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27/09/2012

Le club basque de Athletic Bilbao boycott Israël

C'est dans le cadre du championnait d'Europe de foot, le match Athletic Bilbao - Hapoel Ironi Kiryat Shimona.

Un club de supporters qui ne délègue pas la politique à des représentants, ça ne se trouve pas dans tous les pays !

 

Herri Norte Taldea Boycotte Israël à Bilbao

18/09/2012

BDS Procès en appel des 12 militants mulhousiens à Colmar

Communiqué

Procès en appel des 12 militants

du Collectif  Boycott 68

 

 

Les douze militants mulhousiens poursuivis pour avoir appelé au boycott des produits exportés par Israël dans le cadre de la campagne BDS ( Boycott, Désinvestissement, Sanctions) lancée par les Palestiniens, ont été relaxés par le tribunal correctionnel de Mulhouse le 15 décembre 2011.

 

Ce résultat confirme qu'il n'est pas illégal de critiquer l'Etat d'Israël et d'agir pour faire cesser sa politique criminelle contre le peuple palestinien qui perdure en toute impunité depuis plus de soixante trois ans. Leur liberté d'expression et leur action de citoyens engagés pour la justice ne peuvent en aucun cas être assimilées à l'antisémitisme.

 

Le Procureur général a fait appel de la relaxe et le procès aura lieu mercredi 19 septembre à 14H00 à la Cour d’appel de Colmar.

 

Mme Alliot-Marie s’étant permise dans une circulaire, de bafouer l’indépendance de la justice, en ordonnant à tous les parquets d’engager des procédures et de condamner les femmes et les hommes qui appellent au boycott des produits israéliens — et de ces seuls produits !!—, d’autres procès sont pendants dans différentes villes. Nous espérons que Mme Christiane Taubira, nouvelle Ministre de la Justice, fera annuler cette incroyable circulaire de Michèle Alliot-Marie, qualifiée par le Syndicat de la Magistrature d’"attentat judiciaire".

 

En attendant, nous appelons à un rassemblement de soutien devant le Tribunal à partir de 13H, 9 avenue Raymond Poincaré à Colmar.

 

 

Le Collectif Boycott 68

 

19/08/2012

Boycott du concert de Barenboïm à Jérusalem Est

Le concert de l'orchestre israélo-arabe de Daniel Barenboïm a été annué après les vives protestations des militants Palestiniens qui considèrent qu'un tel concert dans Jerusalem Est équivaut à une normalisation de l'occupation. Daniel Barenboïm n'a pas critiqué la politique d'occupation et de colonisation en particulier les démolitions . Sa bonne réputation n'est pas méritée.

RAMALLAH - Un concert prévu le 31 juillet à Jérusalem-est de l'orchestre de Daniel Barenboïm formé par des musiciens israéliens, palestiniens et des pays arabes voisins a été reporté sine die suite à des protestations palestiniennes, a annoncé mercredi l'envoyé spécial de l'ONU pour le Moyen-Orient Robert Serry.

Annulation d'un concert de l'orchestre israélo-arabe de Barenboïm à Jérusalem-Est

Un tel événement constitue "une sorte de normalisation (de la situation), tandis qu'au même moment les droits des Palestiniens continuent d'être ignorés", a expliqué à l'AFP le responsable palestinien Rassem Ebidat, Coordinateur du Comité de travail sur Jérusalem-est. 

Le West-East Divan Orchestra, fondé par le chef d'orchestre et pianiste israélo-argentin Daniel Barenboïm et le défunt universitaire palestinien Edward Saïd, devait se produire au Mont des Oliviers. Cette initiative était chaleureusement soutenue par l'ONU et son envoyé spécial dans la région. 

"Au lieu de parrainer un concert au Mont des Oliviers, M. Serry devrait demander à Israël d'arrêter les confiscations de terres palestiniennes et la construction de colonies et de bases sur celles-ci", a protesté M. Ebidat.

13/03/2012

Procès BDS : soutien du rabbin LYNN GOTTLIEB

Merci à Lynn Gottlieb pour cette lettre adressée au gouvernement français et aux magistrats en soutien aux personnes inculpées dans les procès BDS, et notamment le prochain à venir, ce jeudi 15 mars au Tribunal de Bobigny, où le "défenseur des Droits", Dominique Baudis se commet, toute honte bue, aux côtés des parties civiles !

http://europalestine.com/spip.php?article6984

Procès le 14/03 à Bobigny, le 23/03 à Pontoise puis à Perpignan et Mulhouse (appel de la relaxe). 

 

LETTRE DU RABBIN LYNN GOTTLIEB

A QUI DE DROIT

"En tant que citoyenne américains et rabbin qui croit à la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme en tant que règle commune pour tous les êtres humains, je vous demande d’abandonner les accusations contre Olivia Zémor et les trois militants inculpés en même temps qu’elle, pour avoir appelé au boycott des produits israéliens.

Le boycott est un outil de pression économique dans un contexte où Israël viole le droit international de nombreuses manières — comme il est établi dans le rapport Goldstone, par Amnesty Internation, par les associations israéliennes B’Tselem et Médecins pour les Droits de l’Homme, par AL HAQ et des dizaines d’autres associations de défense des droits de l’Homme— et reste toutefois impuni.

Il ne fait aucun doute que l’occupation des territoires palestiniens par Israël est illégale.

Le boycott est une méthode de résistance non violente citoyenne et noble qui ne s’en prend pas aux vies humaines mais exerce une pression publique pour faire changer les comportements.

La France, qui a des responsabilités historiques envers les Juifs français étant donné son rôle pendant la deuxième guerre mondiale, n’a pas le droit de prohiber le recours au boycott tel qu’il existe pour faire pression sur l’Etat d’Israël et l’amener à changer sa politique, qui viole les droits humains des Palestiniens de manière massive.

