06.07.2011
Le CRIF trafique nos livres d'histoire et l'Histoire
Le CRIF est intervenu auprès des Editions Hachette Education pour modifier un programme d'histoire de la classe de Première concernant la Palestine. Entre autres modifications, il a demandé de supprimer le terme Naqba (la catastrophe en arabe) c'est-à-dire l'expulsion de 90% des Palesiniens qui vivaient dans ce qui ets devenu le territoire israélien d'avant l'occupation de 1967.
Le CRIF, champion du devoir de mémoire fait dans le négationnisme historique : ""une interprétation du conflit israélo-palestinien tout à fait scandaleuse" dit-il. Quand au Bureau National de Vigilance Contre l'Antisémitisme dont le président Sammy Ghozlan est un colon de Cisjordanie occupée, il a contacté le ministère de l'Education nationale pour lui demander le retrait de ce livre "bourré d'erreurs et de mensonges".
Or il y a bien eu une guerre coloniale en 1947 menée par les milices juives de la Hagannah et de l'Irgoun. Ces milices ont perpétré des crimes bien avant 1947 et bien après. Elles ont aussi assassiné Bernadotte en septembre 1948.
Pendant la Naqba, plus de 500 villages ont été détruits et 800 000 Palestiniens ont été chassés et n'ont jamais pu revenir chez eux. Ils sont ainsi que leurs descendants des Réfugiés qui ont le "Droit de retour" inaliénable qu'Israël leur refuse toujours.
En Israël la commémoration de la Naqba est désormais interdite et les Palestiniens d'Israël peuvent être poursuivis pour ce qui est devenu un délit.
Le CRIF, organe communautaire au service d'Israël (comment expliquer sinon le rapport des Juifs français avec la Naqba si ce n'est pas le lien supposé avec Israël) importe une négation de l'histoire palestinienne dans notre pays. Il réagissait d'ailleurs sur son site français à la proposition de loi d'un député israélien arabe sur la Naqba précidément : Il ne manquerait plus que ça !
Comment s'étonner de cette négation de l'histoire par le CRIF quand sur son site on trouve des articlies aussi fantaisistes sur le plan scientifique que celui sur la guerre d'occupation dite guerre des Six jour mis dans la rubrique "repères" (pour jeunes sionistes en voie de bourrage de crâne) : "Il y a 44 ans, Jérusalem était libérée et redevenait la Capitale éternelle de l’État d’Israël". Il fallait oser !!!
18:31 Publié dans POLITIQUE | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : cri, naqba, livres, hachette, éducation
07.07.2009
Motion de Bockel sur la non affectation de 150 élèves mulhousiens
Avant même d'aborder l'ordre du jour du conseil municipal, Jean-Marie Bockel a tenu à parler du gros problème que vivent les élèves, leurs parents et les enseignants, à savoir que 150 élèves sortant du collège n'ont pas d'affectation en seconde dans le lycée de leur secteur. Voir notre article d'hier.
A l'évidence contrarié par la situation qui crée une émotion compréhensible, le maire s'empresse de brandir une motion écrite le matin par la majorité municipale et qu'il ne lira ni ne proposera au vote.
Pour lui le problème est "un manque de place tout à fait anormal dans un certain nombre de lycées pour des élèves de nos collèges relevant de nos lycées qui s'aprêtent à s'inscrire de manière normale et ordinaire et se voient opposer l'argument d'un manque de place ou d'inscription forclose".
Jean-Marie Bockel a contacté la semaine dernière les établissements, l'Inspection académique et le rectorat. Il se dit prêt à interpeller son collègue ministre de l'éducation. C'est pourtant sa réforme qui est la cause de cette désorganisation (libéralisation de la carte scolaire entre autres comme le rappelle une élue de l'opposition de gauche). Le maire secrétaire d'Etat, au nom de la solidarité gouvernementale le nie : "Pour les causes, je ne pense pas que ce soit la carte scolaire".
Des solutions seraient en partie trouvées. Le maire demande à Chantal Risser, adjointe à l'éducation, de compléter ses propos.
Mme Risser commence par : "Monsieur le maire vous avez tout dit" avant de rajouter qu'une classe supplémentaire sera créée (où?) "parce que vous êtes intervenu." Le message à la commission majoritaire de mettre l'action du maire - secrétaire d'Etat en valeur était si bien passé, que l'adjointe gauche moderne le fera de façon si gauche (ou maladroite moderne). Le maire, géné de tant de naïveté, se sent obligé de rappeler que "les associations de parents d'élève, les syndicats, la mobilisation générale, et dans un bon esprit" y sont pour quelque chose.
