23.12.2009
Crime contre l'humanité à Conakry. Et à Gaza?
L'ONU accuse les forces de sécurité de crimes contre l'humanité :
La commission d'enquête de l'ONU estime que les massacres de fin septembre à Conakry ont été précisément organisés. Elle souligne la responsabilité du président Moussa Dadis Damara et de son entourage.
La commission d'enquête des Nations unies sur les événements de Guinée a rendu son rapport samedi aux membres du Conseil de sécurité à New York. Sa conclusion: les massacres et les violences commises les 28 et 29 septembre dans la capitale guinéenne sont qualifiés de "crime contre l'humanité", d'après Le Monde qui s'est procuré une copie du document.
Au moins 150 Guinéens auraient été tués.
A Gaza de fin décembre 2008 à fin janvier 2009, 1400 morts sont à déplorer, dont 400 enfants et la destruction massive d'infrastrutures civiles et économiques. Ces crimes étaient prémédités comme l'indiquent les déclarations tonitruantes des chefs de guerre du gouvernement israélien avant l'offensive et le nom même de l'opération "plomb durci" ou "plomb fondu" selon les traductions.
Pour le cas où les occidentaux membres du conseil de sécurité en venaient encore une fois à passer l'éponge concernant les criminels de guerre et contre l'humanité israélien, il faudrait modifier le droit international pour préciser que seul Israël et ses amis ont le droit à l'impunité pour leurs crimes de guerre et contre l'humanité, de sorte que le monde, surtout le monde arabo-musulman et les pays africains, n'en vienne pas à les imiter.
Au lendemain des accusations de crimes contre l'humanité portées par l'Onu contre les militaires au pouvoir, l'Union européenne a décidé mardi 22 décembre de durcir ses sanctions à l'encontre de la junte guinéenne, en gelant les avoirs et en interdisant de fournir du matériel de guerre. Une liste des personnes interdites de visa sur le territoire de l'UE a également été allongée. Celle-ci passe de 42 noms "à environ 70 noms", a souligné l'une des sources diplomatiques, le capitaine Dadis Camara y figurant "tout en haut", a-t-elle ajouté.
Rapport accablant de l'Onu. L'UE affirme dans un texte que "compte tenu tenu de la gravité de la situation en République de Guinée, il convient d'imposer des mesures restrictives supplémentaires à l'encontre des membres du Conseil national pour la démocratie et le développement (CNDD) ainsi que des personnes physiques ou morales (...) responsables de la répression violente ou de l'impasse politique dans la quelle se trouve le pays".
D'accord pour des sanctions mais égalité pour tous. Sanctions pour Israël contre les crimes répétés depuis 60 ans, pour la réonciliation des peuples et l'égalité des droits. Sans quoi nous pourrions être accusés de faire une politique raciale, mettant dans le même sac l'Europe orientale, l'Asie (dont les pays arabes et musulmans) et l'Afrique, (aussi appelé axe du mal après avoir été l'empire du mal) tandis que l'Europe les Etats-Unis et Israël auraient le droit de tuer "sans merci".
13:24 Publié dans EUROPE INTERNATIONAL | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : onu, guinée, israël, gaza, crime contre l'humanité