Il existe en outre des dizaines de milliers de Jufs dans le monde qui soutiennent la campagne BDS, y compris l’association "Jewish Voice for Peace (Voix Juive pour la Paix) dont je fais partie. Il y a aussi des Juifs qui soutiennent BDS par amour pour Israël et par désir de faire cesser une politique nuisible pour tous ceux qui vivent dans cette région, Juifs, Musulmans comme Chrétiens.

L’occupation doit cesser. Le boycott est un moyen de construire un mouvement social permettant ce changement.

J’espère que vous renoncerez donc à toutes les charges contre les prévenus.

L’Shalom

Rabbi Lynn Gottlieb Shomer Shalom Network for Jewish Nonviolence Stony Point, NY 10980 The United States of America

23/02/2012

Le CRIF censure un colloque à l'université Paris 8

Saint-Denis, le 21 février 2012

 

Monsieur le Président,

 

Le Snesup vous demande instamment de revenir sur votre décision de vendredi concernant la tenue d'une manifestation intitulée "Des nouvelles approches sociologiques, historiques et juridiques à l’appel au boycott international : Israël, un Etat d’apartheid ?"


Nous ne nous prononçons pas sur le contenu de cette manifestation, ni sur son intérêt ou son caractère judicieux, mais uniquement sur sa nature de manifestation militante offrant un cadre d'expression à des universitaires dans l'exercice de leur libre expression. Compte tenu du statut de la quasi-totalité des participants, il s'agit incontestablement d'une manifestation de ce type, et votre communiqué ne le nie d'ailleurs pas; mais de ce fait les deux raisons que vous invoquez pour lui retirer votre autorisation ne nous apparaissent pas recevables, et ne justifient pas la décision d’annulation.


Le maintien de l'ordre public ne saurait justifier à lui seul l'interdiction d'une expression collective, si polémique soit-elle. De plus la fin du communiqué présidentiel semble impliquer que le trouble de l'ordre public viendrait, non des organisateurs de la manifestation, mais des oppposants à celle-ci — auquel cas vous autoriseriez ces fauteurs de trouble — non désignés d'ailleurs — à exercer un droit de censure sur les discussions au sein de l'Université, ce qui nous paraît tout-à-fait inacceptable.


L'indépendance intellectuelle de l'Université ne saurait non plus être menacée par une expression collective universitaire, si militante soit-elle. Ce raisonnement conduirait à interdire le discours militant dans l'Université au seul motif qu'il est militant, ce qui est en contradiction totale avec les libertés universitaires. La réunion prévue est bien sûr d’essence militante, et l’Université n’a donc pas à lui apporter son soutien ès-qualités, ce qui est déjà le cas semble-t-il. Si confusion il y a eu sur le statut non officiel de la manifestation (utilisation non autorisée du logo, par exemple), il est également normal de demander que cette confusion soit levée, et les logos retirés. Mais l’annulation de l’autorisation ne peut s’appuyer sur ce seul motif.


Aucune des deux raisons invoquées par votre communiqué ne paraît donc suffisante pour justifier ce qui constitue un acte grave dans le cadre d’une Université, l’interdiction de l’expression publique de membres de la communauté universitaire. Une telle interdiction pourrait se justifier uniquement dans le cas d’une expression relevant de l'apologie de crime de guerre ou de crime contre l’humanité, ou de l'incitation à la discrimination ou à la haine raciale. Encore cela serait-il invoquable ex post, et non ex ante, puisqu’autrement il s’agirait d’une censure préalable.


L'expression universitaire doit rester libre, et limitée par le seul respect des principes de tolérance et d'objectivité que la déontologie universitaire impose. Nous vous demandons donc instamment de garantir cette liberté d'expression, et d'autoriser la tenue de la manifestation "Des nouvelles approches sociologiques, historiques et juridiques à l’appel au boycott international : Israël, un Etat d’apartheid ?", quitte à prendre toute mesure utile pour que cette manifestation se déroule dans le calme, et sans préjudice des suites que des déclarations contraires aux lois en vigueur pourraient avoir, si de telles déclarations avaient lieu dans le cadre de cette manifestation.


Nous vous prions, Monsieur le Président, d'accepter l'expression de nos sentiments respectueux.

 

 

Pour la section,

Pierre Gervais

28/12/2011

Mulhouse Appels au boycott des produits israéliens Le parquet fait appel de la relaxe

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Les militants de Boycott 68, ici avec leur avocat Me Thomas Wetterer, vont repasser en jugement Photo DNA - A. C.

Rebondissement dans l’affaire des appels au boycott des produits israéliens : le parquet général fait appel du jugement de relaxe des douze militants du collectif Boycott 68 poursuivis pour provocations à la discrimination.


La question s’était posée dès l’énoncé du jugement rendu le 15 décembre dernier : le parquet général allait-il faire appel du jugement de relaxe rendu par le tribunal correctionnel de Mulhouse ? La réponse est oui et l’affaire sera donc rejugée devant la Cour d’Appel de Colmar. Ce  n’est qu’une demi-surprise, la Chancellerie ayant initialement adressé une lettre à l’ensemble des parquets afin de les inciter à des poursuites dans ce type d’affaires.

Provocations à la discrimination nationale, raciale, religieuse ?

Les douze militants pro palestiniens étaient poursuivis pour avoir distribué des tracts à deux reprises appelant à boycotter des produits exportés par Israël en vente dans les rayons de l’hypermarché Carrefour d’Illzach pour sanctionner l’État hébreu de la politique qu’il mène à l’égard des Palestiniens. Les premiers faits remontaient au 26 septembre 2009, les suivants au 22 mai 2010. les militants avaient dénoncé « un procès politique diligenté par le gouvernement suite à des plaintes déposées par des organisations soutenant la politique de l’État d’Israël »

Alors que le parquet mulhousien avait requis des peines d’amende de 500 € à l’encontre des douze militants, les juges avaient opté en première instance pour une relaxe générale.

Il revient désormais à la Cour d’appel de Colmar de réexaminer le dossier.