"Il ne s'agit pas de faire de la politique sur le dos de nos enfants, ni de ne pas en faire". Bon!
Parmi les dizaines d'enfants non affectés certains pourront avoir leur 2è choix d'orientation. Le maire affirme qu'"on" ne partira pas en vacances sans que les problèmes soient réglés. "Je n'imagine pas que nos enfants ne soient pas admis en classe".
L'opposition de gauche demande si le maire confirme les chiffres de la presse (150 élèves non affectés sur Mulhouse, 350 à 400 dans le département). "Les chiffres de l'Inspection académique sont moins alarmistes" que ceux de la presse. "Je pense que la vérité est entre les deux ... C'est certainement un peu moins que ce qu'on lit dans la presse et un peu plus ce qu'on dit à l'Inspection académique."
Normalement les inscriptions sont ouvertes jusqu'à mercredi et Mme Risser concède qu'on en saura pas beaucoup plus avant cette date. "Je remballe la motion car ce n'est pas la meilleure chose à faire ce soir." conclue Jean-Marie Bockel.
PS : Demain point presse au collège Kennedy. Samedi 11 juillet à 10 rassemblement devant la mairie. En espérant que des solutions acceptables seront trouvées d'ici là pour la sérénité de tous.
00:59 Publié dans .MULHOUSE ALSACE, POLITIQUE | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : bockel, conseil municipal, mulhouse, chantal risser, éducation, gauche moderne
06.07.2009
150 élèves mulhousiens de 3è en rade pour la rentrée

A Mulhouse 150 élèves sortant de 3è et remplissant les critères d'accès à la classe de seconde dans un lycée de leur secteur n'ont pas d'affectation. Dans le Haut-Rhin, le responsable du rectorat a admis que 350 à 400 enfants sont concernés. Cela n'était jamais arrivé.
Un rassemblement est prévu devant la mairie de Mulhouse le 11 juillet à 10h à l'appel de la FCPE.
Pour les associations de parents d'élèves (FCPAE, APAHR) il s'agit de la conséquence de la politique de fermeture de classes menée par le gouvernement . Si jusqu'à présent l'académie avait pu gérer tant bien que mal et colmater les brêches, elle n'a pas anticipé les problèmes pour la rentrée prochaine et se retrouve dans une situation de totale désorganisation. Le gouvernement agit sans se préoccuper des conséquences de ses décisions et de ses réformes (fermetures de classes, réforme de la carte scolaire, ...).
Le problème est très grave. Parents et enfants sont inquiets. Des élèves qui ont une moyenne de 12/20 ou 13/20 sont sans affectation. Cela aurait été inimaginable il y a 20 ans.
Suite à la mobilisation du 1er juillet, le conseil académique s'est réuni dans l'urgence et à interpellé l'Inspection académique qui a confirmé un gros problème. Mais au 2 juillet, date à laquelle les affectations sont normalement terminées, la situation n'était pas plus claire.
Non respect des critères post-3è
Les critères définissant le passage de le 3è à la 2è ont toujours été respectés. Il s'agit:
-
du secteur géographique avec un système de bonus et de points
- de l'avis favorable du conseil de classe pour le passage en 2è et le voeu émis sur l'orientation
- du contingentement de certaines orientations très demandées
Or les élèves non affectés pour la rentrée 2009-2010 respectent ces critères.
Action envers les élus
APAHR, FCPE et PEEP ont écrit à l'Inspection académique, au Conseil régional, au Conseil général et au maire de Mulhouse pour demander que les enfants soient affectés selon leurs voeux et refusent que d'autres critères soient pris en compte. Elles ont attiré l'attention « sur le desarroi des enfants et de leurs parents ». Ils demandent que cette situation ne se reproduise pas.
Appel aux parents d'éleves
Les associations de parents d'élèves estiment que les chiffres ci-dessus sur les non-affectés annoncés par l'Académie ne peuvent pas être surévalués. Mais en l'absence de communication, ils font leur propre enquête auprès des collèges et des parents.
Elèves non affectés : collège Kennedy, 7 élèves, 10 pourraient être concernés, collège Saint Exupéry : 30 élèves, collège Jean Macé : 33 élèves.
Aux lycées Montaigne et Schweitzer les listes d'attente pour l'entrée en seconde sont longues et le lycée Montaigne n'a pas la capacité au sol pour créer des classes supplémentaires.
