10.05.2011
Grève des parents du 16 au 20 mai
Amis parents d'élèves de CE1, instituteurs, et désobéissants
Dans toute la France et pour la 3ème année, des enseignants disent NON aux EVALUATIONS NATIONALES des élèves des écoles primaires. Certains seront en grève pendant la semaine du 16 au 20 mai prochains, afin de ne pas faire passer les évaluations aux enfants de CE 1, prévues cette semaine-là. Un préavis ayant été déposé pour toute la semaine, vous pouvez faire grève un ou plusieurs jours cette semaine-là. D'autres instituteurs, qui n'osent pas faire grève par crainte des représailles, tenteront de « saboter » les évaluations, en parallèle, de diverses manières.
Aidons-les ! Si vous êtes parents d'élèves de CE 1, vous pouvez faire échec aux évaluations. Le logiciel des évaluations ne supporte pas les absences : s'il y en a au moins 3, l'évaluation de la classe toute entière n'est pas prise en compte... ce qui fiche en l'air l'évaluation ! Entre le 16 mai et le 20 mai, gardez le plus possible vos enfants à la maison. Même une demie-journée d'absence peut compromettre l'évaluation, si d'autres parents font aussi la grève des enfants cette semaine-là... L'idéal étant que les absences des enfants soient organisées par les parents à tour de rôle, pour qu'elles ne puissent pas être rattrapées. Si cela est en plus doublé d'un jour de grève au moins par l'enseignant de la classe... c'est encore mieux!
Pour qu'on ait une visibilité nationale sur cette grève des parents/enfants, signalez-nous s'il vous plait les absences de vos enfants cette semaine-là en adressant un message court à : manifeste@desobeir.net
Cette action a reçu le soutien de nombreux instituteurs grévistes et non grévistes.
MAIS POURQUOI REFUSER LES EVALUATIONS ?
Stress des élèves et compétition
Les enfants sont mis en situation d’examen dès 8 ans (et bientôt dès 5 ans). Certains exercices sont d’une telle difficulté qu’ils mettent la plupart des élèves en échec.
Elles instaurent une compétition au sein de la classe et entre les classes.
Fichage des élèves
L’école n’est plus perçue comme un lieu d’apprentissage, mais comme une machine à enregistrer des résultats. Très prochainement, ils seront collectés sur des bases de données telles que BASE ELEVES qui suivront les élèves jusqu’à la fin de leur scolarité et même au-delà. Tout ceci, grâce au Livret Personnel de Compétences.
Mise en concurrence des écoles
Depuis 2009, la publication des résultats permet d’établir des statistiques et des comparatifs par académie (Paris, Versailles, Créteil, …). Bientôt, elles permettront de comparer les écoles entre elles, ce qui accélèrera le démantèlement de la carte scolaire et la ghettoïsation de nombreuses écoles.
Casse du service public
Ces évaluations servent à orienter très tôt les élèves en difficulté vers des dispositifs d’aide peu pertinents et à moindre frais (aide personnalisée, « stage vacances » et accompagnement éducatif réalisés en heures supplémentaires par des enseignants), ce qui est très cohérent avec les suppressions massives de postes.
Flicage des enseignants
Les enseignants seront essentiellement évalués à partir des résultats de leurs élèves à ces évaluations, et non plus sur la qualité de leur enseignement (réalisation de projets, travail en équipe, relation aux enfants et aux parents, …). On achète leur soumission avec une prime. Les enseignants qui respecteront le protocole recevront 400€ !!!
Tri social
Les évaluations sont un outil au service du tri social. Si l’Ecole en tant qu’institution, se base sur la compétition et les évaluations, elle ne peut que renforcer les inégalités sociales, au lieu de les combattre, comme elle prétend le faire.
www.desobeir.net
07:30 Publié dans POLITIQUE | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : grève, évaluation, ce1, base élèves
07.04.2011
Grève des salariés chez Carrefour le 9 avril
Les salariés de Carrefour en grève pour la réouverture des négociations salariales.
