04.01.2009
Les loups sont entrés dans Gaza

J'ai toujours eu la mémoire de l'histoire. Aujourd'hui c'est physiquement que je la ressens. Je comprends par la chaire la chanson de Regiani, je ressens ce qu'ont ressenti les Parisiens quand les loups sont entrés dans Paris. Je ressens la lâcheté d'un peuple qui suis à 95% ses chefs de guerre, la fierté de ceux qui sont plus forts parce qu'ils sont plus armés et ont vaincu des populations désarmées, la lâcheté de ceux qui ont signé l'accord de Munich et et de ceux qui aujourd'hui font jaillir le sang de la Palestine. Je ressens profondément l'injure qui nous est faite quand Mme Livni parle sur nos chaînes et nos radios, est relayée par notre presse pour nous expliquer pourquoi le massacre doit avoir lieu. Je ressens le déshonneur d'une France représentée par Sarkozy et Kouchner. Je ressens l'imbécilité de ceux qui croit ce que Bush et Rice disent : que pour Israël massacrer est un droit, plutôt que le bon sens, le droit, l'humanisme et pour certains le Nouveau testament.
Ce n'est pas la première invasion dévastatrice qu'Israël commet, ce ne sont pas ses dernières destructions non plus, il est probable qu'il n'a fait que réussir son examen de passage pour une plus grande guerre aux conséquenecs encore plus grandes, celle que le congrès américain appelle "La guerre contre l'Iran' ou "contre l'axe du Mal" et les Temples Evangéliques "Armageddon", lieu symbolique de la bataille finale entre "le Bien" et "le Mal", (après quoi les Juifs "dé moralisés" reconnaîtront le Christ comme leur sauveur, Amen!).
Ce qui est nouveau c'est la fin de l'espoir que l'on peut réformer le Sionisme. Ce nationalisme radical est toujours apparu comme le parti de la guerre pour mille ans. Il y a une explication idéologiques que je connais, mais j'ai toujours cru ou voulu croire qu'il pouvait y avoir un miracle.
Même après Gaza, même après le "Nous faisons la guerre pour ramener le calme", une expression déjà entendu en 1938, et à cause de ce que ça veut dire de la perception de la paix comme la réddition de l'autre, même quand les bons philosophes juifs réapparaîtront pour saliver à nouveau, au bout il n'y aura toujours pas la paix. Idéologiquement, le sionisme est une guerre sans fin.
13:35 Publié dans Palestine centre du monde, POLITIQUE | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : gaza, israël, hamas, invasion