Les élus de la FCPE appellent les parents d'enfants sans affectation à les contacter pour faire le point de la situation à Mulhouse, examiner le profil des élèves et assurer un suivi pour les élèves afin que leurs voeux soient respectés. "Il n'est pas question de laisser des enfants sur le carreau".
Mr Barrillon : 06 30 87 13 20
Mme Echaniz : 06 34 53 41 89
Mme Nessaibia : 06 85 81 94 27
Mme Sonzogni : 06 72 16 84 35
06:59 Publié dans .MULHOUSE ALSACE, POLITIQUE | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : mulhouse, haut-rhin, lycée, éducation, bockel
19.03.2009
Mulhouse, lycée Lavoisier en grève
Communiqué suite à l'AG de ce matin :
Les enseignants du lycée Lavoisier réunis en Assemblée Générale ce jeudi 19 mars 2009 et leur syndicat (SNES) expriment leur forte inquiétude devant la dégradation des conditions d’études et de travail qui résultera de la politique éducative du gouvernement.
Au lycée Lavoisier le nombre d’heures prévues pour la rentrée prochaine est en diminution significative. Cette baisse se traduit notamment par la suppression de 5 postes (Lettres, Histoire-Géographie, Mathématiques, Anglais, Génie Chimique), entraînant une aggravation de la charge de travail des enseignants et un risque de détérioration de la qualité de l’enseignement proposé aux élèves.
Cette politique n’a pour objectif que de faire des économies aux dépens du secteur éducatif, sans prendre en compte les besoins pédagogiques et la recherche d’une meilleure réussite scolaire.
Nous nous opposons à cette vision comptable de l’école et demandons le maintien de tous les postes.
Fait à Mulhouse, le 19 mars 2009
12:56 Publié dans .MULHOUSE ALSACE, POLITIQUE | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : mulhouse, lycée lavoisier, grève, 19 mars, communiqué, éducation
10.12.2008
Rentrée 2009, nos écoles menacées
Cet après-midi à Mulhouse, malgré la neige fondue qui tombait, les enseignants et les parents d'élèves manifestaient pour le maintien du service public de l'éducation et contre les effets négatifs de la réforme Darcos. La manifestation s'est terminée place des Victoires devant une banquise à la dérive où des ours sont en voie de disparition.
En 2009 : + 20 000 élèves et - 6000 postes.
Dans toutes les villes les Français se sont mobilisés. Le ministre Xavier Darcos à répété qu'il continuerait ce qu'il appelle "les réformes".
20:16 Publié dans .MULHOUSE ALSACE | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : mulhouse, éducation, manifestation
09.12.2008
Mulhouse Ecole publique, Appel à manifester le 10 décembre

22:45 Publié dans .MULHOUSE ALSACE, POLITIQUE | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : fcpe, manifestation, mulhouse, éducation
17.09.2008
Le mépris de Darcos pour celles et ceux qui s'occupent de l'éducation des petits

Dans les propos de Xavier Darcos diffusés sur internet, repris aujourd'hui par la presse, il ne faut pas voir qu'une tentative de rationalisation des questions d'éducation. Ce qu'il dit est surtout une minimisation du rôle des femmes dans la société, elles que l'on retrouve le plus souvent dans l'éducation à l'école comme à la maison. C'est une remise en cause du niveau de certaines activités réalisées essentiellement par des femmes. Une façon de les rabaisser.
"Est-ce qu'il est vraiment logique, alors que nous sommes si soucieux de la bonne utilisation des crédits délégués par l'Etat, que nous fassions passer des concours bac +5 à des personnes dont la fonction va être essentiellement de faire faire des siestes à des enfants ou de leur changer les couches? Je me pose la question", avait alors déclaré M. Darcos.
Dans ses propos c'est la deuxième partie qui fait scandale. Le rôle d'éducation des petits c'est bien plus que ce qu'il y voit. Il doit confondre avec changer la litière d'un chat.
23:52 Publié dans POLITIQUE | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : darkos, éducation
25.05.2008
Education Une réforme c'est un progrès, pas un recul
Samedi 24 mai manifestion des enseignants et parents d'élèves place de la Réunion à Mulhouse. A suivre, dans une nouvelle note, les interviews.

La "réforme" de Xavier Darcos, sur l'Education Nationale, n'est qu'une réduction budgétaire, la réduction du coût de l'éducation, par la suppression de postes et la suppression du nombre d'heures pour l'aide aux élèves en difficulté.