DNA publié le 27/12/2011 à 20:40

23/12/2011

Communiqué des 12 militants du Collectif Boycott 68 relaxé à Mulhouse

Les douze militants poursuivis pour avoir appelé au boycott des produits exportés par Israël dans le cadre de la campagne BDS ( boycott, désinvestissement, sanctions ) lancée par les Palestiniens, viennent d'être relaxés par le tribunal correctionnel de Mulhouse le 15 décembre.

Ils sont heureux de ce résultat qui confirme qu'il n'est pas illégal de critiquer l'Etat d'Israël et d'agir pour faire cesser sa politique criminelle contre le peuple palestinien qui perdure en toute impunité depuis plus de soixante trois ans. Leur liberté d'expression et leur action de citoyens engagés pour la justice ne peuvent en aucun cas être assimilées à l'antisémitisme.

Ils remercient très sincèrement leurs avocats, leurs témoins, toutes les personnes venues à Mulhouse leur apporter leur soutien lors des différentes audiences au tribunal, les cinq mille personnes et les trente trois associations, syndicats, partis politiques qui ont signé la pétition. Ils sont aussi très reconnaissants à ceux qui ont participé à la solidarité financière.

Ce jugement de Mulhouse, comme celui du tribunal correctionnel de Paris qui a prononcé la relaxe d'une autre militante, servira de référence pour les procès identiques contre d'autres militants dans les prochains mois.

Alors que les crimes israéliens se poursuivent au mépris du droit international, les douze militants de Mulhouse appellent à la poursuite et à l'amplification de la campagne BDS jusqu'à ce que tous les droits fondamentaux de l'ensemble du peuple palestinien soient réellement respectés et les responsables israéliens sanctionnés.

16/12/2011

Mulhouse Relaxe des douze militants de BDS avec JPLP68

Cher(e)s ami(e)s,

Jeudi 15 décembre 2011, le tribunal de Mulhouse présidé par le juge Gatty a prononcé ce matin la relaxe pour les 12 militants poursuivis pour "appel à la discrimination et incitation à la haine et à la violence" pour avoir participé à deux actions de boycott des produits exportés par Israël dans le cadre de la campagne BDS (Boycott Désinvestissement Sanctions) lancée par des organisations de la société civile palestinienne. 

Bien que les attendus du jugement ne soient pas encore connus, la campagne BDS s'en trouve légitimée et il est reconnu que les citoyens ont le droit de critiquer la politique israélienne et d'agir pour faire cesser ses actions criminelles. C'est une grande joie aujourd'hui à Mulhouse et un espoir pour tous les militants poursuivis, essentiellement en France.

Je remercie toutes celles et tous ceux qui nous ont soutenus tout au long de ces deux années de procédure, et se sont déplacés à Mulhouse lors des cinq audiences (dont 4 reports) ainsi que nos tavocats et les témoins qui sont venus défendre la cause du boycott.
La campagne BDS continue en France et dans le monde, tant qu'Israël ne respecte pas le droit international et les droits de l'homme.
 
Farida Trichine, 
Coordinatrice de Justice Pour La Palestine Alsace, association membre du collectif Boycott 68
 
France 3 Alsace  le 15/12/2011

Ce jeudi matin, le 15 décembre, le délibéré du tribunal de Mulhouse concernant les militants du collectif Boycott 68  a relaxé les douze prévenus, alors que le procureur de la République de Mulhouse avait requis 500 euros d'amende pour chacun. Les militants étaient poursuivis pour provocation à la discrimination envers une nation et incitation à la haine et à la violence. Il leur était reproché de s'être rassemblés dans les rayons d'un hypermarché d'Illzach en septembre 2009 et en mai 2010 pour appeler au boycott des produits importés d'Israël.

+ La video  : http://alsace.france3.fr/info/tribunal-de-mulhouse--boycott-68-relaxe-71685846.html
 
Les dernières Nouvelles d'Alsace 16/12/2011

Mulhouse Boycott des produits israéliens

Un jugement de relaxe

Jugement de relaxe pour l'ensemble des membres de l'association "Boycott 68"

Le tribunal correctionnel de Mulhouse a rendu hier sa décision dans le procès des 12 membres de « boycott 68 », jugés pour avoir appelé au boycott des produits israéliens. Le parquet avait requis 500 EUR d'amende pour chacun. Ils ont été relaxés.

Il aura fallu attendre quatre reports successifs et le temps d'un jugement, mis en délibéré depuis la mi-novembre, pour enfin connaître le sort de ces douze membres du collectif Boycott 68. Bref, plus d'un an pour savoir à quelle peine allaient être condamnés ces militants poursuivis pour « provocations à la discrimination nationale, raciale, religieuse par parole, écrit, image ou moyen de communication au public par voie électronique ».

Ils avaient distribué à deux reprises des tracts appelant au boycott des produits exportés par Israël et présents dans les rayons de l'hypermarché Carrefour d'Illzach. Les premiers faits remontaient au 26 septembre 2009. Les suivants au 22 mai 2010.

Plus de 5 000 signatures récoltées en faveur des prévenus tous relaxés

Hier, alors que toutes les audiences, jusque-là, avaient été marquées par des manifestations (pacifiques) devant le tribunal, le jugement a été rendu dans le plus grand calme et surtout a été reçu par les mis en cause sans applaudissement ou excès de joie.

Et c'est bel et bien une relaxe générale qui a été prononcée par le président d'audience Francis Gatty, ne suivant ainsi pas les réquisitions du parquet. Le procureur de la République, Michel Defer avait estimé lors du procès qu'il y avait bien eu dans cette affaire « provocation à la discrimination, à la haine ou à la violence » et requis une peine d'amende de 500 EUR pour chacun des prévenus. Du côté des militants, le soulagement était visible sur les visages. Farida Trichine, prévenue dans cette affaire a rappelé ses convictions : « Nous savions que le boycott était légal. On peut boycotter tous les pays... pourquoi Israël serait une exception ?

