19/11/2011
Procès BDS Mulhouse : un brillant plaidoyer en défense du boycott
Les douze militant(e)s de Mulhouse accusés par le gouvernement français d’avoir appelé au boycott des produits israéliens ont brillamment défendu leurs droits ce jeudi, au cours d’un procès qui a duré de 8 H du matin à 18 H au tribunal de Mulhouse.
Défendus de manière limpide par Maîtres André Shamy, Thomas Vetterer et Antoine Comte, mais aussi par eux-mêmes et par leurs témoins, les inculpés ont fait preuve toute la journée d’une sérénité qui tranchait avec la hargne des associations du lobby israélien.
Dans un tribunal qui ne désemplissait pas, tandis qu’une centaine de militants de la ville, de la région alsacienne, de Paris, de Bordeaux et même d’Allemagne manifestaient leur solidarité à l’occasion de ce procès reporté pour la 5ème fois, l’incitation à la haine n’a pas été du côté des défenseurs du peuple palestinien et du droit international.
Les parties civiles (LICRA, BNVCA, Avocats sans Frontières, France-Israël et Chambre de Commerce France-Israël), égales à elles-mêmes, ont eu recours aux mêmes procédés affligeants. Puisque nous n’appelons pas nécessairement au boycott de la Chine, que nous ne militons pas pour le Tibet, c’est donc que nous sommes antisémites ! Si tel imam s’est prononcé en faveur du boycott des produits israéliens c’est que nous sommes tous d’affreux islamistes, etc...
Concernant la LICRA qui n’est partie civile qu’à Mulhouse, Me Comte s’est adressé à son représentant, Me Cahn, pour lui indiquer que la LICRA devrait être gênée de se compromettre aux côtés d’intégristes, antisémites comme Alexandre del Valle, associés au fanatique Sammy Ghozlan, sur un site de colons.
Les inculpés accusés d’avoir distribué des tracts appelant au boycott des produits israéliens devant un magasin Carrefour et d’avoir crié "Israël assassin, Carrefour complice", ont expliqué posément leur démarche, l’importance de l’appel à des sanctions économiques face à une politique criminelle et à l’absence de sanctions de la part des instances internationales et des gouvernements, ainsi que le rôle déterminant du boycott dans l’histoire de l’émancipation des peuples.
Carrefour ayant au demeurant retiré sa plainte, Farida Trichine, l’une des inculpées a fait valoir que l’enseigne ne semblait donc pas se sentir injuriée par cette accusation.
De même leurs témoins, Mgr Jacques Gaillot, Jean-Claude Meyer et le sénateur du Haut-Rhin Jacques Muller, ont souligné l’ampleur des crimes commis par l’Etat d’Israël à l’encontre du peuple palestinien, et se sont étonnés du fait que le gouvernement français ne criminalise que l’appel au boycott d’Israël et d’aucun autre Etat.
Face à un président du tribunal qui interrogeait les prévenus comme si leur culpabilité était acquise ("Vous reconnaissez avoir commis une infraction en pratiquant une discrimination contre des produits israéliens ?") les avocats se sont interrogés à haute voix sur l’indépendance des juges.
Ils ont démonté "l’inventaire à la Prévert" dressé par les parties civiles pour en revenir au droit qui ne permet pas de recourir à l’alinéa 8 de la loi du 24 juillet 1881 (Droit de la presse qui condamner les actes de racisme et les discriminations contre des personnes ou des groupes de personnes au regard de leur appartenance à une race, une ethnie, une religion, une nation) pour juger d’un appel au boycott des produits d’un Etat dont les citoyens veulent sanctionner la politique.
Le procureur (tous les procureurs ne sont malheureusement pas capables de prendre leurs distances face aux ordres de leur hiérarchie) a requis une amende de 500 euros contre chacun des inculpés, jugeant que ces derniers étaient "coupables sans être des délinquants habituels" (! !).
Une totale incohérence, comme on peut en juger, entre l’accusation très grave d’antisémitisme sous-jacente à la procédure, et le montant de l’amende réclamée.
On saura le 15 décembre prochain si le juge Gatty, qui bénéficie de l’argumentation très circonstanciée de la 17ème chambre correctionnelle du tribunal de Paris, laquelle a considéré comme parfaitement légal l’appel au boycott des produits israéliens, fait partie de ces magistrats plus respectueux de la loi que des ordres qui leur sont transmis par la chancellerie.
CAPJPO Europalestine
12:14 Publié dans .MULHOUSE ALSACE, EUROPE INTERNATIONAL, POLITIQUE | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : bds, boycott, europalestine, procès, mulhouse
11/07/2011
@BienvenuePalestine Attention mesdames et messieurs ça va continuer !
Ceux parmi les plus polis qui ont écrit aux Canard de Mulhouse pour dire que "Ca n'a pas commencé que c'est déjà fini, un non-événement, vive Israël" se sont trompés sur toute la ligne. Ils n'ont même pas compris qu'Israël s'apprêtait à commettre une erreur de plus. Comme dans les arts martiaux, nous utilisons la force de l'autre. Patatras !
Mission bienvenue en Palestine : Attention mesdames et messieurs ça va continuer !
Comme la Gaza freedom March s'était finalement déroulée au Caire avec le succès que l'on sait, la Mission Bienvenue en Palestine se déroule maintenant à Paris. Refoulés à Paris pour manifester.
Pour participer aux manifestations suivre http://www.europalestine.com
46 français sont toujours détenus illégalement par l'Etat voyou d'Israël.
07:13 Publié dans Palestine centre du monde, POLITIQUE | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : israël, palestine, bienvenue palestine, europalestine
16/06/2011
Mulhouse Procès BDS du 16 juin reporté ! rassemblement annulé
L'audience prévue le 16 juin au matin au TGI de Mulhouse est une nouvelle fois reporté.
Le rassemblement est annulé et les prévenus seront représentés par leur avocat pour la fixation d'une nouvelle date d'audience.
Le report est motivé par le rejet par la cour de cassation de la QPC (Question Prioritaire de Constitutionnalité) posée en appel à Bordeaux dans le procès de Sakina Arnaud.
La loi sur la liberté de la presse du 29 juillet 1881, sur laquelle sont poursuivis de nombreux militants de la campagne de boycott d'Israël, dont douze mulhousiens est donc jugée conforme à la constitution et garantit la liberté d'opinion.
Le procès devra donc aborder le fond : le boycott des produits exportés par un Etat qui viole les droits peut-il être considéré comme une discrimination raciale, une incitation à la haine et à la violence ou bien est-ce une liberté consitututionnelle ?
C'est à Paris le 17 juin, dans le procès d'Olivia Zemor que sera obordé la question de fond après le refus de la QPC.
Olivia Zemor comparaît seule pour avoir publié sur le site http://www.Europalestine.com une vidéo d'une action de boycott au centre commercial Carrefour d'Evry II à l'appel de plusieurs associations : Génération Palestine, CCIPPP, collectif BDS-France, Capjpo-Europalestine, ...
Une délégation de mulhousiens se rendra à Paris pour soutenir Olivia Zemor.
Suivront les procès de Perpignan, de Mulhouse, de Bobigny.
La cour de Cassation devra également statuer sur le fond, dans le procès Sakina Arnaud (Bordeaux).
Nous publions la vidéo incriminée dans le procès d'Olivia Zemor. Avis aux délateurs sionistes !
07:32 Publié dans .MULHOUSE ALSACE, Boycott Désinvestissement Sanctions | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : olivia zemor, europalestine, bds, procès, boycott, paris