La "réforme" tend a devenir concrète. Sur les 11 200 postes supprimés dès la rentrée 2008, une centaine concernele département du Haut-Rhin.
Dans le premier degré (maternelles et primaire) 96 fermetures pour 36,5 puvertures.
Dans les collèges : 46 suppressions dont 12 à Mulhouse et 12 dans la circonscription de Guebwiller.
Dans les lycées : 57 postes supprimés dont 16 à Mulhouse et 15 à Guebwiller.
D'ici 2012, 80 000 postes supprimés . La rigueur budgétaire passe avant l'éducation qui n'est pus une priorité pour le gouvernement.

14:20 Publié dans POLITIQUE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : education, suppression de postes, mulhouse, haut-rhin
21.05.2008
Formation par alternance et accès à l'emploi, où en est-on sur la diversité/discrimination ?
Ce 21 mai est la Journée internationale de la diversité organisée par l'UNESCO. A ce jour plusieurs peuples sont privés de liberté du fait de leur appartenance culturelle, qu'elle soit ethnique ou religieuse. La biodiversité est un patrimoine de l'humanité menacé.
Mais aujourd'hui nous souhaitons rester au plan local et profiter d'un encart du quotidien l'Alsace : "L'apprentissage industriel un visa pour l'emploi" pour aborder la question des discriminations que nous développerons au fils des prochaines semaines.
Reprenons la publicité.
450 entreprises recrutent + de 550 apprenti(e)
Une présence régionale CFAI Alsace
Quels atouts ?
- 95% des apprenti(e)s formés au CFAI (1) ont un emploi à l'issu de leur formation
- 92% des apprenti(e)s réussient aux examens
- 450 entreprises en Alsace forment des apprenti(e)s en partenariat avec le CFAI
L'apprentissage industriel c'est :
- préparer un diplôme
- acquérir une expérience professionnelle
- percevoir un salaire
- cotiser pour sa retraite
- obtenir un emploi dans l'industrie
Union des Industries et métiers de la Métallurgie Alsace
Quels beaux résultats !
Nous le savons, très tôt, en échec scolaire ou pas, les populations des zones classées "ZUS" (Zones Urbaines Sensibles), à majorité issues de l'immigration, sont orientées vers des formations professionnelles. Pourtant dans les formations par alternance, il y a très peu de personnes issues des ZUS voire pas du tout pour certains d'e. Elles souhaiteraient pourtant avoir une entreprise qui les forment, avoir un salaire, augmenter leur probabilité de réussite aux examens, avoir une plus grande chance d'accéder à un emploi à l'issue de la formation du fait de l'expérience acquise.
Au CFAI Drouot par exemple, combien y a-t-il d'habitants du Drouot? Pourtant de nombreux jeunes que vous rencontrez suivent des formations professionnelles, en LEP, sans salaire, sans toujours réussir leur examen, et pour trouver un emploi ... bonjour la galère !
Au cours de leur scolarité dans les LEP ils effectuent également des stages en entreprise de trop courte durée qui ne permet pas d'apréhender la vie professionnelle ou un métier. Encore un handicap pour l'accès à l'emploi.
C'est un scandale et un défi. On ne peut plus laisser des générations de jeunes sur le carreau.
(1) CFAI : Centre de Formation d'Apprentis de l'Industrie. Les CFA sont financés par l'Etat, la région et les entreprises
20:01 Publié dans .MULHOUSE ALSACE, POLITIQUE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : emploi, alternance, apprentissage, diversité, discrimination, éducation
20.12.2007
Bac pro en 3 ans, le conseil régional de Bretagne plus efficace que Jean-Marie Bockel
A la rentrée des vacances de Toussaint, les enseignants des lycées professionnels apprenaient que le ministre de l'éducation avait publié une circulaire généralisant le bac pro en 3 ans dès la rentrée 2008, alors que les conclusions du rapport Prat précisaient que si des élèves pouvaient faire le bac pro en 3 ans (ce qui en sont capables le font déjà), il ne fallait pas généraliser l'expérience. Le BEP était supprimé, or c'est souvent le diplôme le plus élevé obtenu par les élèves de cette filière, souvent issu des quartiers défavorisés.
A MULHOUSE, les enseignants du LEP Roosevelt manifestaient leur opposition à la circulaire Darcos et interpellaient le maire Jean-Marie Bockel, le 30 novembre au Lerchenberg. Le vice-président du conseil régional, Bernard Stoessel était présent.