Maintenant, le jugement, qu'il aille ou non dans notre sens, n'aurait rien changé. Nous sommes pour la désobéissance civile lorsque la loi n'est pas du côté de la justice ».La militante a une fois de plus souligné que « la campagne BDS (lire ci-dessous) vise à faire appliquer le droit international, à faire respecter les droits fondamentaux des Palestiniens et à sanctionner l'État d'Israël pour ses outrances, ses crimes de guerre et sa politique discriminatoire à l'égard du peuple palestinien ».

« Je suis fier de la justice de mon pays »

Le collectif poursuivra donc ses actions devant les enseignes qui continuent de distribuer les produits pointés du doigt par le collectif. Pour sa part, Me Thomas Wetterer, l'avocat de Boycott 68, a salué le courage et la rigueur du magistrat et de ses assesseurs. « Je suis fier de la justice de mon pays », a-t-il dit. Le tribunal correctionnel mulhousien s'est attaché à la règle de droit plutôt qu'à des pressions à la fois de la Chancellerie et de certaines officines. Rappelons tout de même que lorsque les parties civiles avaient déposé plainte en leur temps, la Chancellerie avait adressé une lettre à l'ensemble des parquets afin de les inciter très fortement à des poursuites.

La question qui se pose donc aujourd'hui c'est de savoir si le parquet général fera appel de ce jugement.

Alain Cheval - DNA 16 décembre 2011

Le parquet général fera-t-il appel ?

La décision du tribunal mulhousien risque de faire jurisprudence ou tout du moins boule de neige, sachant que les procédures à l'égard des militants de la campagne BDS (Boycott, désinvestissement, sanctions), dont se revendique le collectif Boycott 68, se multiplient. Ces militants ont toujours dénoncé, comme ce fut le cas à Mulhouse, « un procès politique diligenté par le gouvernement suite à des plaintes déposées par des organisations soutenant la politique de l'État d'Israël ».

Le jugement mulhousien vient ainsi renforcer celui de juillet dernier ou le tribunal correctionnel de Paris avait relaxé une militante de la cause palestinienne jugée pour avoir mis en ligne une vidéo tournée dans un supermarché d'Evry (Essonne) appelant au boycott des produits israéliens. Le tribunal avait estimé que la campagne, soutenue par des personnalités « non susceptibles de se voir imputer une attitude hostile vis-à-vis du peuple israélien », ne constituait par une « provocation à la discrimination, la haine ou la violence contre un groupe de personnes à raison de son appartenance à une nation ». Parmi les premières réactions hier à l'issue de l'énoncé du jugement, celle de la Licra du Haut-Rhin, par la voix de son avocat Me Rodolphe Cahn, qui s'est dit étonné, « le tribunal a préféré suivre une décision rendue par le tribunal de Paris, et qui nous semblait tout à fait particulière, plutôt que de se conformer à la majorité des décisions, dont celle de la Cour européenne des droits de l'homme, qui va dans notre sens ». La Licra avait déposé plainte en 2009 avec l'association Avocats sans frontières et la Chambre de commerce franco-israélienne.

Pour les suites ? « Nous attendrons les motivations pour nous prononcer sur un éventuel appel », a ajouté l'avocat mulhousien.

A.C DNA 16 décembre 2011

Les DNA 15/12/2011

http://www.dna.fr/actualite/2011/12/15/relaxe-generale-pour-les-militants-de-boycott

L'Alsace 16/12/2011

http://www.lalsace.fr/actualite/2011/12/16/les-militants-de-boycott-68-relaxes-a-mulhouse

Avec l'agence Reuters

(repris par de nombreux médias nationaux ou régionaux)

http://www.lepoint.fr/fil-info-reuters/relaxes-a-mulhouse-pour-un-appel-au-boycott-d-israel-15-12-2011-1408964_240.php

 

19/11/2011

Procès BDS Mulhouse : un brillant plaidoyer en défense du boycott

Les douze militant(e)s de Mulhouse accusés par le gouvernement français d’avoir appelé au boycott des produits israéliens ont brillamment défendu leurs droits ce jeudi, au cours d’un procès qui a duré de 8 H du matin à 18 H au tribunal de Mulhouse.

Défendus de manière limpide par Maîtres André Shamy, Thomas Vetterer et Antoine Comte, mais aussi par eux-mêmes et par leurs témoins, les inculpés ont fait preuve toute la journée d’une sérénité qui tranchait avec la hargne des associations du lobby israélien.

Dans un tribunal qui ne désemplissait pas, tandis qu’une centaine de militants de la ville, de la région alsacienne, de Paris, de Bordeaux et même d’Allemagne manifestaient leur solidarité à l’occasion de ce procès reporté pour la 5ème fois, l’incitation à la haine n’a pas été du côté des défenseurs du peuple palestinien et du droit international.

Les parties civiles (LICRA, BNVCA, Avocats sans Frontières, France-Israël et Chambre de Commerce France-Israël), égales à elles-mêmes, ont eu recours aux mêmes procédés affligeants. Puisque nous n’appelons pas nécessairement au boycott de la Chine, que nous ne militons pas pour le Tibet, c’est donc que nous sommes antisémites ! Si tel imam s’est prononcé en faveur du boycott des produits israéliens c’est que nous sommes tous d’affreux islamistes, etc...

Concernant la LICRA qui n’est partie civile qu’à Mulhouse, Me Comte s’est adressé à son représentant, Me Cahn, pour lui indiquer que la LICRA devrait être gênée de se compromettre aux côtés d’intégristes, antisémites comme Alexandre del Valle, associés au fanatique Sammy Ghozlan, sur un site de colons.

Les inculpés accusés d’avoir distribué des tracts appelant au boycott des produits israéliens devant un magasin Carrefour et d’avoir crié "Israël assassin, Carrefour complice", ont expliqué posément leur démarche, l’importance de l’appel à des sanctions économiques face à une politique criminelle et à l’absence de sanctions de la part des instances internationales et des gouvernements, ainsi que le rôle déterminant du boycott dans l’histoire de l’émancipation des peuples.

