10.07.2008
Irak : Installé par les Etats-Unis, Maliki prend son autonomie
Pour savoir où nous allons, où va l'Occident au-delà des fanfaronades et sur fond de faillites des banques et de General Motors. Qui veut encore une guerre contre l'Iran? Pour un baril à 300 € ? En Irak, les Américains n'ont pas gagné la guerre, ils perdront celle contre l'Iran. Prendre l'initiative de la déclencher c'est se condamner à une crise économique sans précédent.
"Les négociations pour un “traité” entre Washington et le gouvernement irakien mis en place sous les auspices tutélaires de Washington se poursuivent, – de plus en plus mal, merci. Il s’agit au départ, selon les conceptions US, d’un “traité” type-brejnévien, d’amitié et d’assistance dans le plus pur style soviétique, garantissant par une légalité douteuse et d’apparence une présence militaire US massive en Irak. C’était dans tous les cas l’intention de départ de Washington, avec des prétentions rocambolesques (plus de 50 bases US, latitude complète des forces US de faire ce qui leur plaît en Irak, immunité légale pour les forces US et leurs mercenaires appointés, pourvu qu’ils soient de nationalité US); il s’agissait d’un texte classique issu du mécanisme bureaucratique d’un pouvoir fractionné, où chaque pouvoir introduit ses propres exigences sans qu’aucune autorité centrale n’apprécie la validité de l’ensemble. Au bout du compte, on y retrouvait les mêmes caractères d’égoïsme, de brutalité, d’aveuglement autiste de la machine américaniste. Très vite, les négociations ont pris mauvaise allure.
Le dernier épisode est une sensation. Le Premier ministre irakien Maliki a annoncé qu’il demandait un calendrier de retrait des forces US d’Irak, – ce qui revient, on le comprend, à demander un retrait US. La déclaration de Maliki:
[...] Cela nous conduit à une interrogation plus générale, dont l’actuelle attitude de Maliki n’est qu’un exemple. L’attitude de Karzaï, pour l’Afghanistan, est un autre exemple du même phénomène, qui conduit les “marionnettes” que les USA installent à la tête des pays conquis à prendre, à mesure de l’exercice de leur gouvernement, des positions de plus en plus nationalistes, de plus en plus antagonistes des USA, jusqu’à devenir un obstacle majeur pour les USA dans le pays conquis. Nous parlons principalement de l’Irak et de l’Afghanistan, par la force des choses, mais d’autres cas existent. "
23:20 Publié dans EUROPE INTERNATIONAL | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : irak, etats-unis, maliki, bush