Jean-Marie Bockel s'engageait à « en parler » à Xavier Darcos.
Le conseil régional de Bretagne a été le plus réactif et pertinent. Il a bien identifié les dangers d'une telle réforme. (voir voeu ci-dessous)
Là où Jean-Marie Bockel n'est pas entré dans le fond du débat, c'est-à-dire sur la chose politique, se tenant à distance et se contentant d'un appel à une relation ministérielle, le conseil régional de Bretagne montre qu'il a examiné la question politiquement et qu'il y répond politiquement. Le ministre Darcos a donc accepté de rediscuter et a signé un protocole de discussion avec les syndicats d'enseignants (sauf la CGT qui estime que la marge de manoeuvre des discussion est faible, le projet serait reporté d'un an)
C'est tout le problème avec Jean-Marie Bockel. D'abord il n'est pas libre, il est tenu par la solidarité gouvernementale, ensuite il ne fournit jamais un argumentaire politique, mais cherche à ne pas faire de vagues par quelque chose comme « vous savez combien ça me préoccupe en temps que maire ». Ca fait du bien à l'âme sur le moment mais ça ne règle pas les problèmes.
D'ailleurs, quand il parle de solidarité gouvernementale (dont certains s'affranchissent sans problème) n'est-ce pas aussi une manière de ne pas aborder les problèmes sur le fond.
Avoir un maire ministre, dans le cas de Bockel au moins, n'apporte pas de plus value.
Nous avons besoin d'un maire à plein temps,
Nous avons besoin d'un maire proche, qui prenne les problèmes à bras le corps.
Ci-dessous le texte complet du voeu du conseil régional de Bretagne
13:10 Publié dans .MULHOUSE ALSACE, POLITIQUE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bac pro, bockel, éducation
18.12.2007
Mulhouse collège Kennedy Que fait Bockel?
Ce soir avant le conseil municipal la FCPE (Fédération des conseils de parents d'élèves des écoles publiques) distribuait un tract rappelant la situation dramatique de l'enseignement au collège kennedy (perte de 5 emplois) et les revendications pour rétablir une situation digne pour les enfants de ce collège et leur garantir un avenir.
Déjà en novembre les enseignants avaient manifesté pour leurs revendications. Les élus de la majorité municipale s'étaient rendu sur place, Chantal Risser et Jean-Marie Bockel en personne. Pour quel résultat?
Ce soir Djamila Sonzogni rappelait au maire que dans certaines villes on reçoit les personnes qui ont quelque chose à exprimer au conseil municipal. Jean-Marie Bockel lui a répondu sèchement : "Pas ici.".
(L'animosité du maire envers l'élue verte est flagrante et se confirme au fil des conseils municipaux, aujourd'hui s'est allé assez loin, à suivre sur un autre article).
Puis répondant à des interventions des élus sur le budget 2008, Bockel expliquait qu'il avait fait ce qu'il devait faire et qu'il avait aussi rencontré les enseignants du collège. Est-ce qu'on élit des représentants pour qu'ils fassent juste ce qu'ils pensent devoir faire ou pour qu'ils obtiennent des résultats? Ne révèle-t-il pas son impuissance?
Que peut-il obtenir en fait? Il est solidaire de ce gouvernement de droite, celui de l'austérité pour ce qui concerne les valeurs humaines (dont l'éducation) et privilégie le commerce international et donc les actionnaires du Cac 40? On vient de constater la semaine dernière avec la réception du président Libyen et aujourd'hui encore lors de la conférence des donateurs pour un Etat palestinien (qui n'existe pas) que ce gouvernement place la valeur "argent" au dessus de tout, et avant les hommes, avant les droits de l'homme.
En quoi les quartiers pauvres et les pauvres intéressent-ils le gouvernement? En quoi l'éducation des enfants pauvres intéressent-ils ces businessman?
Il faut relancer une vrai politique de gauche, qui place l'homme, la femme et l'enfant au centre de la question politique. Et il est possible de le faire dès les municiples, ne serait-ce que pour limiter l'influence néfaste de cette nouvelle droite au pouvoir, mais aussi pour améliorer la vie des Mulhousiens, sur les questions essentielles, dont l'éducation fait partie.
