Dans le cadre de la campagne mondiale lancée par Israël pour la libération du soldat tankiste Gilad Shalit, le Bureau national du PS avait émis un communiqué qui avait étonné par sa partialité et son manque de connaissance de la réalité. L'empressement avait dû être la cause de cette erreur de communication. On a pu en déduire à sa lecture, le manque de diversité du Bureau national.
Ce sont les parents de Gilad Shalit, fait prisonnier par un groupe du Hamas dans la bande de Gaza, qui auront mis la pression nécessaire sur le gouvernement israélien reconnaissant sa responsabilité dans le maintien en détention du soldat de l'occupation.
En effet, durant de longs mois, sous les hospices de l'Egypte, Israël et le Hamas avaient négocié un change de prisonniers dans la proportion de un pour mille, mais Israël avait finalement préféré abandonner son soldat. Quelques mois avant ces négociations, en décembre 2008 et janvier 2009, Israël avait mené une offensive criminelle dans la bande de Gaza, tuant 1400 personnes dont 400 enfants et détruisant les infrastructures civiles (maisons, écoles, hôpitaux, mosquées, ...). Le brave soldat Shalit avait été instrumentalisé et le peuple uni avait suivi l'idée d'une guerre pour le liébérer, quel qu'en soit le prix sans même réfléchir au fait que l'objectif n'était pas sa libération, il aurait vmême pu en mourir, mais la mort du Hamas, objectif raté.
Pour bien comprendre que les Juifs comptent pour du beurre face à la raison d'Etat d'Israël, il faudrait citer quelques cas significatifs. Le plus ancien concerne le pilote Ron Arad dont l'avion s'était écrasé au Liban en cours de mission en 1986 pendant l'occupation israélienne. Fait prisonnier, l'aviateur avait fait l'objet d'une négociation sur un échange de prisonniers. Là encore les négociations avaient échoué et le pilote est aujourd'hui donné pour mort. Le peuple embrigadé avait écrit une chanson à la gloire de son héros ;-((
Un autre israélien souffrait de troubles mentaux courrait vers le mur qui sépare Israël de Gaza. Aux sommations il rebrousse chemin mais un peu plus tard récidive. Il veut aller de l'autre coté du mur, chez les arabes. Est-ce cela sa folie? Cette fois les soldats de son peuple tirent et le tuent. Ils justifieront avoir obéi aux ordres car Israël ne pouvait laisser un israélien devenir un nouvel otage et faire ainsi pression sur Israël pour un échange de prisonniers. Voilà un nouveau cas où un juif est sacrifié.
Aujourd'hui face à la pression des parents de Gilad Shalit qui ont organisé une manifestation contre le gouvernement, Netanyahou n'a pas d'autre choix que de céder ou plutôt de faire semblant. Il propose la "libération" de 1000 prisonniers palestiniens assorti d'une déportation, un nouveau crime de guerre à ajouter à son ardoise déjà bien pleine !
Voilà donc que le soldat-prisonnier Shalit sert l'Etat une deuxième fois, en permettant la déportation de Palestiniens, la première fois étant l'opération plomb durci pour sa libération. Finalement n'est-il pas plus utile prisonnier?
Ils pourront se rendre "en Tunisie, dans la bande de Gaza (1), ou n'importe où ailleurs". Qui sait? ils seront peut-être déportés en France, pays allié.
(1) la bande de Gaza est une prison à ciel ouvert et l'avenir des résidents y est incertain. On sait que la liberté et la paix ne font pas partie du choix israélien même si on ne connaît pas la solution finale. C'est en tout cas le lieu de déportation idéal.