Carrefour ayant au demeurant retiré sa plainte, Farida Trichine, l’une des inculpées a fait valoir que l’enseigne ne semblait donc pas se sentir injuriée par cette accusation.

De même leurs témoins, Mgr Jacques Gaillot, Jean-Claude Meyer et le sénateur du Haut-Rhin Jacques Muller, ont souligné l’ampleur des crimes commis par l’Etat d’Israël à l’encontre du peuple palestinien, et se sont étonnés du fait que le gouvernement français ne criminalise que l’appel au boycott d’Israël et d’aucun autre Etat.

Face à un président du tribunal qui interrogeait les prévenus comme si leur culpabilité était acquise ("Vous reconnaissez avoir commis une infraction en pratiquant une discrimination contre des produits israéliens ?") les avocats se sont interrogés à haute voix sur l’indépendance des juges.

Ils ont démonté "l’inventaire à la Prévert" dressé par les parties civiles pour en revenir au droit qui ne permet pas de recourir à l’alinéa 8 de la loi du 24 juillet 1881 (Droit de la presse qui condamner les actes de racisme et les discriminations contre des personnes ou des groupes de personnes au regard de leur appartenance à une race, une ethnie, une religion, une nation) pour juger d’un appel au boycott des produits d’un Etat dont les citoyens veulent sanctionner la politique.

Le procureur (tous les procureurs ne sont malheureusement pas capables de prendre leurs distances face aux ordres de leur hiérarchie) a requis une amende de 500 euros contre chacun des inculpés, jugeant que ces derniers étaient "coupables sans être des délinquants habituels" (! !).

Une totale incohérence, comme on peut en juger, entre l’accusation très grave d’antisémitisme sous-jacente à la procédure, et le montant de l’amende réclamée.

On saura le 15 décembre prochain si le juge Gatty, qui bénéficie de l’argumentation très circonstanciée de la 17ème chambre correctionnelle du tribunal de Paris, laquelle a considéré comme parfaitement légal l’appel au boycott des produits israéliens, fait partie de ces magistrats plus respectueux de la loi que des ordres qui leur sont transmis par la chancellerie.

CAPJPO Europalestine

Procès BDS Mulhouse : Compte rendu de Justice Pour La Palestine

Cher(s) ami(e)s,

 

Tout d'abord un grand merci à tous ceux qui se sont mobilisés jeudi 17 novembre, de Paris, la Lorraine, de toute l'Alsace et Franche Comté, d'Allemagne et de Suisse, pour venir soutenir les 12 militants poursuivis pour le boycott des produits israéliens à l'occasion de deux actions chez Carrefour en septembre 2009 et mai 2010. Merci également à nos témoins et nos avocats.

 

Les prévenus sont accusés de discrimination et d'incitation à la haine et à la violence pour avoir porté un T-shirt avec mention "Palestine Vivra Boycott Israël", distribué des tracts appelant au boycott d'une liste de produits israéliens afin de "contraindre Israël au respect des droits de l'homme" et crié dans le magasin "Israël assassin Carrefour complice". Le tract 

 

Le procès qui s'est terminé à 18h, avait commencé à 8h30  par une Question Prioritaire de Constitutionnalité (QPC) qui portait sur le principe d'égalité à savoir que le délai de prescription pour les faits de discrimination reprochés dans l'affaire est de un an, alors qu'il est de 3 mois pour des crimes ou l'apologie de crimes de guerre ou crimes contre l'humanité. La QPC a été rejetée par le tribunal pour absence de caractère sérieux qui a suivi les plaidoiries des parties civiles et le réquisitoire du procureur.

 

Vers 11h, le débat portait sur le fond. Il semblait d'emblée que l'affaire était jugée tant le président du tribunal, M. Gatty, affirmait une équation entre boycott et discrimination au lieu de questionner. 

 

Les prévenus ont expliqué leurs actions de boycott, pacifiques et symboliques, qui n'ont porté atteinte ni aux clients ni aux produits, une action qui répond à un appel des Palestiniens, justifié par les activités criminelles d'un Etat.

 

Les témoins au nombre de trois : Jean-Claude Meyer, Mgr Jacques Gaillot et le maire de Wattwiller et ancien sénateur Jacques Muller ont dit leur solidarité avec la Palestine, leur soutien à la campagne BDS à laquelle ils appellent, Jacques Muller remémorant au procureur qu'il avait demandé par écrit sa co-inculpation sans avoir eu de réponse.

 

Les avocats des parties civiles ont commis des amalgames en ramassant tout ce qui se faisait d'extrémisme sur internet pour l'imputer aux 12 prévenus.  Me Nahon du barreau de Mulhouse représentait le Bureau de Vigilance Contre l'Antisémitisme (BNVCA) invoquait qu'on n'était pas dans un débat d'opinion, mais dans un mode d'action qu'il qualifie d'illégal avant de quitter précipitamment le tribunal.  Me Cahn pour la LICRA qui se portait partie civile pour la première et seule fois dans un procès BDS, a surtout fait un amalgame réflexe entre l'antisionisme et l'antisémitisme, un théorème jamais démontré. La Chambre de commerce France-Israël (dont la qualité de partie civile est contestée du fait de ses statuts), Avocats sans frontières et l'Alliance France Israël étaient représentées par Me Marckowicz, flanqué de deux gardes du corps, qui alléguait un mensonge en affirmant que les prévenus boycottaient des produits cashers. Carrefour qui avait porté plainte et s'était portée partie civile s'était finalement désistée.

 

L'avocat général a plaidé que les prévenus étaient coupables même s'ils n'étaient pas des délinquants habituels et a requis une amende de 500€ pour chacun des 12 prévenus.