Enfin, Bockel ne peut pas cumuler les mandats sans que les Mulhousiens en fassent les frais. Il est l'OS du gouvernement qui signe des contrats à la chaîne, il n'est pas disponible pour Mulhouse, on le voit pour le collège Kennedy, comme pour le LEP Roosevelt, il n'obtient rien de son ami Xavier Darcos. D'autant qu'il est en train de créer un parti qu'il souhaite de renommée nationale. Il n'est pas un surhomme.
Mulhouse a besoin d'un maire à temps plein.
Les enfants Mulhousiens ont besoin d'un maire à plein temps.
Mulhouse a besoin d'un maire qui peut, pas d'un maire passif et fataliste.
Tract de la FCPE ci-dessous
08:40 Publié dans .MULHOUSE ALSACE, POLITIQUE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : collège, kennedy, mulhouse, bockel, fcpe, éducation
17.12.2007
Voeu du Conseil régional de Bretagne sur le bac pro
Réforme du Bac Pro : la Région [Bretagne] demande une concertation
Suite à l'annonce du Ministère de l'Eduation nationale de réformer le bac pro en le faisant passer d'un cursus de 4 ans à un seul parcours d'études professionnelles en 3 ans, la Région souhaite que soit engagée une véritable concertation qui associerait les organisations représentatives des partenaires de la formation des jeunes.
VŒU SUR LA REFORME DU BAC PRO : ADOPTE A L’UNANIMITE PAR LES ELUS DU CONSEIL REGIONAL
(Rennes, le 17 décembre 2007) Le Ministre de l’Education nationale a notifié aux Recteurs d’Académie sa volonté de généraliser le baccalauréat professionnel en trois ans. La réforme consiste à supprimer les Brevets d’études professionnelles et les Baccalauréats professionnels (cursus en 4 ans), pour les remplacer par un seul cursus d’études professionnelles en 3 ans qui conduira au nouveau «Bac Pro».
Aujourd’hui en Bretagne, plus de 250 cursus de formation seraient ainsi modifiés, dont 240 dans les lycées publics. Dans les seuls lycées publics, ces modifications entraînent la fermeture de 39 divisions, c'est-à-dire l’équivalent de 1000 lycéens.
Les conséquences concrètes de ces dispositions auront des répercussions importantes, notamment pour les élèves qui sortent du cursus de formation sans qualification.
Bien que tous les effets de ces propositions n’aient pu être évalués compte tenu de la soudaineté de l’annonce faite par les services de l’Etat, les conséquences matérielles en termes d’équipement et d’immobilier dans les lycées seront certainement très lourdes à supporter financièrement.
Le Président du Conseil régional a déjà saisi le Recteur en novembre sans réponse à ce jour, le CESR de son coté a adopté un vœu à l’unanimité demandant une concertation.
Aussi, considérant que : la méthode choisie par l’Etat pour mettre en œuvre cette réforme est soudaine, brutale, précipitée, improvisée et non concertée, qu’aucune étude d’impact sérieuse n’a pas été initiée, l’intérêt de tous les jeunes n’a pas été pris en considération par cette réforme, les moyens d’accompagnement des élèves en difficulté ne sont précisés, les moyens de la mise en œuvre du bac pro 3 ans, notamment l’adaptation des programmes d’enseignement, ne sont pas connus, les conséquences en matière immobilière et d’équipement des lycées ne sont pas évaluées, cette réforme risque de se traduire par de nouveaux transferts de charges non compensés par des besoins d’ouverture en apprentissage.
Les élus du Conseil régional, assemblée compétente pour l’élaboration du plan de développement des formations professionnelles, demandent aux Ministre de l’Education nationale et de l’Agriculture de surseoir à toute décision. La Région demande à ces Ministères l’engagement d’une véritable concertation associant l’ensemble des organisations représentatives des partenaires de la formation des jeunes.
Texte intégral du vœu voté à l’unanimité des suffrages exprimés en séance publique du Conseil régional le 14 décembre 2007 (les élus présents du groupe UMP n’ont pas pris part au vote).
http://www.region-bretagne.fr/CRB/Public/alaune/la_region...
19:00 Publié dans POLITIQUE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bac pro 3 ans, éducation
12.12.2007
Mulhouse Retour sur la manifestation lycéenne du 6 décembre
Passant près du lycée Montaigne en fin d'après-midi le 6 décembre je tombe sur la fin de la manifestation lycéenne. Apercevant un adulte je m'adresse à lui pour avoir quelques renseignements, il s'avère que c'est un policier en civil.
- Pourquoi vous êtes là?
