30.09.2010
Sémaphore aux prud'hommes de Mulhouse sur plainte d'une ancienne cadre de la ville
C'est la rose le déclencheur. Une rose offerte par Martine Debros, chargée de mission territoriale à Gilbert Butazzoni, conseiller général de Bourtzwiller.
Cela se déroule en 2007, Jean-Marie Bockel vient de passer dans le camp de Sarkozy pour un poste de sous-ministre (à rien avoir à faire avouera-t-il plus tard). Il a retiré ses délégations d'adjoint à son ex-ami Gilbert Butazzoni resté fidèle au parti socialiste.
C'est le marché de Noël et les habitants de Bourtzwiller on préparé une surprise à Gilbert Butazzoni en apposant une plaque à son nom sur la place et plusieurs dizaines de personnes parmi lesquelles Martine Sebros lui offrent une rose. Jean-Marie Bockel n'est pas très loin et sa mine est déconfite.
L'année qui suit Martine Debros n'est plus en odeur de sainteté. Quatre mois après l'épisode de la rose, elle est mutée dans un autre quartier, les relations professionnelles se détériorent terriblement et finalement au bout d'un an, son contrat à la ville n'est pas renouvelé. Fin de la première partie.
Elle tente de créer une entreprise puis se remet à chercher du travail, parce qu'elle se réalise dans la collectivité, dans l'échange et la communication. Après quelques entretiens dans différentes structures alsaciennes c'est Sémaphore qui la retient sur un poste de responsable de secteur.
Mais ce serait trop beau. Le président de Sémaphore n'est autre que Paul Quin l'adjoint au maire chargé de la sécurité, président du conseil de quartier de Bourtzwiller, le quartier sur lequel intervenait Martine Debros qui plus est avec des analyses très différentes que celles de la cellule Prévention de la ville pilotée par Paul Quin et Jean-Yves Rouetsch.
L'embauche promise est annulée par Paul Quin. Fin de la deuxième partie.
Martine Debros décide de porter plainte aux prud'hommes. Me Chamy la défend pour non respect de promesse d'embauche avec suspicion de discrimination politique.
Paul Quin s'enfonce en déclarant à la presse qu'il ne peut pas être accusé de discrimination puisque qu'une employée de Sémaphore est conseillère municipale d'opposition. La concernée réplique, dans un droit de réponse qui paraîtra dans la rubrique de l'Alsace "Entre nous" du dimanche matin très prisée des mulhousiens, qu'elle a été embauchée en 2004, du temps où Bockel était encore au parti socialiste et qu'elle ne souhaitait pas servir de caution de gauche ni d'alibi au président de Sémaphore.
Un comité de soutien à Martine Debros s'est constitué. Il dénonce l'acharnement de la part des autorités municipales contre une de leur ancienne cadre "coupable d'avoir osé témoigner une reconnaissance à un adjoint démis de ses fonctions". Elle est pour eux "une victime évidente de discrimination politique".
Déjà plus de 200 signataires. Pour signer la pétition écrire à cocodesroseaux@wanadoo.fr en indiquant votre prénom, nom et ville d'habitation.
12:16 Publié dans .MULHOUSE ALSACE | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : sémaphore, paul quin, prud'hommes, mulhouse