 

Les avocats de la défense ont interpelé l'avocat de la LICRA pour le prévenir de la personnalité de certaines fréquentations de Sammy Ghozlan, le président du BNVCA, qui figurait sur un site internet avec un certain Alexandre Del Vallé, intégriste et antisémite. 

 

Ils se sont attachés à démontrer que le boycott est légal, et ne concerne que des produits, pas des personnes qui, elles, sont protégées par des lois contre le racisme, qu'il relève de la liberté d'expression et ils ont demandé pourquoi, si des actions de boycott ont lieu contre d'autres pays en toute légalité, le boycott d'Israël serait illégal.


Me wetterer s'est appuyé sur l'art.53 de la loi de 1881: la citation étant cumulative le tribunal ne pouvait condamner ceux qui n'avait pas commis l'un des faits cité dans la compârution (port du T-shirt disctibution de tract ou slogan) et à souligné l'absence de mauvaise foi ou d'intention de nuire. "Agir en solidarité ce n'est pas se faire justice soi-même". Une erreur de sémantique va vous amener à une erreur de droit a-t-il dit au président du tribunal.

 

Délibéré le 15 décembre à 8h30.


Farida Trichine

Justice Pour La Palestine Alsace

06 23 63 65 23

28/10/2011

Match France-Israël comment le boycott est passés entre les mailles du filet (L'Est Eclair)

Match France-Israël : comment sont-ils passés entre les mailles du filet ? par l'Est Eclair

Match France-Israel : Comment sont-ils passés au travers des mailles du filet ?

Publié le vendredi 28 octobre 2011 à 10H57 - Vu 438 fois

 
Mercredi soir au stade de l'Aube, quatre militants  pro-Palestiniens ont réussi à s'inviter sur la pelouse

Mercredi soir au stade de l'Aube, quatre militants pro-Palestiniens ont réussi à s'inviter sur la pelouse


Lors de la rencontre France-Israël, interrompue par des militants pro-Palestiniens, le service de sécurité a-t-il été à la hauteur ?

 

« Nous sommes solidaires de la cause palestienne et du peuple palestinien. Nos actions pacifiques ont pour vocation d'interpeller le plus grand nombre. » Ils n'ignorent rien des lois, d'un cadre qu'ils s'attachent à respecter. Ils sont mobiles, organisés et déterminés à porter une voix. Ils sont aussi attendus… « À chaque fois que nous le pouvons, nous intervenons pour soutenir ce peuple. Et à chaque fois, le comité d'accueil est assuré par les forces de l'ordre. »
La rencontre France-Israël n'a pas échappé à la règle. Mercredi soir, « les grandes oreilles » avaient capté l'information en amont et les patrons de la sécurité s'étaient entourés en conséquence. Démineur, gendarmes mobiles, stadiers et fonctionnaires de police en civil. Malgré tout et malgré ça, quatre militants ont déjoué la vigilance des uns et l'attention des autres pour interrompre le match sous les huées des supporters. Et comme il est facile de refaire un match, vautré dans son canapé, la critique est aisée au lendemain d'événements difficiles à appréhender. Alors de quoi parle-t-on ?
 

« Palestine vivante »


Quelques jours avec la rencontre, les services du renseignement transmettent l'information. Une action de militants pro-Palestiniens est envisageable. Elle est donc prise en compte. Deux « cibles » se dégagent. Deux hommes qui seront contrôlés avant même de poser un pied dans le stade et priés d'aller voir ailleurs. En douceur. Restent les autres. Les anonymes. Celles et ceux qui passent le filtre puisque rien ne les différencie des autres. Les tee-shirts sont adroitement dissimulés, les drapeaux savamment planqués. La première étape est franchie. Ils sont dans la place et les rôles sont définis avec la précision qu'ils connaissent pour les avoir maintes et maintes fois répétés. Dans les gradins, il s'agit de jouer la diversion. Direction la tribune H. Une poignée de jeunes militants arborent fièrement les tee-shirts : « Free Palestine », « Boycott Israël ». Les slogans « Palestine vivante » fusent et agacent les supporters. D'autres les couvent des yeux, discrètement. Mais rien ne permet aux fonctionnaires de police d'intervenir. Sans délit, pas d'interpellation.
 

Entendus puis relâchés


En première ligne, les stadiers et l'équipe de la sécurité de l'Estac tentent de négocier. En vain. Les militants ont le droit pour eux. Ils le savent et en jouent. Leur mission : faire monter la pression, occuper le terrain tandis que d'autres se préparent ailleurs.
Début de la deuxième mi-temps. À la stupéfaction générale, quatre personnes investissement la pelouse. Les stadiers sont dépassés, débordés. Le groupe d'activistes exulte, déplie les drapeaux, hurle sa cause, brandissant le V de la victoire. Et accepte enfin d'être exflitré, parfois sans ménagement. « Dehors ! » scandent les supporters, qui applaudissent et huent à leur passage.
Point final d'une action menée à son terme. Aurait-elle pu être évitée ? « On peut toujours dire qu'il aurait fallu faire mieux, autrement. Je me souviens de ce match France-Algérie au cours duquel la pelouse a été envahie par des dizaines de supporters. C'était au stade de France… », résumait hier l'une des personnes investies dans le dispositif. « On ne savait pas à quoi s'attendre, c'est le principe de ce type d'actions médiatiques. » Les militants interpellés sur la pelouse ont été placés en garde à vue, entendus et relâchés. Rien ne pouvait être reproché aux autres, l'équipe de la diversion. Ils ont été tenus sous bonne garde jusqu'à la fin du match, puis raccompagnés à leurs voitures.

 

 
Céline TILLIER L'Est Eclair 

19/09/2011

Netanyahou accuse les Palestiniens de torpiller le processus de paix

On se rassure en constatant que c'est à son gouvernement que Ntanyahou s'adresse et donc lui qu'il prend pour un con :

"La vérité, c'est qu'Israël veut la paix et la vérité, c'est que les Palestiniens font tout ce qu'ils peuvent pour torpiller des pourparlers de paix directs", a affirmé le Premier ministre lors de la réunion hebdomadaire du gouvernement.