- "Moi je sais pourquoi ils sont là, parce qu'ils cassent, parce ce qu'ils agressent les gens (une autre voix : "ils ne savent faire que ça"), et ils n'ont pas beaucoup de revendications. Mais dès qu'ils auront des revendications, nous on sera prêt à les écouter et à les encadrer s'il y a une manif qui tient la route".
Les jeunes lycéens expriment leurs revendications, ils sont contre le Bac pro en 3 ans et la suppression du BEP qui va laisser les jeunes des quartiers défavorisés sans diplôme, eux déjà plus que les autres touchés par le chômage. L'absence de qualification et la discrimination selon l'origine ethnique qui arrive en tête des discriminations selon la HALDE, conjuguent leur exclusion.
Le canard de Mulhouse les a écouté et leur donne la parole. (Parce qu'ils sont mineurs, leur visage n'apparaît pas dans la vidéo).
18:30 Publié dans .MULHOUSE ALSACE, POLITIQUE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : mulhouse, manifestation, lep, bac pro, éducation
04.12.2007
Les enseignant du LEP Roosevelt de Mulhouse, des profs grincheux et crispés?
Le très Sarkozyste Journal Du Dimanche fait un compte rendu élogieux de la réunion de bilan de mandat de Jean-Marie Bockel, maire de Mulhouse. Pour faire un tel article pas besoin d'interview, il suffit de retrouver des citations, de lire un bouquin et surtout des éloges et des attaques contre les personnels qui travaillent.
"Monsieur le maire a eu tort de s'inquiéter: aucun "prof" grincheux, crispé sur le clivage gauche-droite, n'est venu gâcher la réunion de famille qu'il organisait vendredi soir dans sa fidèle ville de Mulhouse. "
Les profs du LEP Roosevelt n'étaient pas venus à cette réunion pour la gâcher, mais pour faire entendre leurs revendications et leur refus du BAC PRO en 3 ans, décidé par le ministre de l'éducation bien que le rapport Prat préconise qu'il ne faut pas généraliser l'expériementation faite. Ils ont exprimé leur revendication en insistant sur le fait que les victimes de cette décision gouvernementale sont les plus démunis, les habitants des quartiers déjà discriminés face à l'emploi. Ils sont ensuite rejoint la réunion que Pierre Freyburger tenait sur le thème de "la formation tout au long de la vie" dans le même esprit.
L'action des enseignants du LEP a pour but de défendre les conditions d'enseignement et d'apprentissage d'un métier. Ils ne sont pas des grincheux, crispés, mais au contraire des gens passionnés par leur métier et soucieux de l'insertion professionnelle de leurs élèves, le plus souvent originaires des quartiers défavorisés.
Ce mépris affiché par une journaliste éloignée du terrain envers des enseignants très professionnels en dit long sur la façon dont cette campagne des municipales va être menée. Sarkozy a fait de Mulhouse la vitrine de "l'ouverture" et il essaiera de tout écraser sur son passage tel un bulldozer.
Arlette Grosskost est aussi égratignée. Pourtant quand elle est citée "Je ne crois pas à la démocratie unanimiste", nous sommes d'accord avec elle. Nous voyons d'un mauvais oeil, ce désir de pouvoir de Sarkozy qui passe par un contrôle de la presse et un dénigrement des gens qui travaillent.
Le bilan de mandat de Bockel qui réunissait tout au plus 170 personnes n'a rien d'un "référendum pour un maire mutant".
Alors qu'il répondait aux enseignants du LEP Roosevelt, à son arrivée au lerchenberg, son auditoire apprenait qu'il n'avait pas eu le temps de parler du collège Kennedy à Darcos bien qu'il en avait fait promesse de le faire avant la fin de la semaine dernière. Il ne le fera pas non plus cette semaine "parce que je serais en Algérie".
Mulhouse a besoin d'un maire à plein temps, pas d'une valse à mille temps.
Notre article sur le LEP Roosevelt :
Les enseignants du LEP Roosevelt s'invitent au bilan de mandat de Bockel
Celui de Cléo Schweitzer candidate sur le liste de Pierre Freyburger :
L’OPERATION DE DEMANTELEMENT DU SERVICE PUBLIC DE L’ENSEIGNEMENT S’ACCELERE A MULHOUSE !
Et aussi l'éloge de Bockel dans le JDD Mulhouse referendum pour un maire mutant
07:35 Publié dans .MULHOUSE ALSACE, POLITIQUE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bockel, mulhouse, lep roosevelt, éducation
03.12.2007
A Mulhouse Les enseignants du LEP Roosevelt s'invitent au bilan de mandat de Bockel
Les enseignants du LEP Roosevelt attendaient Jean-Marie Bockel vendredi soir au Lerchenberg où il faisait son bilan de mandat municipal.
