage universel, droit de votre, étrangers, résident
23.05.2008
Redeker, un islamophobe chez Ruquier
Samedi dernier chez Ruquier, Robert Redeker d'une voix doucereuse assène des idioties racistes avec un grand calme flasque. Heureusement, face à lui, il y avait des personnes capables d'indignation face à ses torrents d'imbécillités racistes. Un ensemble de vidéos retracent sa prestation chez Ruquier, la nôtre est un extrait de moins de 2 mn sur lequel on peut déjà se rendre compte d'un certain nombre de chose.
Selon Redeker "l'Islam est une idéologie". Puis de rajouter : "Vous avez en France depuis des générations des gens qui se convertissent à l'Islam, le joueur de football Riberi... Vous avez 40 mosquées à Dallas. Donc c'est une idéologie à dimension planétaire, dont on craint qu'elle soit totalitaire et dont on craint qu'elle porte des dangers pour tout ce à quoi nous tenons." Avant de conclure : "Quand vous êtes islamophobe, ça ne signifie pas que vous êtes raciste." Il s'absout.
Franck Ribéri, français et musulman, ne sait sans doute pas qu'il s'est converti, non à une religion, mais à une "idéologie" !!! Ou bien ne savons-nous pas que Franck Ribéri est un agent de cette idéologie à dimension planétaire et totalitaire? Pour Redeker, l'antisémitisme est un racisme, mais pas l'islamophobie. Oui ce doit être une oeuvre de salut public !!!
Redeker est dans le mauvais trip délirant, le même que celui, autrefois, des antisémites qui voyaient dans "les Juifs" (et les Francs maçons) une ligue menaçante et dangereuse, sans compter ceux qui adhéraient aux bolchévisme. Redeker est de leur descendance idéologique raciste.
Redeker ne doit pas son rattachement au CNRS à ses compétences, mais à l'intervention politique suite à une menace dont il a fait l'objet à la suite de la publication d'un pamphlet islamophobe dans le figaro. Il faut s'en souvenir avant de prendre au sérieux ses fantasmes. Il n'y a rien de scientifique dans ses écrit. Ce ne sont que délires. Après l'article du Figaro, il a fallu découvrir, celui écrit dans le monde. Dans chacun, comme chez Ruquier, il mélange l'Islam, les nazis, Hitler. Puis comme il faut bien accrocher une réalité à ses fantasmes délirants, il s'accroche à quelqu'un, quelque chose. Dans l'article du monde c'est Marion Cotillard qui est la figure de son fantasme délirant et en fait les frais, deux ans après avoir dit quelque chose sur les attentats du 9/11, il a la rancune tenance Redeker. Il a dû en rêver de Marion Cotillard! Pourquoi Le Monde publie-t-il pareil délire. Samedi chez Ruquier c'est Ribéri qui est la figure de preuve que l'idéologie totalitaire à dimension planétaire que serait l'Islam, avance.
Redeker promène ses fantasmes délirants dans les médias, pour le moment en toute impunité. Mais les idées islamophobes véhiculées comme quelque choses de sérieux et répétées trop souvent sont reprises par des partis politiques qui font de l'islamophobie leur fonds de commerce, et c'est en quoi Redeker est dangereux. Obsédé et en proie phobie, il compte les mosquées à Dallas, comme Philippe de Villiers les compte à l'aéroport de Roissy, en pur délire aussi.
Ce qui est rassurant c'est de voir que l'islamophobie de Redeker, comme celle de de Villiers ne passent pas, c'était très visible chez les invités de Ruquier et chez Eric Nolleau. Une grande admiration pour Richard Borhinger, ce vieux lion qui ne se laisse pas berner.
18:41 Publié dans discrimination / diversité, POLITIQUE | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : redeker, islamophobe, islamophobie, ruquier

