Quel bouffon !

Jusqu'à présent les dirigeants sionistes ne sont pas hostilles à des négociations, elles peuvent même durer 50 ans s'il le faut, s'ils peuvent continuer à détruire la Palestine en la colonisant. Sauf qu'aujourd'hui tout le monde à compris qui est l'obstacle à la paix, hormis les 9 parlementaires alsaciens qui écrit à Sarkozy pour que la France ne reconnaisse pas l'Etat palestinien, qui sont à coté de l'Histoire.

Netanyahour poursuit : "Le Premier ministre israélien a évoqué une "étroite coopération" entre l'Etat hébreu et les Etats-Unis, membre permanent du Conseil de sécurité, pour que la demande soit rejetée.".

Pour une solution rapide du conflit colonial : BOYCOTT d'ISRAEL

31/08/2011

Boycott des produits israéliens = Pertes chez Carrefour ?

Comme à Bordeaux, Carrefour d'Illzach, a porté plainte contre 12 militants de la campagne BDS (Boycott Désinvestissement Sanctions) pour deux actions menées au Carrefour Ile Napoléon. Le procès doit avoir lieu le 17 novembre 2011 au tribunal Correctionnel de Mulhouse.

Avec une certaine satisfaction, car nous n'aimons pas que des entreprises capitalistes s'en prennent à des citoyens, surtout quand ces citoyens défendent le respect des droits de l'homme et du droit international, 

nous vous informons que Carrefour subit des pertes qu'il ne parvient pas à enrayer, 249 millions d'euros sur le premier semestre.

C'est une question de niveau de prix dit la direction. Certes, et ils doivent baisser sans sanctionner les producteurs déjà fort peu payés, les actions des agriculteurs nous le rappellent régulièrement.

Mais il faut aussi compter sur tous ces consommateurs et leurs amis qui ne vont plus chez Carrefour parce qu'ils sont scandalisés par la plainte déposée par l'enseigne contre des copains et des copines. 

16/06/2011

Mulhouse Procès BDS du 16 juin reporté ! rassemblement annulé

L'audience prévue le 16 juin au matin au TGI de Mulhouse est une nouvelle fois reporté.

Le rassemblement est annulé et les prévenus seront représentés par leur avocat pour la fixation d'une nouvelle date d'audience.

Le report est motivé par le rejet par la cour de cassation de la QPC (Question Prioritaire de Constitutionnalité) posée en appel à Bordeaux dans le procès de Sakina Arnaud.

La loi sur la liberté de la presse du 29 juillet 1881, sur laquelle sont poursuivis de nombreux militants de la campagne de boycott d'Israël, dont douze mulhousiens est donc jugée conforme à la constitution et garantit la liberté d'opinion.

Le procès devra donc aborder le fond : le boycott des produits exportés par un Etat qui viole les droits peut-il être considéré comme une discrimination raciale, une incitation à la haine et à la violence ou bien est-ce une liberté consitututionnelle ?

C'est à Paris le 17 juin, dans le procès d'Olivia Zemor que sera obordé la question de fond après le refus de la QPC.

Olivia Zemor comparaît seule pour avoir publié sur le site http://www.Europalestine.com une vidéo d'une action de boycott au centre commercial Carrefour d'Evry II à l'appel de plusieurs associations : Génération Palestine, CCIPPP, collectif BDS-France, Capjpo-Europalestine, ...

Une délégation de mulhousiens se rendra à Paris pour soutenir Olivia Zemor.

Suivront les procès de Perpignan, de Mulhouse, de Bobigny.

La cour de Cassation devra également statuer sur le fond, dans le procès Sakina Arnaud (Bordeaux).

Nous publions la vidéo incriminée dans le procès d'Olivia Zemor. Avis aux délateurs sionistes !

22/05/2011

Le boycott des produits israéliens se développe en Alsace

Agression verbale et menaces du directeur d’Auchan Illkirch contre des membres de BDS 67

Avec le concours de la feuille de chou

Une dizaine de personnes ont mené une action de boycott des produits israéliens en distribuant des tracts près du grand magasin Auchan de la banlieue de Strasbourg (Illkirch-Graffenstaden). Récit.

Nous avons commencé par apporter une lettre au Directeur du magasin pour lui exposer nos revendications et  lui demander une entrevue (voir pièce ci-dessous), directeur que nous n’avons pas pu rencontrer (nous avons remis  la lettre à un de ses employés) puis nous  avons commencé la distribution du tract national (voir pièce) en-dehors du périmètre « interdit » de distribution de tracts par le magasin, sur la voie publique tout simplement.

Au bout de  40 minutes environ, le directeur est venu entouré de quelques gardes du corps, et a commencé à nous insulter, après avoir annoncé qu’il avait appelé la police.
Nous avons continué tranquillement notre distribution de tracts, étant tout  à fait  respectueux de nos  droits et devoirs….

Quelques insultes proférées par ce monsieur:      »Je n’ai  pas besoin de clients comme vous, nos affaires marchent très très bien » – « Je vais vous mettre au tribunal, nous  avons des avocats  pour ça » - « Vous  feriez mieux d’aller laver vos collants« (?) – « Je vous  méprise« .
Nous nous sommes  bien demandés pourquoi  il venait nous agresser ainsi, si nous ne le gênions pas.

"A sa demande, la police est   arrivée à  ce moment-là  et nous  a  demandé de partir.  Elle n’avait normalement  pas à  intervenir, puisque nous n’étions pas dans le périmètre Auchan !
Comme nous devions partir de toutes façons,  plusieurs d’entre nous devant rejoindre  les Femmes en noir au centre de Strasbourg, nous avons obtempéré.
Cet incident et en particulier  la grossièreté du directeur d’Auchan montrent  à  nouveau que la campagne Boycott-Désinvestissement-Sanctions fait peur à ceux qui défendent
la politique criminelle  d’Israël."
Un second témoin confirme
« les quelques commentaires du directeur d’Auchan Illkirch que j’ai personnellement entendus cet AM :

- je vous méprise

- je n’ai pas besoin de clients comme vous

- nos affaires marchent très très bien

- je vais vous mettre au tribunal, nous avons des avocats pour ça.