Les délégués Mme Rheine (SE-UNSA), M. Hiou (CGT) et M. Pepin (FSU) ont expliqué au maire Jean-Marie Bockel les causes de leur refus de la généralisation d'une expérimentation du bac Pro en 3 ans, que le rapport PRAT juge inopportune mais que le ministre Xavier Darcos a malgré tout décidé de mettre en place à la rentrée 2008 par circulaire du 29 octobre (pendant les congés scolaires). Le maire interpellé sur ces questions a promis de transmettre une note au ministre de l'éducation nationale avec qui il a néanmoins un devoir de solidarité gouvernementale.
Les enseignants sont ensuite allés rejoindre une autre réunion politique au MCP, tenue par Pierre Freyburger sur le thème de la formation continue tout au long de la vie. La parole leur sera donnée, et ils y ont exposés les dangers d'une telle décision gouvernementale, pour les publics de ces formations déjà orientés vers ces filières après un échec scolaire, comme pour les emplois vers lesquels ils se destinent avec un diplôme qui aura moins de valeur. Une pétition a été proposée à la signature.
Ci-après, le texte des enseignants et un lien vers le rapport PRAT
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30.11.2007
Mulhouse Roosevelt : Non à la généralisation du Bac pro en 3 ans !
Non à la généralisation du Bac pro en 3 ans!
Sans aucune concertation, le ministre de l'Education nationale vient de décider de généraliser la préparation du Baccalauréat professionnel en 3 ans au lieu de 4 ans actuellement : aujourd'hui, les élèves préparent le BEP en 2 ans puis le Bac pro en 2ans, soit 4 ans de formation professionnelle; avec la réforme, ils perdront une année complète de formation!
Cette décision est proprement scandaleuse :
- Elle ignore l'étude du rapport Prat sur le baccalauréat professionnel en 3 ans qui conclut: «La grande majorité des élèves et apprentis n'a pas les possibilités de suivre un parcours vers un baccalauréat professiofmel en trois ans », Le rapport ajoute: « Le parcours en trois ans n'est qu'un élément de réponse [à la flexibilité des parcours] qui ne concerne qu'une faible partie des publics [accueillis en lycée professionnel]»,
- Elle a été prise sans concertation ni avec les personnels enseignants, ni avec les inspecteurs, ni avec les personnels de direction, ni avec les représentants des professions.
- Elle a été prise dans la précipitation : annoncée le 29 octobre 2007 (pendant les congés de la Toussaint), elle doit être appliquée à la rentrée 2008, et la généralisation terminée en 2010 !
Les enseignants du lycée professionnel Roosevelt posent les questions suivantes:
- Comment les lycées professionnels pourront-ils accomplir le travail de formation professionnelle des jeunes en 3 ans alors qu'il leur est difficile de le faire en 4 ans?
- Quelle sera la valeur sur le marché du travail d'un baccalauréat professionnel amputé d'un quart du temps de formation?
- Que vont devenir les jeunes en grande difficulté (très nombreux dans les lycées professionnels) qui ne pourront pas suivre la formation et dont le rapport Prat indique qu'ils constituent « la grande majorité des élèves et apprentis» ?
Les enseignants du lycée professionnel Roosevelt dénoncent
- une opération indéfendable sur le plan pédagogique;
- Une opération aux motivations purement gestionnaires : réduire la formation professionnelle d'un quart permet de supprimer 25 % des postes d'enseignants des lycées professionnels!
- une attaque brutale qui vise à exclure de la voie professionnelle les élèves les plus en difficulté.
- une mesure antisociale injuste: s'attaquer à l'enseignement professionnel, c'est faire des économies aux dépens des jeunes des milieux les plus défavorisés.
Les enseignants du lycée professionnel Roosevelt demandent l'annulation de la généralisation de la préparation du baccalauréat en 3 ans.
Les enseignants du Lycée professionnel Roosevelt de Mulhouse
Mulhouse, le 29 novembre 2007
Le rapport PRAT ftp://trf.education.gouv.fr/pub/edutel/syst/igen/bac_pro_...
23:45 Publié dans .MULHOUSE ALSACE, POLITIQUE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bac pro, roosevelt, éducation