La direction de Carrefour a généreusement octroyé 1% d'augmentation de salaire en mars sur un salaire mensuel de 1000€ cela fait 10€. Combien touchent les actionnaires ?
Les consommateurs sont invités à s'abstenir d'acheter chez Carrefour le 9 avril pour soutenir les salariés en grève.
Rappelons que le groupe Carrefour vient d'être condamné à 500 000€ d'amende pour n'avoir pas respecté la législation sur le SMIC.
D'autre part, à Bordeaux et à Mulhouse, Carrefour poursuit des militants de la campagne de boycott des produits israéliens. A Bordeaux le groupe a été débouté. A Mulhouse où il demande 2 fois 2000€ d'indemnité aux boycotteurs, le procès aura lieu le 16 juin.
Tous, nous soutenons les salariés dans leurs revendications salariales et demandons également la transparence sur les produits vendus en provenance d'Israël pour une consommation éthique qui refuse de soutenir financièrement un Etat qui commet des crimes de guerre et des crimes contre l'humanité.
Le 9 avril, n'allons pas chez Carrefour !
FO, le plus gros syndicat du groupe exige de nouvelles négociations salariales.
Force Ouvrière, le plus gros syndicat chez Carrefour avec 45% des voix appelleà la grève le 9 avril pour exiger la réouverture des négociations salariales. Celles-ci se sont soldées sur une proposition d'augmentation de 1% en mars suivie de 1% en octobre. Ces propositions sont soumises à signature d'ici au 31 mars.
"Les négociations annuelles obligatoires ont débouché sur un projet d'accord minimaliste que FO juge inacceptable", écrit le syndicat dans un communiqué repris par l'AFP.
La direction a par ailleurs prévu, dans son projet, de faire passer de 7 à 10% la remise sur tous les produits vendus en hypermarchés pour les salariés de l'enseigne, ainsi qu'une prise en charge de l'entretien des tenues de travail à concurrence de 6 euros par trimestre, a indiqué à l'AFP Serge Corfa, délégué central CFDT.
Autre mauvaise nouvelle, Carrefour a été condamné ce lundi par le conseil de prud'hommes de Bordeaux pour non-respect du Smic à l'encontre de 150 salariés de deux de ses hypermarchés de la banlieue bordelaise, a indiqué à l'AFP l'avocate des salariés.
Carrefour a été condamné à verser environ 500.000 euros selon une source syndicale. groupe Carrefour a l'intention de faire appel.
13:39 Publié dans POLITIQUE | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : carrefour, grève, mulhouse, camapgnebds, boycott, israël
19.03.2009
Mulhouse, lycée Lavoisier en grève
Communiqué suite à l'AG de ce matin :
Les enseignants du lycée Lavoisier réunis en Assemblée Générale ce jeudi 19 mars 2009 et leur syndicat (SNES) expriment leur forte inquiétude devant la dégradation des conditions d’études et de travail qui résultera de la politique éducative du gouvernement.
Au lycée Lavoisier le nombre d’heures prévues pour la rentrée prochaine est en diminution significative. Cette baisse se traduit notamment par la suppression de 5 postes (Lettres, Histoire-Géographie, Mathématiques, Anglais, Génie Chimique), entraînant une aggravation de la charge de travail des enseignants et un risque de détérioration de la qualité de l’enseignement proposé aux élèves.
Cette politique n’a pour objectif que de faire des économies aux dépens du secteur éducatif, sans prendre en compte les besoins pédagogiques et la recherche d’une meilleure réussite scolaire.
Nous nous opposons à cette vision comptable de l’école et demandons le maintien de tous les postes.
