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26.05.2008

Interviews de l'UNSA et du SGEN-CFDT lors de la manifestation des enseignants le 22 mai à Mulhouse

Vidéo : Anne Reine, syndicaliste au SE-UNSA, secrétaire départementale de UNSA 68, enseignante en lycée professionnel à Mulhouse


1672528913.jpgLaurent Gomez secrétaire général adjoint du SGEN-CFDT dans le Haut-Rhin, responsable de la Branche second degré (lycées et collèges)

La grève a pour motif la ré instauration d'une politique ambitieuse pour l'éducation nationale : donner à nos enfants, à nos élèves, de vraies conditions pour suivre une scolarité ambitieuse. On n'en a plus les moyens. Les publics acceuillis sont de plus en plus diversifiés, les missions sont de plus en plus nombreuses, les directives du ministères sont aussi de plus en plus nombreuses, et les moyens sont toujours inférieurs.

Pour la rentrée prochaine sur l'académie de Strasbourg, il y aura 216 suppressions de postes, et sur le Haut-Rhin, ce sont les établissements Mulhousiens qui sont les plus touchés : à Bourtzwiller, 5 suppressions de postes alors que c'est l'établissement le plus difficile du département, on peut citer aussi des suppressions de postes au collège Kennedy, au collège Bel Air, on supprime 50h de cours par semaine au collège Saint Exupéry alors qu'il y a des élèves en plus.

 

1878176055.jpgCarmen Tolle, professeur aux Acacias à Pfastatt, sécrétaire générale SGEN-CFDT

Dans les écoles mulhousiennes du premier degré, les suppressions de postes vont se faire sentir d'une part dans le fait que les effectifs seront plus élevés dans les classes, d'autre part dans le fait que tous les dispositifs de soutien aux élèves en difficulté ne pourront pas être complètement assurés. Il y aura beaucoup de postes qui seront gelés parce qu'on n'aura pas d'enseignants à y mettre, et le plus terrible est le problème du remplacement. On manque de remplaçants, dans tout le département mais tout particulièrement à Mulhouse. Le dernier exemple, c'est un remplacement qui n'a pas pu être fait au collège Jean Zay où on a demandé au personnel à mi-temps de venir travailler à temps plein. Il y a 2 ou 3 mois, un congé maternité n'a pas pu être remplacé et les élèves ont été répartis dans les classes, alors qu'un départ en congé maternité est connu 3 mois à l'avance.

La suppression des postes et des remplacements a un impact sur les conditions d'éducation des élèves mais aussi sur les formations continues des enseignants régulièrement annulées.

Dans ce contexte, je ne sais pas qui peut encore croire à l'égalité des chances.

 

A suivre prochainement, l'interview de Sylviane Fabre, vice présidente de la FCPE 68

 
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