07.07.2009
Motion de Bockel sur la non affectation de 150 élèves mulhousiens
Avant même d'aborder l'ordre du jour du conseil municipal, Jean-Marie Bockel a tenu à parler du gros problème que vivent les élèves, leurs parents et les enseignants, à savoir que 150 élèves sortant du collège n'ont pas d'affectation en seconde dans le lycée de leur secteur. Voir notre article d'hier.
A l'évidence contrarié par la situation qui crée une émotion compréhensible, le maire s'empresse de brandir une motion écrite le matin par la majorité municipale et qu'il ne lira ni ne proposera au vote.
Pour lui le problème est "un manque de place tout à fait anormal dans un certain nombre de lycées pour des élèves de nos collèges relevant de nos lycées qui s'aprêtent à s'inscrire de manière normale et ordinaire et se voient opposer l'argument d'un manque de place ou d'inscription forclose".
Jean-Marie Bockel a contacté la semaine dernière les établissements, l'Inspection académique et le rectorat. Il se dit prêt à interpeller son collègue ministre de l'éducation. C'est pourtant sa réforme qui est la cause de cette désorganisation (libéralisation de la carte scolaire entre autres comme le rappelle une élue de l'opposition de gauche). Le maire secrétaire d'Etat, au nom de la solidarité gouvernementale le nie : "Pour les causes, je ne pense pas que ce soit la carte scolaire".
Des solutions seraient en partie trouvées. Le maire demande à Chantal Risser, adjointe à l'éducation, de compléter ses propos.
Mme Risser commence par : "Monsieur le maire vous avez tout dit" avant de rajouter qu'une classe supplémentaire sera créée (où?) "parce que vous êtes intervenu." Le message à la commission majoritaire de mettre l'action du maire - secrétaire d'Etat en valeur était si bien passé, que l'adjointe gauche moderne le fera de façon si gauche (ou maladroite moderne). Le maire, géné de tant de naïveté, se sent obligé de rappeler que "les associations de parents d'élève, les syndicats, la mobilisation générale, et dans un bon esprit" y sont pour quelque chose.
"Il ne s'agit pas de faire de la politique sur le dos de nos enfants, ni de ne pas en faire". Bon!
Parmi les dizaines d'enfants non affectés certains pourront avoir leur 2è choix d'orientation. Le maire affirme qu'"on" ne partira pas en vacances sans que les problèmes soient réglés. "Je n'imagine pas que nos enfants ne soient pas admis en classe".
L'opposition de gauche demande si le maire confirme les chiffres de la presse (150 élèves non affectés sur Mulhouse, 350 à 400 dans le département). "Les chiffres de l'Inspection académique sont moins alarmistes" que ceux de la presse. "Je pense que la vérité est entre les deux ... C'est certainement un peu moins que ce qu'on lit dans la presse et un peu plus ce qu'on dit à l'Inspection académique."
Normalement les inscriptions sont ouvertes jusqu'à mercredi et Mme Risser concède qu'on en saura pas beaucoup plus avant cette date. "Je remballe la motion car ce n'est pas la meilleure chose à faire ce soir." conclue Jean-Marie Bockel.
PS : Demain point presse au collège Kennedy. Samedi 11 juillet à 10 rassemblement devant la mairie. En espérant que des solutions acceptables seront trouvées d'ici là pour la sérénité de tous.
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15.03.2009
Mulhouse La politique pour la jeunesse démentie au Drouot
Le blog « En direct Drouot » laisse entrevoir de nombreuses carences dans la politique sociale et culturelle de l'équipe municipale menée par Jean-Marie Bockel dans les quartiers.
Sans parler de la démocratie locale dont nous parlait Lara Million. Une démocratie locale en 11 points que ce blog fait voler en éclat.
Lors du conseil municipale du 16 décembre 2008, Chantal Risser, adjointe à la jeunesse présente une délibération sur le versement d'un acompte aux subventions 2009 aux centres sociaux et aux associations.
Cléo Schweitzer conseillère du groupe Un Nouveau Souffle pour Mulhouse a la parole :
« (J'interviens) comme à chaque fois que l'on parle de centres sociaux. J'avais commencé en juillet (...) pour mémoire, Mme Risser je vous avais parlé de l'absence de politique de la jeunesse dans les quartiers et notamment du rôle que pourraient jouer les centres sociaux sur cette question et vous m'aviez répondu qu'à l'automne vous alliez mettre en place une concertation entre les centres sociaux et les acteurs de la politique de la jeunesse, une concertation qui a été repoussée à cet hiver. Je voudrais savoir où vous en étiez de cette question. »
Madame Risser répond donc pour la 3è fois de cette mandature à cette demande d'exposition de la politique de la jeunesse :
« Le travail avec les centres sociaux par rapport à la situation dans les quartiers on l'a pas arrêté, ils continuent leur travail au quotidien. On ne peut pas dire que les centres sociaux ne font rien dans les quartiers : ils accueillent des gamins les mercredis, les petites vacances, les grandes vacances. Ils font de l'animation de rue, que ce soit certaines soirées, en week-end ou en après-midi. Donc je considère que pour aujourd'hui, par rapport à l'animation des quartiers les centres sociaux font un travail qui est .... remarquable.».
Concernant la commission mixte de la jeunesse les personnes qui la composeront ont été contactées (démocratie par cooptation avec renforcement du système Bockel ??? NDLR) et ont donné leur accord et la commission sera opérationnelle ... elle est constituée et la première réunion aura lieu après ... »
Mme Risser ne répond pas à la question de l'élue du groupe d'opposition. On ne sait toujours pas quelle est la politique de la ville pour la jeunesse, le maire ne rajoutera rien sur ce qu'il compte faire.
Mme Risser est sur la défensive « on ne peut pas dire que les centres sociaux ne font rien », alors qu'il n'y a pas d'attaque. Aurait-elle un manque d'implication à cacher ?
Au Drouot il n'y a rien de ce que Mme Risser avance. Quelques activités sporadiques mais rien de régulier ni le soir ni les mercredis ni pendant les petites vacances ou les grandes. Il faut dire qu'avec un directeur et un animateur il n'y a pas le personnel minimum requis pour faire tourner le centre social. Il faudra mener l'enquête dans les autres quartiers ...
Le satisfaicit de l'adjointe à la jeunesse est pour le moins abusif.
Le bluff ne pourra pas tenir bien longtemps, surtout si les jeunes des quartiers décident de reprendre eux-mêmes les choses en main et les revendications. Le blog « en direct Drouot » pourrait en être le début.
17:57 Publié dans .MULHOUSE ALSACE | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : mulhouse, drouot, centre social, politique de la jeunesse cléo schweitzer, chantal risser, jean-marie bockel