Fait à Mulhouse, le 19 mars 2009
12:56 Publié dans .MULHOUSE ALSACE, POLITIQUE | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : mulhouse, lycée lavoisier, grève, 19 mars, communiqué, éducation
Une mobilisation générale
Plusieurs théâtres parisiens (La Comédie française, le Théâtre national de la Colline, l'Opéra de Paris, le théâtre des Amandiers...) ou provinciaux (Théâtre du Nord...) ont annulé leurs représentations du jeudi 19, pour cause de grève des personnels. Un exemple parmi d'autres de la très forte mobilisation des professionnels, du public comme du privé. Avant même la manifestation du 19 mars, plusieurs entreprises connaissent des perturbations (grève, manifestations...), telle l'usine Unilever de fabrication de moutarde à Dijon, dont la direction a annoncé la fermeture. Ou encore à Gonfreville l'Orcher (Seine-Maritime), chez Total dont la direction a annoncé un bénéfice net de 10,6 milliards d'euros et la suppression de 555 postes de travail, dont 199 dans la raffinerie normande.
A noter que le groupe pétrolier propose des « dispositifs de dispense d'activité » et des mises en préretraite (donc avant 60 ans) au moment même où le gouvernement allonge de fait l'âge de la retraite et taxe les indemnités patronales versées... au nom de la lutte contre les préretraites. Les employeurs veulent repousser le versement des retraites complémentaires après 61 ans (voire même 65 ans en 2020), même quand le salarié a tous ses trimestres, et refusent d'accroître les cotisations - ce qui, selon Force ouvrière, se traduirait par une diminution des pensions complémentaires versées de 20 % dès l'automne 2009. D'un côté le pouvoir accorde des facilités aux directions d'entreprises pour licencier même les plus jeunes des seniors (50 ans et plus), de l'autre il fait tout pour retarder le départ à la retraite. Pris en étau, les salariés voient leur revenu se réduire.
Il n'est pas étonnant que les révoltes se multiplient. Déjà depuis 2006-2007, plusieurs études avaient pointé la montée des mouvements de protestations, sous des formes parfois inédites. La grève du 19 mars sera un test pour les salariés comme pour le gouvernement et le patronat (...)
Lire la suite : Une mobilisation générale
08:00 Publié dans ECONOMIE/SOCIAL/ENVIRONNEMENT | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : grève, monde diplomatique
31.05.2008
CGT et CFDT tombés dans le piège du gouvernement
Les deux syndicats signataires de la "position commune" avec le medef et la CGPME constatent un peu tard la "malhonnêteté" du gouvernement qui a "trahi" sa promesse de transposer fidèlement la "position commune" et appellent à un mouvement de grève le 17 juin. En effet, le gouvernement s'attaque aux 35 heures en allant au delà de la position commune et en proposant une négociation entreprise par entreprise, ou branche par branche.
Les syndicats non-signataires accusent les deux syndicats majoritaires d'avoir "mis le ver dans le fruit" et n'ont pas encore rallié le mouvement du 17. Fo et la CFTC demandent à la CGT et à la CFDT de retirer leur signature de la "position commune". Quelle naïveté en effet de croire que la "France qui se lèvent tôt" peut obtenir quelque chose de bon de ce gouvernement, sinon des promesses et des caresses dans le sens du poil, techniques de manipulation. Il n'y a pas de négociation possible car la posture gouvernementale face aux syndicats c'est : vous signez ou on passe en force. Si la CGT et la CFDT sont entrées dans la processus d'accord avec le Medef c'est parce qu'elles pensaient tirer un profit syndical de la représentativité majoritaire contre les syndicats minoritaires. Le gouvernement et l'UMP viennent remettre tout le monde au même niveau, mais les travailleurs paient la facture.
Bernard Thibault de la CGT : "On affirme aujourd'hui que ceux des salariés qui voudront garder les 35 heures pourront les garder et que ceux des salariés qui voudront travailler plus le pourront. C'est faux. Ce que prévoit le projet de loi est une modification qui ne garantit pas cette approche des choses. Le temps de travail n'est pas défini à l'aspiration des salariés", a affirmé le leader syndical sur RTL.
"Les deux garde-fous principaux sont les semaines de 48 heures maximum, ce qui ne veut pas dire 35 heures hebdomadaires, et le repos de 11 heures. A l'intérieur de ça, les entreprises pourront faire ce qu'elles veulent", a prévenu Bernard Thibault. Le secrétaire général de la CGT dénonce une réforme "idéologique", qui "s'apprête à détruire des pans entiers du code du travail".