Triste approche des relations humaines ! »

Lettre BDS 67 direction AUCHAN strasbg mai 2011

TractAuchan210511

06/03/2011

BDS et la lutte contre l'antisémitisme

Selon le CRIF : "L’ambassadeur de France en Israël a présenté mercredi 2 mars 2011 des données qui témoignent d’une baisse de 45% du nombre d’incidents antisémites en France en 2010. Une partie de cette baisse s’explique par la forte hausse du nombre d’événements antisémites et anti-israéliens qui a été constatée en 2009, à cause de l’opération Plomb Durci. Selon ces chiffes, 466 événements antisémites ont été répertoriés en 2010, dont 131 événements violents, contre 821 incidents en 2009, dont 174 violents."

Cela confirme bien que la politique israélienne est la source principale de l'antisémitisme.

D'autre part, bien que les adversaires de la Campagne BDS (Boycott Désinvestissement Sanctions) accusent le militants d'incitation à la haine raciale, et que cette campagne se développe dans tous les domaines (économique,culturel, ...) les "incidents" antisémistes régressent.

Il n'y a pas de lien entre la campagne BDS et l'antisémitisme.

Relaxe pour les militants de la campagne BDS

Quand la politique reprend à son compte le combat pour la justice, il n'y a plus de place pour le racisme.

Les militants de la campagne BDS à Mulhouse (procès le 16 juin), mais aussi à Bordeaux, Perpignan, Bobigny (procès le 17 mars) ou à Paris (17 juin) doivent être relaxés.

01/03/2011

Tous au procès de Bobigny le 17 mars prochain !

Grande mobilisation le jeudi 17 mars au tribunal de Bobigny, pour protester contre l’inculpation de quatre militants poursuivis pour avoir appelé au boycott des produits israéliens.

Michèle Alliot-Marie, à la demande du lobby israélien, a ordonné aux juges de condamner les femmes et les hommes qui appellent au boycott des produits israéliens.

L’ex-ministre de la justice veut nous faire condamner pour "incitation à la haine raciale" en prétextant la "discrimination contre une nation". On tente ainsi de transformer une loi qui a été conçue pour lutter contre le racisme, en instrument de défense d’un Etat raciste et terroriste.

L’actuelle ministre des affaires étrangères (démise depuis dimanche), qui ne se gêne pas, elle, pour appeler au boycott du Mexique alors qu’une seule personne est en cause, traîne en justice des militants qui s’élèvent contre la persécution de tout un peuple depuis des décennies ! Le boycott, comme dans le cas de l’Afrique du Sud de l’Apartheid, est le seul moyen non violent à notre disposition pour faire cesser l’occupation, la colonisation, l’apartheid, et les massacres perpétrés par l’Etat d’Israël.

Si Mme Alliot-Marie et autres amis des dictateurs de tous poils connaissent d’autres moyens de faire respecter le droit et la justice, qu’ils les exercent ! Mais pour le moment, nos dirigeants ont choisi la collaboration avec l’occupant. C’est donc à nous, femmes et hommes de conscience, de réagir, de nous porter au secours d’un peuple massivement spolié, emprisonné, ghettoïsé, massacré.

NOUS APPELONS À UN GRAND RASSEMBLEMENT EN PRÉSENCE DES INCULPÉS, DE LEURS AVOCATS ET TÉMOINS :

DEVANT LE TRIBUNAL DE BOBIGNY

JEUDI 17 MARS À PARTIR DE MIDI.

(M° Pablo Picasso. Ligne 5)
- POUR DIRE : "MOI AUSSI, JE BOYCOTTE !" 
- POUR EXIGER DES SANCTIONS CONTRE ISRAEL ! PAS CONTRE LES MILITANTS !

http://www.europalestine.com/spip.php?article5897

 

18/02/2011

Sète L'israélien Agrexco/Carmel accusé d'exportation illégale et de fraude

Nouvelle victoire de la Campagne Boycott Désinvestissement Sanctions.

Attention ! En ce moment, la marque Carmel exporte en France des avocats.

Ne nous rendons pas complices d'une violation du droit.

Photo Agrexco Carmel Sete.jpg

PARIS, 18 fév 2011 (AFP) - Des associations françaises ont accusé vendredi, constat d'huissier à l'appui, le groupe Agrexco-Carmel, principal exportateur israélien de fruits et légumes, d'exporter illégalement des produits issus des colonies dans les territoires palestiniens.

lire la suite : http://www.coalitioncontreagrexco.net/node/58

16/02/2011

Jacques Muller réagit aux propos de Bockel sur le Boycott

A lire les propos relatés dans l'Alsace le 13 février 2011 "Bockel en Israël" et la réaction de Jacques Muller ancien sénateur vert du Haut-Rhin, maire de wattwiller :


Le collectif Boycott 68 a envoyé un droit de réponse à l'Alsace que vous trouverez sur notre site ci dessous dès sa publication.
Bien cordialement,
La coordinatrice de Justice Pour La Palestine

http://jplpboycott.canalblog.com/

08/02/2011

Vidéo Des militants du collectif boycott 68 parlent de leur procès

Ce film a été réalisé le 30 août 2010, quelques jours avant la première audience devant le tribunal correctionnel de Mulhouse le 13 septembre. Une plainte avait été déposée par Carrefour pour une action de boycott dans l'hypermarché d'Illzach le 26 septembre 2009. Le procès a été reporté 2 fois depuis et le nombre de prévenus est passé à douze après que Carrefour ait déposé une deuxième plainte pour une action identique réalisée le 22 mai 2010.

 
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