04.05.2008
6 mois de prison ferme pour un syndicaliste kanak
La lutte syndicale n’est pas un crime
Liberté pour les militants Kanaks !
Nouvelle Calédonie : Gérard Jodar, syndicaliste et fondateur du parti travailliste en 2007, a été condamné à un an de prison dont 6 mois ferme, 3 ans de privation de ses droits civiques, à la suite de l'évacuation d'un piquet de grève devant l'entreprise Véolia. La grève avait pour motif la réintégration de 2 salariés, approuvé dans un accord, mais non réalisée. Le piquet de grève consistait en la présence 24h/24h des syndicalistes à l'entrée de l'entreprise, dans des baraques, équipées d'électricité. Repression policière sévère (utilisation de flash ball, etc...), répression politique par la condamnation pénale des syndicalistes. Ca a beau être au bout du monde, dans la France de la colonisation, on est au courant et solidaires.
La CGT critique l'attitude du gouvernement français de Sarkozy mais aussi celui de Kouchner et Jean-marie Bockel, une Droite dure et répressive, anti-sociale et anti-syndicale, qui criminalise l'action syndicale.
"La CGT met solennellement en garde le gouvernement contre les violences que cette escalade est susceptible d'entraîner", souligne le syndicat dans un communiqué, en s'opposant à "toute forme de criminalisation de l'action syndicale".
"Face aux luttes sociales, le patronat local a trouvé un allié de poids: le Haut Commissaire, représentant l'Etat français, cherche à bâillonner le premier syndicat du territoire par de violentes interventions policières contre les grévistes et les manifestants et par l'arrestation d'un grand nombre de responsables syndicaux", estime le syndicat.
"Gérard Jodar a été condamné à 6 mois de prison ferme uniquement en sa qualité de dirigeants de la centrale", ajoute-t-il.
Des peines d'un mois à un an de prison ferme, et trois ans de privation des droits civiques pour chacun des condamnés, ont été prononcées lundi contre des militants de l'USTKE, après des affrontements le 17 janvier avec les forces de l'ordre, dans le cadre d'un long conflit à la société de transport urbain, Carsud, filiale de Véolia.Le figaro 30.04.2008
Le retour de la répression coloniale : frapper à la tête pour tuer dans l'oeuf la contestation
«Selon l’enquête, [Gérard Jodar] a donné des instructions pour aller au contact et tenir le terrain face aux forces de l’ordre. Il manipule des gens pour des missions contraires à leur intérêt. Monsieur Jodar poursuit des buts qui ne sont pas du domaine syndical mais politique», confie le procureur de Nouméa, Robert Blaser. Pour lui, «le chef est plus responsable que les simples exécutants qui ont dit obéir à celui qu’ils considèrent comme leur général». libération 21.04.2008
Les forcenés de la police métropolitaine
Menottes, grenades…
Des témoignages dignes de foi, des photos et des vidéos (que Libération a pu visionner) indiquent que les policiers présents le 17 janvier ont agi avec un zèle inouï : menottages à des poteaux, tirs tendus de grenades, empilement des prisonniers les uns sur les autres… Des images montrent aussi la police en train de danser de joie après des tirs ou d’imiter des animaux sauvages face aux manifestants. Dans l’autre camp, des galets ont été jetés, des véhicules incendiés, le directeur de Carsud a été violenté. Saisie par le procureur de Nouméa, l’Inspection générale de la police nationale (IGPN) a débarqué le 8 avril pour enquêter sur d’éventuels dérapages.
15:24 Publié dans ECONOMIE/SOCIAL/ENVIRONNEMENT | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : syndicaliste, cgt, gérard, jodar, véolia, sarkozy, bockel