Il faut un front syndical et politique uni face au front optu du gouvernement et du patronnat.
20:52 Publié dans ECONOMIE/SOCIAL/ENVIRONNEMENT | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : cgt, cfdt, cherèque, thibault, grève, 17 juin, 35 jeures
26.05.2008
Il était une fois où Michel Barnier était crédible ...
Quand il était ministre des Affaires Etrangères sous le gouvernement de Villepin, Michel Barnier était crédible. Ce n'est plus le cas aujourd'hui. Pourquoi?
Après la grève des marins pêcheurs s'il y a quelques mois sur le même sujet du prix du gazole, les altercations à Guilvinec entre des marins et le président, et les promesses de Sarkozy qui avait suivi ne sont pas , et le déblocage de quelques fonds, les problèmes demeurent. cette fois le président a envoyé le ministre de l'agriculture et de la pêche traiter la question.
Les marins ont repris la grève et le blocage des ports de plaisance. Le gouvernement a fait un geste, mais la grève ne s'arrête pas, elle cherche même à s'étendre à d'autres pays européens. Déjà dans 4 pays les marins appellent à une grève illimitée.
On se dit alors que Michel Barnier, qui autrefois avec un certain crédit, n'en a plus. La faute à sarko, qui dit tout et son contraire, fait des promesses qu'il ne tient pas, tient des discours moralistes de pacotille, prend des airs d'instit pour nous démontrer qu'il a raison. Bref, plus personne ne croit Sarko, et quand on nous annonce que son apparition ce soir sur RTL est le retour de l'hyperprésident, on se dit que sa cote va baisser plus rapidement.
Car non seulement on ne croit plus Sarkozy, mais en plus on ne le supporte plus. Et ça, ça ne se commande pas avec un point de croissance. Le divorce est consommé entre le chef de l'Etat et les Français. En attendant la rupture :
Pour travailler moins et vivre mieux, consommons moins. Il n'y a pas de service minimum de la consommation !
23:08 Publié dans ECONOMIE/SOCIAL/ENVIRONNEMENT | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : marins, pêcheurs, michel, barnier, sarkozy, grève
21.05.2008
Un enseignant de Mulhouse s'exprime sur le mouvement du 15 mai
18:15 Publié dans .MULHOUSE ALSACE, POLITIQUE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : mulhouse, éducation nationale, grève, 15 mai, bockel, sarkozy, darcos
02.11.2007
Travailler plus pour gagner moins, les policiers aussi
Le syndicat Synergie des policiers appelle à la grève du zèle le 8 novembre, contre le statut de cadre que propose leur ministère.
«L’Intérieur viole les accords d’un protocole d’accord signé par les syndicats et Nicolas Sarkozy [qui tient toujours ses promesses] (alors en poste place Beauvau) de 2004», a déclaré jeudi à l’AFP Patrice Ribeiro, secrétaire général adjoint de Synergie, second syndicat d’officiers.
Ce protocole, prévoyant le passage des 12.000 officiers de police au statut de cadre au 1er janvier 2008, impliquait de nouvelles conditions de travail et un autre régime indemnitaire. Or, selon M. Ribeiro, l’Intérieur «va plus loin» que ce «qui était prévu» dans le protocole de 2004 et il «n’y aura plus désormais de limite à notre temps de travail pour seulement 15 euros de plus par mois».
Les officiers «pourront ainsi être rappelés jour et nuit et nous ne pourrons plus récupérer nos week-ends de travail». «C’est travailler plus pour gagner moins», a dit M. Ribeiro. (source libération)
Notre Sarkozy national est en train de reconstituer la classe ouvrière dissoute avec la chute du modèle soviétique. Il fait la guerre aux salariés. Ce sont eux qui trinquent et eux seuls, cadres moyens compris.
07:45 Publié dans FRANCE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Sarkozy, grève, travailler plus











